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L'heure de nous-mêmes a sonné. Messages à la base congolaise (et africaine)
Tshiyoyo Mufoncol
CONGO LOBI LELO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782955726686
Nous ne voulons pas mener de petites batailles, contre des ennemis de petites dimensions, des fusibles, des trompe-l'oeil, des chiens de garde. Ce genre de combat, nous le laissons à tous ceux qui nous vendent l'illusion que leur monde est si merveilleux quand il a cessé de l'être [... ] Je ne retourne pas le peuple contre qui que ce soit. Je l'invite à tirer des leçons de l'histoire. Car le temps joue contre le Congo-Kinshasa. Nous sommes prêts". A travers 21 essais courts comme autant de messages adressés aux congolais, et par extension aux africains, Mufoncol Tshiyoyo nous invite à ne plus faire usage de la langue de bois au regard des réalités que nous vivons depuis plus de 20 ans, nous encourage à nous battre pour notre terre (et contre un ennemi identifiable et identifié) au lieu d'assister à la liquidation de la population et de la jeunesse congolaises et nous enjoint à nous affirmer comme peuple. Parce que les peuples ne sont jamais le fruit du hasard. Pour reprendre une formule d'Aimé Césaire dans sa lettre à Maurice Thorez, qui, entre autres, fustigeait le fraternalisme ("Nous ne voulons plus nous contenter d'assister à la politique des autres. Au piétinement des autres. Aux combinaisons des autres. Aux rafistolages de consciences ou à la casuistique des autres"), l'heure de nous-mêmes a sonné. Parce qu'il est de miser sur nous-mêmes d'abord. Parce qu'il est temps de répondre individuellement et collectivement au défi qui est lancé à notre intelligence. Parce que le peuple du Congo mérite mieux.
Jean-François Akandji-Kombé, Francis Akindès, Mamadou Badji, Fadel Barro, Saïd Bouamama, Amzat Boukari-Yabara, Fabien Eboussi Boulaga, Souleymane Bachir Diagne, Assitan Diallo, José Do-Nascimento, El Hadj Guissé, Pascal Kambale, Séverin Yao Kouame, Patrick Mbeko, Achille Mbembe, Symphorien Ongolo, Albert Ouedraogo, Felwine Sarr, Mahamadé Savadogo, Ibrahima Thioub. Ils sont universitaires, écrivains, philosophes, activistes ou autres. Ils sont, avant tout, Africains. Chacun de leurs entretiens, réalisés par le think-tank Thinking Africa, associe expertises et perspectives africaines d'une part, et éclaire nos perceptions, compréhensions et actions sur les enjeux névralgiques de l'Afrique, d'autre part. Sociétés, culture et identités ; conflits, droits et justice ; jeunesse, mouvements citoyens et renouveau démocratique ; géopolitique, stratégies et diplomaties économiques ; prospectives, idées et panafricanisme : Plus qu'un livre d'entretiens, Conversations Africaines est un forum du savoir africain contemporain. Pour mieux agir sur notre devenir individuel et collectif. Sous la direction de Dr Saïd Abass Ahamed et Esimba Ifonge.
Nous réapproprier notre destinée collective est un défi de tous les temps. L'assumer nous questionne en tant que Bantu. Ce défi questionne notre part de responsabilité et ou d'irresponsabilité dans la descente de notre pays aux enfers. Il nous somme de mourir au fanatisme et à l'esprit partisan pour organiser un grand mouvement populaire pouvant, par des collectifs citoyens interposés, s'engager dans une révolution culturelle profondément idéologique en vue de renverser la pyramide hiérarchique et transformer nos masses populaires en demiurges de leur propre destinée. Ce discours est un acte de foi, de mobilisation et de révolution. Prononce par l'abbé Jean-Pierre Mbelu, le 22 février 2020 à Bruxelles, en Belgique, lors du colloque "Enjeux et défis du nouveau départ et de la consolidation du Congo", organisé par La Convention des Congolais de l'Etranger (CCE), ce discours permet de prendre le pouls de la crise anthropologique au Kongo-Kinshasa, interpelle chacun d'entre nous sur notre rôle à jouer dans la réappropriation de notre destinée collective et propose des pistes d action pour récupérer et refonder le pays de Patrice Lumumba. Dans un monde de plus en plus multipolaire, dans un temps de pourrissement de plus en plus marque, dans une période au cours de laquelle les politiques d'inimitié sont de plus en plus flagrantes, les congolais et africains se doivent d'affirmer leur position et puissance. Le discours de l'abbé Mbelu apporte des pistes de solution.
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température continue de grimper. L'eau est maintenant chaude. C est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude ; la grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter, jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50 degrés, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite". Tout comme la marmite n'est pas le milieu naturel pour la grenouille, le Congo-Kinshasa, dans ce contexte de guerre permanente, n'est pas l'environnement naturel des congolais. Nous en sommes simplement des survivants obstinés. Mais cette survivance a un prix. Humain, notamment. Et ce prix que les congolais paient par le moyen de leurs vies est trop élevé. Dans ce livre, Des survivants obstinés, les psychiatres Achille Bapolisi et Eric Kwakya explorent, décryptent et évaluent les conséquences du génocide et des processus de destruction et de néantisation des congolais sur les survivants et leur santé mentale, d'une part, et esquissent des pistes de solution pouvant permettre un redressement individuel et collectif, d'autre part. Une démarche essentielle pour remettre les cerveaux à l'endroit, reconquérir notre dignité et réinventer le Congo- Kinshasa.
Kabila part, et après ? Kabila n'est pas le système qui est en train de semer la mort au Congo aujourd'hui. Est-ce qu'il y a de sérieuses pensées élaborées sur l'après Kabila ? Pourquoi devons-nous nous extasier en évitant de poser les bases d'une pensée refondatrice du pays après Kabila ? Les Congolais sont-ils condamnés à être des spectateurs de la guerre par morceaux, de la crise de sens et de la crise anthropologique que connait le Congo-Kinshasa depuis plus de deux décennies ? Comment rompre avec cette pensée unique qui nous confine à croire que ce sont les mêmes qui doivent à tout moment faire et défaire "les rois du Congo" ? A travers une série d'essais, Jean-Pierre Mbelu, propose une démarche pour opérer une rupture avec le processus politique vicieux et vicié en cours, d'une part, et, d'autre part, briser, individuellement et collectivement, les chaînes d'un néocolonialisme qui n'a fait que trop durer au pays de Patrice Lumumba.