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Philosophie politique africaine et organisation sociale en Afrique au XXIe siècle. Pour une décoloni
Tsala Mbani André Liboire ; Nguefack Eugène Gabin
L'HARMATTAN
45,00 €
Épuisé
EAN :9782336558875
L'ancrage dans la pensée décoloniale se voit, dans cet ouvrage collectif, dans les syntagmes "? philosophie politique africaine ? " et "? décolonisation des théories et des concepts ? ". Il s'agit donc d'un jalon important dans la réflexion locale et internationale qui se développe en Afrique et dans ses diasporas depuis les années 2010 dans le monde de langue française. Elle puise dans les débats philosophiques initiés en Amérique latine par Enrique Dussel, Walter Mignolo, Ramòn Grosfoguel, Aníbal Quijano, Nelson Maldonnado-Torres. Y est en jeu une quête identitaire couplée à la recherche sur la place de la science dans une Afrique actuelle à la recherche de repères stables. Les idées que les auteurs du livre sondent visent à penser notre situation actuelle et la place que nous voulons occuper dans l'histoire universelle. Aussi puisent-ils dans la culture antique, ancienne, moderne et contemporaine des outils et des moyens intellectuels - sous la forme de notions, de concepts, d'aperçus et de théories - pour penser notre place digne dans le concert des nations.
L'humanité contemporaine va à vau-l'eau, du fait de la disqualification des repères moraux qui ont toujours maintenu le monde dans une certaine stabilité et dans une relative cohésion, en dépit des soubresauts historiques malheureux qui l'auront émaillé. En effet, les vertus cardinales aristotéliciennes et les vertus théologales thomistes auront contribué à la civilisation du monde et à l'humanisation de l'humanité. L'humanisme classique est remis en cause dans notre contemporanéité par des idéologies déshumanisantes que sont : le postmodernisme, le néolibéralisme, la cybernétique et l'"? humanisme évolutionnaire ? ". Elles sont elles-mêmes porteuses de monstruosités "? axiologiques ? " et "? normatives ? " pompeusement appelées droits humains et libertés individuelles aux relents libertariens, qui menacent l'équilibre du monde par leur projet de décivilisation de l'humanité.
Cinquante ans après son indépendance, le Cameroun, comme d'autres pays colonisés d'Afrique, baigne dans une mal-gouvernance généralisée (tricherie, fraude, corruption, intrigues, exclusion sociale, misère, etc) qui s'accompagne de l'aliénation de son authenticité. En dénonçant ce malaise, ce livre propose une alternative pour la réalisation d'un Etat fort. L'auteur relève l'urgence d'une action pour un changement positif, dans le but de donner à la société une image plus conforme à la réalité de ses potentialités. C'est ce qu'il appelle "l'authenticité". Les Africains sont appelés à assumer eux-mêmes cette lourde mission, qui est de concevoir un nouveau système de gouvernance que l'auteur s'attelle à exposer dans le cas spécifique du Cameroun. Son rêve est de révolutionner la mentalité défaitiste actuelle, pour bâtir un nouvel état d'esprit, fondé sur le respect des droits humains, la fraternité, la foi, l'esprit d'objectivité et la conscience nationale, sans laquelle on ne peut espérer bâtir une grande nation. Dans son plan d'action, il prône un modèle étatique où les institutions sont beaucoup plus fortes que les gouvernants et qui dessine a priori un pays démocratique, moderne et prospère. Cet ouvrage est plus qu'un livre : un projet de renaissance, doublé d'une profession de foi, et, assurément, ce que pourrait être 1' après-Biya.
Le néolibéralisme triomphant, après avoir pris en otage l'Etat, la société, les particularités culturelles et l'environnement, est passé à l'assaut du vivant, notamment le vivant humain, pas moins - à travers par exemple le brevetage de la découverte de ses caractéristiques génétiques, qui sont ainsi assimilées à des inventions : c'est l'"éconofascisme". D'où l'émergence des lobbys économico-financiers qui polluent les débats au sein de la bioéthique institutionnelle, et qui sont orchestrés par des scientifiques en bonne intelligence avec des industriels biotech. Mais il existe aussi des lobbys idéologiques qui promeuvent un relativisme débridé des valeurs et des normes. Toutes choses qui mettent en cause l'intangibilité des valeurs essentielles, telles que la dignité humaine ou le respect de la vie, etc. Voilà quelques défis que la bioéthique doit impérativement relever si elle veut être cohérente avec sa vocation originelle de protection de l'humanité de l'homme, et garder sa crédibilité auprès du grand public.
La génération émergente des droits de l'homme, notamment celle qui est induite par la dynamique biomédicale, n'est fondée ni sur la raison ni sur le droit naturel : elle est donc bâtarde. Il en est ainsi du droit de manipuler génétiquement un embryon humain revendiqué par les partisans de l'ingénierie de la procréatique. Contre ce "biojuridisme nihiliste", une thérapie éthique de choc s'impose.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.