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Vers un design des milieux. Métamorphoses contemporaines des projets et leurs territoires
Tufano Antonella
HERMANN
32,15 €
Épuisé
EAN :9791037022639
Le terme "design", polysémique, est trop souvent utilisé pour identifier la production d'artefacts ; le présent ouvrage propose de l'entendre d'une manière différente, en tant que projet dont les limites dépassent largement celles des objets. Pour ce faire, il est nécessaire de redéfinir les notions même de projet, de(s) territoire(s), des modalités de mise en oeuvre et leurs interactions. Il devient dès lors possible de comprendre comment l'ouverture du projet et sa capacité à inclure des acteurs multiples amènent à une mutation dont les impacts sur les territoires sont aussi d'ordres éthique, esthétique, politique : le territoire ne se limite plus à ses données matérielles et environnementales, mais se manifeste en tant que milieu (du) vivant. Pour la réalisation de ces projets inédits, le design se révèle être l'embrayage nécessaire pour repenser la relation au milieu, et ainsi mettre en oeuvre des démarches expérimentales de "design des milieux".
Oktem Emre ; Missir de Lusignan Letizia ; Tufan Me
Résumé : Le tombeau d'un cheval qui devient lieu de pèlerinage, le verre de Mustafa Kemal Atatürk, un tapis qui prédit la fin de l'Empire ottoman, des morceaux de la pierre noire de La Mecque, la toiture d'une fontaine qui vient de Pearl Harbour dans le Pacifique, une église placée sous la protection de Mahomet, une synagogue qui servit de repère aux proxénètes ashkenazes, le manteau du prophète qui a été malencontreusement repassé, une poignée de cendres chaudes qui sauva l'empire ottoman, un des douze tombeaux d'un saint dans un phare, la sculpture d'un chou en souvenir de joutes sportives du palais de Topkapi, les traces de Basil Zaharoff, marchand d'arme qui figura dans " Tintin et l'Oreille Cassée ", un superbe café dans une synagogue, des bâtiments Art nouveau méconnus, une mosquée contre les tremblements de terre, la tête de Dracula à Istanbul, des graffiti vikings à Sainte-Sophie
Résumé : Ce livre cherche à répondre aux douze questions-clés des métiers du design à travers une série d'articles et d'essais publiés entre 1990 et 2000 et dont certains ont été initialement publiés aux Etats-Unis, au Canada et en République Populaire de Chine. La première partie du livre est consacrée à la Pensée-design. Il s'agit ici de distinguer le design en tant que science, technique ou art, ainsi que de savoir quelle est sa part dans les processus industriels. De la même manière, l'auteur cherche à comprendre la nature des connaissances des designers, ainsi que l'organisation et les normes de leur communauté. L'essai se penche également sur les outils classiques des designers, notamment en ce qui concerne l'informatique. Cette première partie traite aussi la question des "critères de design" les plus basiques, ainsi que des tâches des design managers et conclue sur l'interrogation suivante : comment le concepteur imagine-t-il un produit pour le futur et dans quel contexte ou réalité essaie-t-il de le placer ? La deuxième partie du livre est consacrée à l'étude de l'Objet-design, à savoir comment les utilisateurs se les approprient-ils ? Selon quelles valeurs éthiques utilisent-ils ces objets ? Quelle est l'évolution des produits de design et quelles modifications ont eu lieu à travers l'histoire industrielle ? Comment déterminer la forme esthétique des objets-design en rapport avec leur support matériel ? Et finalement, dans une approche élargie du concept de design, la dernière partie du livre aborde quelques aspects du design social.
L'objet de cette étude est d'analyser les rapports entre l'architecture, les sciences de l'ingénieur et l'énergie, notions clés des problématiques environnementales. Celle-ci explore la relation entre les systèmes énergétiques et l'environnement en soutenant des recherches sur la qualité énergétique des bâtiments, des villes et des paysages. Les terrains d'étude choisis sont les quartiers de Flaminio à Rome et Jussieu à Paris, ces zones se caractérisant par un tissu historique et patrimonial comparable. En tenant compte de la mobilité en milieu urbain, conditionnée par les propriétés du bâti et par les modes de vie des résidents, l'étude définit, par le biais de l'analyse morpho logique et typologique de différents établissements urbains, le potentiel de transformation architectural du bâti dans le cadre de la transition énergétique - à l'échelle d'un îlot, d'un quartier et d'un bâtiment. Elle démontre que les modalités de production et de gestion de l'énergie doivent changer : en effet, actuellement la production est concentrée et la demande diffuse ; à court terme, la production doit être au plus proche de la demande, même à l'échelle du quartier. Elle doit être stockée et utilisée au plus proche de sa production, par exemple pour alimenter, en partie, la mobilité électrique. L'étude est née dans le contexte du programme interdisciplinaire de recherche Ignis Mutat Res. Penser l'architecture, la ville et le paysage au prisme de l'énergie, soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication, et piloté par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (BRAUP), en synergie avec le ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie (MEDDE), piloté par la direction de la recherche et de l'innovation (DRI), l'Atelier international du Grand Paris (AIGP), Veolia Environnement et IEED VeDeCoM.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.