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Assumer l'humanité. Hannah Arendt : la responsabilité face à la pluralité
Truc Gérôme ; Tassin Etienne
UNIV BRUXELLES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782800414317
Sur la responsabilité, Hannah Arendt a livré des réflexions importantes mais éparses. Le versant éthique de La condition de l'homme moderne n'est explicitement développé nulle part dans son ?uvre. Le présent ouvrage poursuit à partir de là un double objectif. Expliciter cette esquisse d'une éthique, en la faisant dialoguer avec celles de Kart Jaspers, Hans Jonas, John Dewey, mais aussi Paul Ricoeur. Ce faisant, trouver aussi un guide pour articuler de manière efficace les multiples conceptions existantes de la responsabilité, tant en philosophie qu'en sciences sociales : responsabilité collective, responsabilité sans faute, responsabilité-dette, responsabilité-promesse, responsabilité partagée... Cet effort d'éclaircissement conceptuel est requis par les incessantes références à la responsabilité dans nombre de nos débats contemporains. Mais il offre surtout une réponse inédite à une question en apparence triviale : pourquoi certains hommes nous sont-ils étrangers ? L'humanité, selon Arendt, est constituée d'une pluralité d'êtres singuliers, tous irréductiblement distincts les uns des autres - nul n'a donc de raison de nous être plus étranger qu'un autre. Et parce que c'est au sein de cette pluralité humaine que nous agissons, nos actions ont sur les autres hommes des conséquences imprévisibles, qui excèdent toujours nos intentions. Jusqu'à quelle limite acceptons-nous alors d'être tenus pour responsables de ces conséquences que nous n'avons pas voulues ? Refuser d'avoir des comptes à rendre à certaines personnes affectées par nos actions, refuser par conséquent de nous montrer responsables à leur égard, n'est-ce pas là notre motif pour les désigner comme étrangères ? La pluralité lance donc un défi à la responsabilité : jusqu'à quel point sommes-nous capables d'assumer l'humanité ?
Résumé : Un groupuscule d'extrême droite danois inspiré de l'idéologie "Counter Jihad" est infiltré par un membre des services spéciaux danois. Suzanne Hennings, en charge de l'enquête, connaît le "Renouveau Danois" pour ses sites Internet haineux et le suspecte d'agressions contre des personnes qu'ils considèrent être les fossoyeurs de "l'identité européenne". Grâce aux informations de l'agent infiltré, elle apprend qu'il va probablement organiser un attentat de grande envergure, futur symbole d'une croisade jugée inévitable, celle qui mènera à une Europe "libérée de l'Islam". Pour l'instant, le policier n'a ni les preuves, ni la cible, mais Suzanne prend ses informations au sérieux. Comment faire pour trouver à temps "qui", "comment", et "où" ?
Résumé : Un livre de plus sur la banlieue ? Pour dénoncer son " communautarisme" et son " séparatisme" ? Pour célébrer sa " diversité " et son " dynamisme"? Non. A rebours des clichés, une enquête patiente menée pendant dix ans par Fabien Truong et Gérôme Truc dans la foulée des attentats de 2015, à Grigny, ville " la plus pauvre de France" - qui est aussi celle du " terroriste de l'Hyper Cacher". Au plus prés des personnes et des faits, Grands ensemble éclaire d'un nouveau jour le rapport des quartiers populaires aux attentats islamistes et, de là, la vie ordinaire de leurs habitantes et habitants, à l'épreuve des violences qui pèsent structurellement sur leur quotidien : celles des trafics et de la police, mais aussi de l'exploitation, de la pauvreté, du racisme, du virilisme et de la stigmatisation. A l'épreuve aussi des blessures intimes et des combats communs. Comment tient-on dans ces conditions ? Qu'induit le fait de vivre en se sachant scruté par les médias, pointé du doigt quand un voisin bascule dans le terrorisme ? Pourquoi les conditions de vie dans ces quartiers ne cessent-elles de se dégrader, alors qu'une large part de leur population parvient à trouver sa place dans la société? Les réponses apportées ici épousent le rythme et les contours de multiples trajectoires entrecroisées. Des vies qui rappellent que la pauvreté et la marginalisation engendrent solidarités mais aussi rivalités, pavant la voie à un rapport au monde où le ressentiment coexiste avec l'espoir et la joie.
Un vrai bon polar, parfaitement ficelé, avec des personnages puissants, complexes et profonds. C'est également la découverte d'une civilisation méconnue et fascinante, née dans une nature grandiose et omniprésente, qui dicte sa propre loi ! Totale réussite pour ce premier roman très bien documenté ! Voyage extraordinaire et passionnant en "Terre Inconnue" !
Au pied de la Montagne rouge, une pluie torrentielle épuise les hommes du clan Balva chargés de l'abattage annuel des rennes. Dans le brouillard, Petrus, le chef sami, n'en croit pas ses yeux : des ossements humains viennent d'être découverts dans son enclos. Qui est ce mort sans tête ? Voilà de quoi relancer la bataille juridique entre forestiers suédois et éleveurs lapons. La police des rennes doit agir avec prudence. Surtout lorsque l'enquête révèle de sombres replis de l'histoire suédoise. Journaliste, Olivier Truc habite depuis 1994 Stockholm d'où il couvre les pays nordiques et baltes. Les premières enquêtes de la police des rennes, Le Dernier Lapon et Le Détroit du loup sont disponibles en Points. " Un troisième volume qui finit de donner toute son épaisseur à cette surprenante série lapone, "made in France". " Le Figaro littéraire
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.