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L'art d'oublier
Truchot Pierre J. ; Perret Laetitia ; Nakache Juli
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782140209048
L'oubli est précédé par sa mauvaise réputation. Pensé comme un manque de la mémoire, le symptôme d'une dégénérescence annoncée, on le redoute. On cherche à l'oublier bien que l'on sache qu'il sera toujours là. Pourtant, s'il ne faisait pas quotidiennement son oeuvre, on ne pourrait plus vivre, agir ou créer. Oublier est une faculté universelle et vitale dont les modalités d'expression diffèrent de celles de la mémoire : une puissance enfouie en notre être, une force créatrice capable de nous régénérer. A contre-courant des modes et humeurs de notre société, des philosophes, des anthropologues et surtout des artistes n'ont pas oublié d'oublier tous les fardeaux qui se présentent comme des obstacles à leur désir de création. Développer sa capacité à effacer les évènements pesants et traumatisants qui nous conduisent au désastre est moins un risque qu'un pari, dont l'enjeu est de rendre à chaque personne ce qu'elle désire peut-être le plus au monde : affirmer sa réelle singularité, notamment par et dans l'acte créatif.
Quelle est la situation des langues et de leurs usages dans la vie politique, économique et sociale européenne? L'ouvrage montre d'abord comment cette question s'est posée dans l'histoire linguistique de l'Europe, comment les facteurs politiques, économiques et sociaux ont influé sur les usages linguistiques et les langues elles-mêmes. L'analyse des évolutions à l'époque contemporaine, caractérisée par la construction d'un pouvoir supranational en Europe et par la mondialisation de l'économie, se fonde sur trois études :sur l'usage des langues dans le fonctionnement des institutions internationales, essentiellement celles de l'Union européenne ; sur la pratique des entreprises multinationales ; sur les fonctions qui tendent à être dévolues à la langue anglaise et les problèmes posés. L'ouvrage analyse enfin les mesures politiques prises en relation avec ces évolutions. Il propose ainsi une véritable géopolitique des langues du continent.
Je suis le clown qui fait des gestes, Pour faire rigoler tous les enfants. Vêtu de mes vêtements bouffants, Je vais, je reviens, je ris et je reste. Je suis le poète qui fait des mots, Pour semer la beauté et l'amour. J'écris aux hommes et animaux, Avec ma plume gaie de toujours. (Extraits du poème le clown et le poète)
Dans les arts et la littérature, certaines présences se donnent, avec toute la force de leur évidence, comme déplacées. Les textes réunis dans ce volume s'intéressent à ces formes de présences insolites qui entrent dans un cadre où elles ne sont pas attendues. L'effraction et l'intrusion sont les procédés pour obtenir ces modalités singulières de présence. Dans le fracas ou la délicatesse, l'irrespect des règles et des cadres, le lecteur reconnaîtra l'effraction chargée de violence et évaluera les effets de présence que cette manière de faire permet de révéler. D'une façon moins ostensible, le lecteur pourra également, à son tour, jouer à l'intrus et apprécier de quelles intentions insidieuses ce dernier est animé pour créer des présences illégitimes et parfois incongrues. Car le geste artistique, qu'il émane d'une effraction ou d'une intrusion, est toujours singulier et audacieux. Geste pour le moins iconoclaste, il atteste d'une présence qui, en brisant un ordre institué, dévoile et rappelle l'artificialité de ce dernier. Les auteur. e. s : Enrico Bolzoni - Michel Briand - Mathilde Brunet - Julie Cailler - Bénédicte Chorier-Fryd - Sylvaine Faure-Godbert - Patricia Gauthier - Anne-Cécile Guilbard - Nelly Gillet - L. Cassandra Hamrick - Gary Hurst - Anne-Yvonne Julien - Caroline Mounier-Vehier - Juliette Peillon - Annie Ramel - Vânia Rego - Cécile Sorin - Pierre J. Truchot
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.