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Fleur. Une histoire roumaine
Tudose Mioara
BOUGAINVILLIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782494778054
Immédiate après-guerre. La ravissante Fleur, paysanne roumaine, vient de fuir sa campagne natale pour trouver refuge dans la capitale, Bucarest. Sera-t-elle capable d'aimer Tudor et de faire un mariage synonyme de l'amour éternel ? Ne pouvant a priori pas avoir d'enfant, parviendra-elle à donner tout l'amour d'une mère à sa fille adoptive, Ana ? Sa destinée sera-elle pleine de sacrifices ou de bonheur ? Dans une langue simple, attentive aux détails de la vie et aux humeurs du temps, Mioara Tudose nous invite à vivre quelques années aux côtés de son héroïne et de sa famille, et ouvre ainsi des pages peu connues de l'histoire de la Roumanie, celles qui correspondent à l'arrivée du pouvoir communiste dans le pays. Mais jamais Fleur ne perd espoir... Le personnage est inspiré de la propre mère de l'auteure, et, à son sujet, celle-ci écrit : "Pour moi, chaque jour est un jour de plus pour me souvenir de Fleur. Sa vie était pleine de mystère ; elle parlait avec les yeux, elle écoutait avec le coeur... . C'était Fleur. Son image restera à jamais dans ma mémoire ainsi que dans celle de mes enfants et de mes petits-enfants. Pour eux, j'ai voulu graver ce souvenir en écrivant ce livre".
Né à Oran en 1921 d'une mère pied-noir et d'un père breton, Alexandre Delorme est un cinéaste déchu, un flambeur de génie, un vieux misanthrope, tueur d'illusions et spectateur désolé du monde. Pourquoi fait-il appel, pour écrire ses Mémoires, à un universitaire de second rang qui se prend vite au jeu de l'enquête ? Entre eux des liens se tissent avant l'inévitable affrontement. Devant lui, Alex évoquera sa vie : son Algérie natale dont il n'a jamais vraiment fait son deuil, des rencontres : Camus, Carné, Berry, des amitiés, les femmes qu'il a aimées... Une chose pourtant semble le ronger qui échappe aux simples apparences. Quelles places tiennent dans sa vie Martine Colbert, star des années 50 dont le suicide fit grand bruit ; Marion, jeune comédienne au charme trouble ; ce fils adoré enfin, acteur prodige fauché en pleine gloire quelque quinze ans plus tôt ? D'une plume ironique et mélancolique, l'auteur brosse le tableau d'une vie et de ses mensonges, d'un affrontement drôle et cruel entre deux hommes... sous le regard impavide des singes.
Blanche, nous la connaissons tous ! C'est une grand-mère gourmande qui adore la glace à la violette. Une vieille tante coquette qui soigne son maquillage et ses toilettes. Une voisine toute ridée qui râle après la politique et ne sent pas toujours très bon. Et donc, c'est aussi Blanche Hopstein, née Mollard, l'héroïne de ce livre. Pas à pas et de page en page, suivons-la entre un aujourd'hui un peu gris et des hiers plus colorés auxquels elle s'accroche comme elle peut. Notre Blanche serait-elle alpiniste ou férue d'escalade ? Non, c'est une ancienne nageuse en grand bassin, une ex-archiviste experte en plongée dans les grimoires. Le problème, c'est que depuis quelques temps, elle perd la mémoire... Mais c'est aussi l'aînée de la famille, "la quarante" d'un père fermier qui buvait le coup et qu'elle a fui à vingt ans, une étudiante sur le tard, une ancienne femme de gendarme, une mère aimante et attentionnée, alors ce n'est pas la maladie qui va l'impressionner ! Mieux : elle ne va même pas l'empêcher de vivre, à sa manière, une ultime histoire d'amour... Vieillir, c'est dans la tête, jamais dans le coeur. Des livres grand format, pour accueillir des floraisons de mots ou d'images. Signe distinctif : un certain goût du romanesque, de la profusion et du fantasque. En fleurs : des histoires agitées par les vents, des récits de vie amples ou intimes, et surtout, du plaisir.
Un recueil de courts poèmes puissants et ciselés, entre chanson, prose et confession, écrits d'abord avec le coeur et un débordement d'humanité. Celle d'un homme qui, d'abord comédien, a expérimenté de l'intérieur ce que c'est qu'aimer, vivre, espérer, s'émerveiller, et s'effrayer aussi parfois... Cette vérité sensible sans sensiblerie rend les textes à la fois intemporelles et universelles, et leur douce musique nous laisse à la fois sereins et rassurés. Une pépite à découvrir d'urgence. D'abord comédien et metteur en scène, Jacques Grange a traversé la fin d'un siècle et le début d'un autre en préférant la craie de la marelle et le stylo de l'écolier aux écrans et aux claviers : c'était un homme simple, vrai et franc. Pour construire les personnages qu'il a interprétés à l'écran ou sur les planches, il a toujours pris le temps de regarder les gens ; ce qu'ils regardaient d'eux, en eux ; ce qui les troublaient, émouvaient, chamboulaient, déchiraient, sidéraient, mais continuaient à les faire avancer, malgré eux, malgré tout. De tant de coups d'oeil amusés, attendris, ahuris, il a rapporté de courts poèmes "kaléidoscopiques" empreints d'humanité, et d'une attention quasi philosophique, rousseauiste, à la nature et à ses détails. Ceux qui font que la vie est vie. Notre vie. Du début à la fin. Retenant le sens figuré du mot "kaléidoscope" , il enchaîne en prestidigitateur-funambule des successions rapides et d'une justesse frappante d'impressions et de sensations qui ont pour point commun, pour horizon, d'être humaines. Ainsi Jacques nous fait-il traverser à sa suite, sous ses charmes, maints chapitres et étapes de vie. La sienne. La nôtre.
A sa manière, et par son style, sûr, vif, ciselé, Vincent Everaert est un portraitiste. Dans ses nouvelles, en prose et parfois en vers, il décale, dérive, déconstruit, minimise ou agrandit pour mieux approcher l'humain, comme par exemple dans La tête dans les nuages : "A quelle hauteur l'humanité cesse-t-elle ? Roslaw mesure vingt mètres trente-deux en moyenne. Sa taille réelle est légèrement sensible aux effets de dilatation de la température ambiante et de la pression atmosphérique. [...] Du monde des hommes, Roslaw ne perçoit-il pas que l'essentiel, l'essence même ? [...[ Roslaw ne regrette pas son isolement. S'ils étaient plusieurs de son espèce, ne serait-ce qu'un millier, les destructions engendrées seraient sans commune mesure avec ce que les petits hommes infligent à la planète, pense-t-il. [...] A-t-il raison ? " De plus, Vincent Everaert est pudique, à l'image de celles et ceux qui manient l'abstraction. Voici donc ce qu'il a souhaité écrire pour la quatrième de couverture de ce livre, son premier : "Je suis celle ou celui dont les yeux glissent sur le revers des livres. En quelques mots écrits pour se vendre ou se faire entendre, je les soupèse. Mes mains rejettent, mes mains achètent. Je suis le premier des personnages peuplant ce recueil, vivant ces vies qui ne sont pas miennes. Trajectoires d'humains, uniques et solitaires. Par le fil de ces micro-nouvelles, réunis et solidaires. Nous sommes à la fois étranges et ordinaires."
Au début des années trente, la vie des ruraux à Malte et à Gozo est rude. Imposée par les clercs, la morale y est stricte. Biberonné à ses principes, Anton, jeune paysan, fuit son pays après avoir commis ce qu'il pense être un grave péché : il ne peut en effet supporter la honte qui pourrait rejaillir sur sa famille. Après un court périple, il se retrouve en Tunisie. Avec énergie et courage, il y reconstruit une existence pleine d'imprévus, jusqu'à un dénouement provoqué par la lutte pour l'indépendance. En se fondant sur une vieille tradition de migration vers l'Afrique du nord qui a provoqué l'exil de milliers de Maltais de leur île d'origine, l'auteur (qui a vécu à dans cette partie du monde) concentre en une seule histoire, celle d'Anton, les destins de centaines de jeunes gens partis vivre en Tunisie. Quasiment tous ont parfaitement réussi dans ce protectorat français qu'ils ont, plus tard, âprement défendu contre l'occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale. Suivant les tribulations de son héros, Vers l'autre rive ! sait fidèlement retracer l'ambiance de ces années fertiles en rebondissements politiques et militaires.