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Qu'est-ce que la religion ? La transcendance des sociologues
Trigano Shmuel
FLAMMARION
9,20 €
Épuisé
EAN :9782080800886
La question est simple autant que complexe; vaste autant que disputée. Confronté aujourd'hui à tant de défigurations politico-idéologiques que de simplifications, le penseur doit se la poser avec rigueur, Qu'est-ce que la religion ?. Shmuel Trigano, un des meilleurs spécialistes de l'histoire et de la culture juives, le fait en se fondant sur l'histoire de la sociologie religieuse. Avec l'avènement, au XIXe siècle, de la démocratie laïque et du matérialisme scientifique, la société s'est crue sortie de l'ère de la tradition conçue comme règne de la transcendance. La sociologie religieuse, née dans ce contexte, s'est vue chargée de penser cette "sortie de la religion". Constatant un hiatus entre le réel et la demande humaine, les grands théoriciens de la sociologie religieuse (fort joliment dénommés "paladins de l'immanence") ont donc chacun fourni une clef à ce phénomène majeur : Durkheim l'a pensé selon la scission sacré/profane en se focalisant sur le symbolique et le collectif, Max Weber s'est concentré sur la question du sens, la constitution des appareils de pouvoir religieux et le rayonnement charismatique des chefs, Marx a privilégié l'enracinement économique et les superstructures idéologiques. Mais chacune de ses théories apparaît comme limitée, comme empêchée de penser toute la réalité du religieux ; c'est à mettre au point une équation globale de la religion que s'est attelé Pierre Bourdieu avec sa théorie de la religion comme "marché". Malgré toutes ces tentatives théoriques, le religieux est réapparu dans le concept de "religion civile", reviviscence qui montre que soit la "sortie du religieux" ne s'est pas faite, soit les analyses de sa réalité, en privilégiant l'économico-politique se sont trompées de cible. L'intérêt de l'ouvrage de Trigano, qui offre une analyse fouillée de ces théories, est de montrer que nommer la substance immanente du fait religieux n'est pas l'épuiser et qu'apparaît, masqué sous la figure d'une sorte de "transcendance civile", le retour du religieux. Qu'est-ce que la religion ? Une question rendue à son inépuisable urgence. --François Angelier
Résumé : Notre époque peine à comprendre ce qui se passe du côté de la religion. Le XXIème siècle sera, répète-t-on, religieux ou ne sera pas... Mais que sait-on de la religion ? La sociologie s'est fondée dans l'ambition de révéler ce qui s'était tramé depuis trente siècles, pour en libérer l'homme. Mais la modernité n'a pas confirmé sa prévision ni répondu à son attente. Les grandes idéologies politiques et nationales, ces véritables religions civiles, ont été des expériences d'une religiosité baroque et dévoyée. Comment les comprendre alors que la disparition de la religion était annoncée ? Ce livre fait le point sur ce que les principaux penseurs de la modernité, Durkheim, Marx, Weber nous ont appris de la religion. Mais aussi des impasses de leur conception. Leur recherche d'une causalité politique dans la religion leur a peut-être fait manquer sa signification exacte. La moindre des surprises n'est pas de constater qu'ils ont inscrit dans leur doctrine plutôt matérialiste un principe de transcendance. Ce paradoxe est le fil rouge qui nous aide à comprendre le débat sur le réel qui divise la pensée contemporaine.
Comment peut-on écrire l'histoire d'un peuple dépourvu si longtemps d'assise territoriale, de langue commune et de pouvoir central ? Et pourtant, il n'y a pas de doute que, en dépit de leur dispersion, se sont tissés et maintenus entre des communautés établies sur l'ensemble de la planète, au coeur des nations et des empires dans toutes les aires de civilisation, de solides liens. Cette unité a engendré des structures collectives et des institutions d'une fermeté et d'une souplesse qui ont défié le temps et les épreuves : les conflits, les schismes, les tensions propres à toute vie sociale, les persécutions n'en sont jamais venus à bout. Le "peuple du Livre" a en effet inventé un système où la parole délivrée au Sinaï à Moïse s'est accommodée de situations d'une extrême variété. C'est à travers une histoire non plus événementielle - qui a été faite souvent - mais plutôt sociale, culturelle et institutionnelle, confiée à des spécialistes venus de disciplines multiples et originaires de trois continents que l'honnête homme d'aujourd'hui trouvera un chemin dans les arcanes d'un monde à la fois familier et largement méconnu. Au long de quatre volumes d'une richesse et d'une diversité inégalées, soixante auteurs composent une fresque grandiose qui éclaire trente siècles d'une histoire à nulle autre pareille. Le tome second (Les Liens de l'Alliance) traite des cadres institutionnels (le droit, le pouvoir, l'espace, la famille...) dans lesquels s'est déployée la vie des communautés juives ; l'Alliance en constitue le modèle le plus fort.
Au lendemain de la Shoah, entre 1945 et 1970, une civilisation de vingt siècles a disparu. Du Maroc à l'Iran. en passant par l'Algérie, l'Égypte, le Liban, l'Irak et le Yémen, les Juifs du monde arabo-musulman se sont retrouvés sur les routes de l'exil. Installées pour la plupart avant l'instauration de l'islam, leurs communautés ont vu leur univers s'effondrer dans la violence ou au terme d'une pression plus sournoise. Tel fut le destin d'environ 900 000 personnes, originaires de onze pays, confrontées aux traditions musulmanes et au nationalisme arabe du lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Signées par dix historiens de l'université française ou israélienne. les études d'histoire politique réunies dans ce livre font le récit d'un drame majeur du XXe siècle, souvent occulté par les victimes elles-mêmes. Au coeur de la crise du Moyen-Orient, elles posent la question du rapport à l'autre, juif ou chrétien, dans le monde musulman. Elles éclairent d'un jour neuf la question des réfugiés palestiniens en la replaçant dans un contexte plus large. Biographie de l'auteur Professeur à l'Université Paris-X-Nanterre, Shmuel Trigano est l'auteur de nombreux ouvrages dont L'E( xc )lu ( Denoël, 2003 ) et L'Avenir des Juifs de France ( Grasset, 2006 ). Il a dirigé plusieurs sommes sur l'histoire du judaïsme, notamment Le Monde sépharade. Histoire et civilisation ( Le Seuil. 2006 ).
Comment peut-on écrire l'histoire d'un peuple dépourvu si longtemps d'assise territoriale, de langue commune et de pouvoir central ? Et pourtant, il n'y a pas de doute que, en dépit de leur dispersion, se sont tissés et maintenus entre des communautés établies sur l'ensemble de la planète, au coeur des nations et des empires dans toutes les aires de civilisation, de solides liens. Cette unité a engendré des structures collectives et des institutions d'une fermeté et d'une souplesse qui ont défié le temps et les épreuves : les conflits, les schismes, les tensions propres à toute vie sociale, les persécutions n'en sont jamais venus à bout. Le " peuple du Livre " a en effet inventé un système où la parole délivrée au Sinaï à Moïse s'est accomodée de situations d'une extrême variété. C'est à travers une histoire non plus événementielle _ qui a été faite souvent _ mais plutôt sociale, culturelle et institutionnelle, confiée à des spécialistes venus de disciplines multiples et originaires de trois continents que l'honnête homme d'aujourd'hui trouvera un chemin dans les arcanes d'un monde à la fois familier et largement méconnu. Au long de quatre volumes d'une richesse et d'une diversité inégalées, soixante auteurs composent une fresque grandiose qui éclaire trente siècles d'une histoire à nulle autre pareille. Le troisième volume (Le passage d'Israël) examine les modalités et les effets du rapport des Juifs avec leur environnement social ou culturel, dans l'ordre de la spiritualité, de la vie intellectuelle, dans l'ordre économique et politique. Maître de conférences de sociologie à l'université de Paris-X, Shmuel Trigano, a créé la revue Pardès et dirige le collège des études juives de l'Alliance israélite universelle. Il a publié plusieurs essais parmi lesquels La Nouvelle Question juive (1979) et Philosophie de la Loi (1992).