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Damiel ou les Indifférents
Tubeuf André
ALBIN MICHEL
21,90 €
Épuisé
EAN :9782226463883
Envoûtante symphonie romanesque et intimiste, Damiel ou les Indifférents célèbre un Orient perdu cher à André Tubeuf. Au début du siècle, sur les rives ensoleillées de l'Adriatique, Damien et Daniel, deux jumeaux d'une fortunée famille grecque, vont faire l'apprentissage de la douleur, tandis que gronde la rumeur des temps futurs. Semblables au point qu'un seul prénom les réunit - Damiel -, leur nature et leurs dons musicaux semblent les destiner à une forme raffinée de bonheur. Et pourtant, les deux frères s'éloignent insensiblement l'un de l'autre. Saison après saison, l'ombre d'une mère, morte en leur donnant la vie, obsède davantage Damien, qui s'est promis d'élucider le mystère de sa venue au monde. Il lui faudra pour cela entreprendre un long voyage qui scellera la première séparation de ces deux âmes adolescentes dont l'union fut miraculeuse. Ombré de nostalgie, ce roman d'une émotion saisissante traite avec une grande sensibilité de la famille et de la mémoire par qui rien ne meurt.
Le second roman d'André Tubeuf où se mêlent son amour de la musique et la quête qui irrigue toute son oeuvre : chercher ce qui compose nos souvenirs et façonne nos existences. En 1880, sur une île de l'Adriatique, non loin de Venise, vit une famille dans laquelle deux frères sont très unis. Un jour, l'un des deux disparaît mystérieusement. Celui qui reste comprendra au fil du temps qu'ils doivent se perdre pour se retrouver et que leur accomplissement passe par cette disparition. C'est à ce prix, celui de l'absence, qu'ils grandiront et effectueront ce retour vers eux-mêmes. Ce second roman d'André Tubeuf aurait dû être le premier mais l'oeuvre a maturé pendant des années avant qu'il ne le réécrive entièrement aujourd'hui. Le public de Tubeuf le retrouvera entier : la musique irrigue ce roman à la fois dans son style poétique et spirituel et sa structure construite sur le modèle de la sonate pour piano de Beethoven Les Adieux. Le compositeur Franz Liszt, ami de la famille et figure vénérable du sage et de la foi, traverse le récit, accompagné de musiques de Bach et Beethoven. Mais le vrai sujet de ce roman est celui qui parcourt toute l'oeuvre de Tubeuf : la quête de la mémoire. Inlassablement, livre après livre, quelle que soit la forme choisie (essai, récit, roman), André Tubeuf n'a cessé de chercher ce qui compose nos souvenirs et façonne nos existences.
A la suite des Années Louis-le Grand, qui contaient ses années d'apprentissage en Lettres Classiques, le récit des premières années d'enseignement du jeune André Tubeuf, professeur certifié de philosophie à juste vingt ans.
L'un des plus grands penseurs français sur la musique nous invite à redécouvrir Bach, authentique témoin de l'optimisme des Lumières, plus que jamais salutaire en ces temps incertains. Tout a été dit sur Bach, sa vie, son oeuvre, mais pas assez ce qui fait aujourd'hui son urgence. Au jour où l'esprit et l'art sont déboussolés, où règnent l'incommunication, l'exclusion, le malentendu, seul Bach sait encore rassembler et réconcilier. Sa musique manifeste un ordre et un sens auxquels tous peuvent consentir. Elle nous recentre. Elle nous fait citoyens du meilleur des mondes. Il faut découvrir ce Bach salutaire, en qui continue de rayonner l'authentique optimisme des Lumières. Explorant l'oeuvre du compositeur, cet essai montre à quel point ne font qu'un le Bach esprit souverain, qui conçoit et combine, et le Bach serviteur, sans cesse appliqué à faire de la musique le pain quotidien de tous. Un essai magistral sur ce créateur universel par le plus grand penseur français d'aujourd'hui sur la musique.
Résumé : Relirais-je tout Platon, pour me permettre d'en parler ? Je n'ai plus guère les yeux, ni la patience, ni peut-être le temps. J'ajoute que je n'en éprouve pas la nécessité. Je n'ai jamais prétendu tout savoir de Platon, je n'ai pas tout lu, les Lois, le Parménide aussi, me sont tombés des mains. Mais ce que j'ai lu je l'ai bien lu, comme on fait forcément quand on doit expliquer à d'autres, dont l'attention critique est impitoyable, et qu'on ne saurait payer d'à peu près. Simples angles, pour entrer dans la citadelle par des accès qui parlent. Je n'ai jamais pratiqué un enseignement savant, j'ai essayé de pratiquer un enseignement stimulant. A chacun ensuite de se trouver en lui-même, des raisons, des façons d'aller plus loin. Dans sa propre voie. Sinon, n'est-ce pas, l'acte d'écrire n'irait pas plus loin que ce qu'on a mis sur le papier. D'autres le font beaucoup, et sont définitifs ou rien. Je ne peux pas. J'ai trop longtemps été oral, et seulement oral. Trop longtemps j'ai eu en face de moi cette chose incomparable : des jeunes gens qui écoutent avec leurs yeux, des yeux qui écoutent.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin