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Ivan le terrible
Troyat Henri
FLAMMARION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782081208407
Orphelin de père et de mère, soumis à la tutelle des boyards qui s'entre-déchirent pour la conquête du pouvoir, Ivan IV fait, dès son plus jeune âge, l'apprentissage de la ruse et de la cruauté. Sacré tsar en 1547, à dix-sept ans, il affirme, tout d'abord, une autorité ombrageuse. Dans son esprit, la disposition à la débauche et à la violence s'allie avec une dévotion maladive. Sadique et mystique à la fois, il se considère comme le vicaire de Dieu sur terre et se croit excusé d'avance pour tous ses dérèglements. Il y a, pense-t-il, entre le Très-Haut et lui, une complicité heureuse dans le mal. Sa méfiance morbide lui fait voir des espions et des traîtres. Ses collaborateurs les plus dévoués périssent, tour à tour, dans d'atroces tortures. C'est à genoux, entre deux oraisons, qu'il donne ses ordres les plus sauvages. Mais, s'il a le goût du sang, il a aussi le goût des femmes. Jouisseur insatiable, il se mariera huit fois, sans se soucier des murmures de l'Eglise. Cependant, au milieu de tous ces ordres, il ne perd pas de vue sa mission politique. Avec entêtement, il travaille à réorganiser son pays et à l'agrandir par d'incessants combats, aux fortunes inverses, contre les Polonais, contre les Suédois, contre les Tatars... Ainsi, partagé entre la piété et le stupre, entre la lucidité et la folie, ce tsar demeure une énigme pour tous ceux qui l'ont approché. Qui était-il vraiment? A travers une biographie au rythme haletant, Henri Troyat fait revivre pour nous ce personnage démesuré, et, autour de lui, le tumulte des batailles, le luxe barbare de la cour, l'atmosphère étouffante des chambres de torture. Un livre dont on sort abasourdi par tant de passion, de mystère et de férocité.
Résumé : Russe à la maison et Français au lycée : n'est-ce pas une situation difficile pour un enfant de quatorze ans ? Par chance, un camarade de classe, Thierry Gozelin, va amener Aliocha à s'accepter tel qu'il est, riche de deux mondes et de deux natures. Bons élèves, passionnés de littérature, rien d'autre qu'eux-mêmes ne paraît intéresser Thierry et Aliocha. En les rapprochant, la santé précaire de l'un, le passé russe de l'autre en font des amis "pour l'éternité".
Résumé : Le cheval s'arrêta au sommet d'un tertre pelé. Michel Danoff leva la main en visière à ses yeux. Les rayons du soleil écorchaient violemment son visage. Devant lui, à perte de vue, s'étalait un pays d'herbe haute, où le vent animait de brusques remous de métal. Des coquelicots incandescents et des marguerites géantes flottaient à la surface ondulée de la plaine. Au loin, une écharpe de vapeur signalait seule les rives de l'Ouroup. Dans cette brume vibrante, dans ce frissonnement de limaille verte, un troupeau de chevaux sauvages grouillait sur une place et se boursouflait, gris et brun, vivant et lustré, comme une île aux formes mouvantes. Des cavaliers tcherkess assaillaient le haras.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Je ferai de mon mieux... " C'est par ces mots qu'à l'âge de onze ans, Victoria accueillit la nouvelle de son accession au trône britannique. Point d'exultation, point de fanfaronnade à l'idée de régner, mais une ferme résolution qui n'ignorait ni les difficultés ni la grandeur de la tâche. Pourtant, quand en 1837, tout juste âgée de dix-huit ans, elle devint reine du Royaume-Uni, elle tint à monter seule sur le trône, rejetant l'influence de sa mère et des conseillers que celle-ci cherchait à lui imposer. Forte du soutien éclairé de son mari le prince Albert, bientôt mère d'une très nombreuse famille, c'est avec passion qu'elle exerça son métier de reine, n'épargnant aucun effort pour exalter le rayonnement de la monarchie constitutionnelle et exercer un pouvoir politique réel. Victoria, impératrice des Indes, " grand-mère de l'Europe ", régna près de 65 ans (moins désormais qu'Elisabeth II) et son image se confond, aujourd'hui plus que jamais, avec celle de son siècle. Elle est devenue au fil du temps, l'immense icône d'un Empire britannique à son apogée. C'est la vie surprenante de cette femme au caractère bien trempé, souvent exaltée derrière une façade volontairement austère, que Joanny Moulin nous invite à découvrir. En racontant la vie de Victoria, il fait revivre sous nos yeux un siècle d'histoire britannique.
Pourquoi une telle somme ? Parce que dans cet Orient de l?Europe, où les passés byzantin et ottoman ont lié les vieilles identités religieuses aux nouvelles identités nationales, a éclaté le premier conflit mondial. Parce que les faiblesses économiques héritées de l?histoire ont rendu les structures politiques importées d?Europe occidentale particulièrement vulnérables à la crise de 1929 et à la diffusion de régimes totalitaires dans les années 1930. Parce que géographie et politique expliquent tout à la fois une occupation allemande particulièrement sauvage en Grèce et en Yougoslavie, puis la transformation de la région en un des points chauds de la guerre froide. D?une guerre l?autre, ce deuxième volume conduit le lecteur du refoulement de la puissance turque hors de l?Europe lors des guerres balkaniques de 1912-1913 et de la liquidation d?un hellénisme d?Asie Mineure deux fois millénaire en 1922-1923, à la constitution, notamment à travers la guerre civile en Grèce, des blocs antagonistes à partir de 1947.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui l'avenir de l'Europe s'est largement joué dans les Balkans, où les puissances occidentales et russe n'ont guère cessé d'intervenir, sans que leurs opinions publiques soient éclairées sur les enjeux. Ce troisième volume guide le lecteur dans les méandres actuels de la région, depuis la consolidation des démocraties populaires, puis l'effondrement de la dictature militaire grecque jusqu'à l'éclatement du glacis soviétique et les terribles conflits qui s'en sont suivis. Il s'achève sur les espoirs et les désillusions suscités par l'Union européenne - de l'enthousiasme démocratique aux ambiguïtés de la sécession kosovare et aux cures d'austérité brutalement imposées aux peuples. En définitive, cette somme dessine l'histoire de l'ensemble aux destins indissociables que forment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Grèce et Chypre. Elle est présentement un ouvrage unique.
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.