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Vers l'autre rive ! Aller simple pour Tunis
Destremau Didier
BOUGAINVILLIER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782494778047
Au début des années trente, la vie des ruraux à Malte et à Gozo est rude. Imposée par les clercs, la morale y est stricte. Biberonné à ses principes, Anton, jeune paysan, fuit son pays après avoir commis ce qu'il pense être un grave péché : il ne peut en effet supporter la honte qui pourrait rejaillir sur sa famille. Après un court périple, il se retrouve en Tunisie. Avec énergie et courage, il y reconstruit une existence pleine d'imprévus, jusqu'à un dénouement provoqué par la lutte pour l'indépendance. En se fondant sur une vieille tradition de migration vers l'Afrique du nord qui a provoqué l'exil de milliers de Maltais de leur île d'origine, l'auteur (qui a vécu à dans cette partie du monde) concentre en une seule histoire, celle d'Anton, les destins de centaines de jeunes gens partis vivre en Tunisie. Quasiment tous ont parfaitement réussi dans ce protectorat français qu'ils ont, plus tard, âprement défendu contre l'occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale. Suivant les tribulations de son héros, Vers l'autre rive ! sait fidèlement retracer l'ambiance de ces années fertiles en rebondissements politiques et militaires.
Voici le récit d'une aventure étonnante et pourtant bien réelle. Au début des années 1980, n'éprouvant qu'ennui et lassitude à pratiquer un métier adopté par défaut, un jeune plombier niçois décide de s'embarquer sur un petit voilier. Pour où ? Rien moins que le Sri Lanka, dont l'ancien nom de Ceylan alimente ses rêves ! Pour toute expérience "navigatoire" , il a à son actif quelques tours dans l'eau et une connaissance superficielle de la cartographie. Notre téméraire marin-plombier va bien évidemment rencontrer de multiples difficultés dont il s'extirpe miraculeusement. Pénétrant dans les eaux territoriales israéliennes, il y est capturé. Il récidive au Yémen du Nord où il n'est pas davantage le bienvenu pour, après de longs mois de navigation hasardeuse, finir par s'échouer sur la côte du Sud Yémen, tenu à l'époque par un régime marxiste implacable. C'est là que Didier Destremau le rencontrera, à l'issue d'un emprisonnement de plusieurs mois. Ne dit-on pas que la réalité souvent dépasse la fiction ? Ce récit se lit comme un roman, pimenté des réflexions que ses tourments ont inspiré à notre audacieux et infortuné marin.
En trente chapitres, un rappel de l'importance que l ?Irak représente pour l'humanité, depuis les premières implantations humaines entre Tigre et Euphrate jusqu'à la désastreuse intervention américaine de 2003 puis l'irruption de l'Etat islamique. On y (re)découvrira ce que ce pays a apporté au monde, mais aussi le rôle qu'il ne peut manquer de jouer lorsqu'il aura dépassé les turbulences qu'il traverse depuis quelques décennies. Que pèsent en effet quinze années de chaos au regard des dix millénaires qu'aligne la Mésopotamie à son compteur historique ?
J'ai 52 ans, cinq enfants, et un bateau avec lequel j'ai fait le tour du monde. Pour participer à cette aventure du Vendée Globe, j'ai tout cédé, tout sacrifié, tout vendu. Aujourd'hui, je ne possède rien, ni carrière, ni chez-moi. Mais j'ai peut-être conquis le bien le plus précieux : ma liberté. "Le livre de Sébastien Destremau n'est pas l'histoire d'une course : c'est l'histoire d'une vie. Dix-huitième et dernier à avoir franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne, le 11 mars 2017, celui qui n'avait jamais fait une course en solitaire a remporté une formidable victoire sur lui-même." C'est vraiment génial, il faut lire ce livre ! " Alessandra Sublet ? " La cour des grands ", Europe 1" Ses confessions poignantes se lisent comme un récit d'aventure en écoutant la mer. " Delphine Perez ? La Parisienne" Un hymne à la liberté. " Claire Chartier ? L'ExpressInclus un cahier photos
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
Immédiate après-guerre. La ravissante Fleur, paysanne roumaine, vient de fuir sa campagne natale pour trouver refuge dans la capitale, Bucarest. Sera-t-elle capable d'aimer Tudor et de faire un mariage synonyme de l'amour éternel ? Ne pouvant a priori pas avoir d'enfant, parviendra-elle à donner tout l'amour d'une mère à sa fille adoptive, Ana ? Sa destinée sera-elle pleine de sacrifices ou de bonheur ? Dans une langue simple, attentive aux détails de la vie et aux humeurs du temps, Mioara Tudose nous invite à vivre quelques années aux côtés de son héroïne et de sa famille, et ouvre ainsi des pages peu connues de l'histoire de la Roumanie, celles qui correspondent à l'arrivée du pouvoir communiste dans le pays. Mais jamais Fleur ne perd espoir... Le personnage est inspiré de la propre mère de l'auteure, et, à son sujet, celle-ci écrit : "Pour moi, chaque jour est un jour de plus pour me souvenir de Fleur. Sa vie était pleine de mystère ; elle parlait avec les yeux, elle écoutait avec le coeur... . C'était Fleur. Son image restera à jamais dans ma mémoire ainsi que dans celle de mes enfants et de mes petits-enfants. Pour eux, j'ai voulu graver ce souvenir en écrivant ce livre".
D'Athènes au Salar d'Uyuni, du Frioul aux Caraïbes, de Melbourne à Istanbul, d'une île du Pacifique aux portes du Sahara, partir est toujours une aventure, petite ou grande, courte ou longue. Certains départs sont définitifs, d'autres précèdent un retour. Partir est une décision qui peut être lourde de conséquences. L'auteur a voulu s'attacher à comprendre les raisons qui poussent à partir. Lui-même a voulu prendre le large en quittant sa région de toujours pour s'installer en Argentine, puis en Tunisie, en Australie et enfin en Grèce, le tout en quatre ans à peine. Installations à l'autre bout du monde, découvertes de cultures très différentes, voyages itinérants... Il s'est nourri de ses propres départs pour comprendre ce qui le poussait à partir aussi souvent, aussi loin. Confiné en Grèce après l'avoir déjà été en Australie, il a dû se résoudre à appuyer sur le bouton "stop" après une vie en accélérée pendant quatre ans. La pause a été bénéfique et a permis de jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur pour mobiliser les souvenirs et rouvrir les carnets sur lesquels quatre années de voyage se baladaient d'une page à l'autre. Tous les gens croisés, amis, collègues, famille ou inconnus, ont repris vie. Parmi eux, beaucoup partaient, étaient partis ou rêvaient de partir. Partir est un recueil de vingt-quatre portraits qui mènent aux quatre coins du monde, là où l'auteur s'est promené ces dernières années, pour voyager et travailler. A la manière d'un photographe, il saisit des instants de vie avec des mots à la place de l'appareil photo. Parfois il apparait sur la photo, d'autres on aperçoit son ombre. Les portraits font voyager le lecteur dans des quotidiens et des pays aux destins diamétralement opposés. Car c'est aussi une des forces de partir : se confronter à l'inconnu, remettre en cause les certitudes et s'adapter dans un nouvel environnement. Allant d'un continent à l'autre, entrant dans le quotidien d'hommes et de femmes aux destins bouleversés, plongeant dans les relations personnelles et professionnelles de l'auteur, Partir est un témoignage de la résilience humaine. Car derrière chaque départ, il y a de la souffrance mais aussi de l'excitation et du bonheur qui se dessinent. Drôles ou pathétiques, émouvants ou cyniques, contemplatifs ou bruts de réalité, ces portraits sont tout simplement humains.
A sa manière, et par son style, sûr, vif, ciselé, Vincent Everaert est un portraitiste. Dans ses nouvelles, en prose et parfois en vers, il décale, dérive, déconstruit, minimise ou agrandit pour mieux approcher l'humain, comme par exemple dans La tête dans les nuages : "A quelle hauteur l'humanité cesse-t-elle ? Roslaw mesure vingt mètres trente-deux en moyenne. Sa taille réelle est légèrement sensible aux effets de dilatation de la température ambiante et de la pression atmosphérique. [...] Du monde des hommes, Roslaw ne perçoit-il pas que l'essentiel, l'essence même ? [...[ Roslaw ne regrette pas son isolement. S'ils étaient plusieurs de son espèce, ne serait-ce qu'un millier, les destructions engendrées seraient sans commune mesure avec ce que les petits hommes infligent à la planète, pense-t-il. [...] A-t-il raison ? " De plus, Vincent Everaert est pudique, à l'image de celles et ceux qui manient l'abstraction. Voici donc ce qu'il a souhaité écrire pour la quatrième de couverture de ce livre, son premier : "Je suis celle ou celui dont les yeux glissent sur le revers des livres. En quelques mots écrits pour se vendre ou se faire entendre, je les soupèse. Mes mains rejettent, mes mains achètent. Je suis le premier des personnages peuplant ce recueil, vivant ces vies qui ne sont pas miennes. Trajectoires d'humains, uniques et solitaires. Par le fil de ces micro-nouvelles, réunis et solidaires. Nous sommes à la fois étranges et ordinaires."