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La Licorne N° 130/2018 : Présence par effraction et par intrusion
Guilbard Anne-Cécile ; Truchot Pierre J.
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753574045
Dans les arts et la littérature, certaines présences se donnent, avec toute la force de leur évidence, comme déplacées. Les textes réunis dans ce volume s'intéressent à ces formes de présences insolites qui entrent dans un cadre où elles ne sont pas attendues. L'effraction et l'intrusion sont les procédés pour obtenir ces modalités singulières de présence. Dans le fracas ou la délicatesse, l'irrespect des règles et des cadres, le lecteur reconnaîtra l'effraction chargée de violence et évaluera les effets de présence que cette manière de faire permet de révéler. D'une façon moins ostensible, le lecteur pourra également, à son tour, jouer à l'intrus et apprécier de quelles intentions insidieuses ce dernier est animé pour créer des présences illégitimes et parfois incongrues. Car le geste artistique, qu'il émane d'une effraction ou d'une intrusion, est toujours singulier et audacieux. Geste pour le moins iconoclaste, il atteste d'une présence qui, en brisant un ordre institué, dévoile et rappelle l'artificialité de ce dernier. Les auteur. e. s : Enrico Bolzoni - Michel Briand - Mathilde Brunet - Julie Cailler - Bénédicte Chorier-Fryd - Sylvaine Faure-Godbert - Patricia Gauthier - Anne-Cécile Guilbard - Nelly Gillet - L. Cassandra Hamrick - Gary Hurst - Anne-Yvonne Julien - Caroline Mounier-Vehier - Juliette Peillon - Annie Ramel - Vânia Rego - Cécile Sorin - Pierre J. Truchot
Retrouvez Valentine, parfait exemple de la jeune célibataire désabusée et cynique, au style tranchant et aux couleurs acidulées !Bientôt l'été, et Valentine est toujours à la recherche de l'amour, mais là ça urge, parce que le mariage de son ex et de sa meilleure amie approche. Heureusement elle est brillamment secondée dans sa glorieuse quête par son psy, reconverti en marabout et sa copine Bérénice, shootée à l'optimisme. Pourtant c'est avec son chien qu'elle part finalement à Venise retrouver Jennifer, Illario et les anciennes du lycée Claire-Chazal. Un cocktail de retrouvailles, de réjouissances et de romantisme avec des vrais morceaux de jalousie dedans et une Valentine toujours aussi malchanceuse. Parfait exemple de la jeune célibataire désabusée et cynique, digne héritière des héroïnes de Bretecher, Valentine nous entraîne dans son monde déjanté aux critiques acerbes et aux traits d'humours farouches. Avec sa parodie désopilante des magazines féminins, Anne Guillard confirme son talent, imposant à sa vision déjantée et novatrice un dessin fraîchement contemporain. Avis aux consommatrices !
« A mort le poil!! » Tel pourrait être le cri de guerre de Valentine, phobique de toute excroissance pileuse. Jeune femme célibataire et névrosée, elle a cristallisé toutes ses épouvantes dans la quête de la peau lisse! Et attention, parfois dans ses cauchemars hallucinatoires, les poils rebelles lui parlent! Ils organisent des sabotages terroristes sur les rasoirs électriques et autres épilateurs et apparaissent lors de ses séances -inutiles- chez le psy. Mais qui pourra bien sauver Valentine de sa solitude insoutenable? Jennifer sa meilleure copine qui a tout pour être heureuse? Son psy au bord de la crise de nerf? Sa mère qui ne l'écoute pas et qui a un chien plein de... poils! Non, non, l'araignée au plafond de Valentine a encore de beaux jours devant elle. A moins qu'elle trouve un beau Don Juan qui accepte ses allergies aux poils de jambes, d'aisselles, de moustaches, de brosse à dent, de paillasson, de balai, de guirlande, de pinceau... Digne héritière des Frustrés de Brétécher, la série Valentine brosse (sans poil) le portrait d'une jeune femme cynique et désabusée et surtout très très déjantée!! Grâce à un style tranchant et efficace aux couleurs acidulées, ces gags en une planche vous feront rire des malheurs dérisoires et quotidiens de Valentine!
Se faire plaquer par son mec pour sa meilleure amie, aïe, c'est dur ! Valentine ne s'en remet pas. Surtout quand ils lui envoient leur faire-part de mariage !!! Après avoir lentement plongé dans une déprime noire, s'être focalisée sur une phobie pilleuse au point d'avoir des hallucinations de poil géant, Valentine est au plus bas ! Pour rassurer sa mère et renflouer les caisses de son psy qui ne sert à rien, elle accepte un départ en centre pour jeunes paumés, histoire de se réadapter à la société. Parfait exemple de la jeune célibataire désabusée et cynique, Valentine nous entraîne dans son monde aux critiques acerbes et aux traits d'humours farouches. Avec sa parodie désopilante des magazines féminins, Anne Guillard confirme son talent, imposant à sa vision déjantée et novatrice un dessin fraîchement contemporain. Avis aux consommatrices !
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour