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La fin du judaïsme en terre d'Islam
Trigano Shmuel
DENOEL
25,36 €
Épuisé
EAN :9782207261040
Au lendemain de la Shoah, entre 1945 et 1970, une civilisation de vingt siècles a disparu. Du Maroc à l'Iran. en passant par l'Algérie, l'Égypte, le Liban, l'Irak et le Yémen, les Juifs du monde arabo-musulman se sont retrouvés sur les routes de l'exil. Installées pour la plupart avant l'instauration de l'islam, leurs communautés ont vu leur univers s'effondrer dans la violence ou au terme d'une pression plus sournoise. Tel fut le destin d'environ 900 000 personnes, originaires de onze pays, confrontées aux traditions musulmanes et au nationalisme arabe du lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Signées par dix historiens de l'université française ou israélienne. les études d'histoire politique réunies dans ce livre font le récit d'un drame majeur du XXe siècle, souvent occulté par les victimes elles-mêmes. Au coeur de la crise du Moyen-Orient, elles posent la question du rapport à l'autre, juif ou chrétien, dans le monde musulman. Elles éclairent d'un jour neuf la question des réfugiés palestiniens en la replaçant dans un contexte plus large. Biographie de l'auteur Professeur à l'Université Paris-X-Nanterre, Shmuel Trigano est l'auteur de nombreux ouvrages dont L'E( xc )lu ( Denoël, 2003 ) et L'Avenir des Juifs de France ( Grasset, 2006 ). Il a dirigé plusieurs sommes sur l'histoire du judaïsme, notamment Le Monde sépharade. Histoire et civilisation ( Le Seuil. 2006 ).
Le "peuple élu" et les autres... cette question est au centre de la pensée chrétienne et de la pensée juive, et se trouve au coeur de toute l'histoire occidentale. Mais que signifie exactement cette élection divine dont les Juifs sont les premiers à parler, et à laquelle les chrétiens donnent un sens radicalement différent? Est-elle synonyme d'exclusion des autres individus, des autres peuples? Ou est-elle donnée comme une surabondance qui n'enlève rien aux autres? A ces questions, Shmuel Trigano donne un sens d'une brûlante actualité. Car avec saint Paul commence un terrible malentendu face au judaïsme qui perdure dans toute l'histoire occidentale, jusqu'à Karl Marx et de nombreux philosophes contemporains. Ainsi, René Girard, Alain Badiou, Jean-François Lyotard, Giorgio Agamben, et plusieurs penseurs et théologiens catholiques sont-ils ici interrogés dans leur rapport au judaïsme et à la Shoah. Au risque de dévoiler les profondes méprises dont ils sont parfois les héritiers. Mais ce travail critique permet aussi de mettre au jour d'autres sens de la tradition biblique, bien plus proches de nous et précieux pour notre actualité.
Résumé : Notre époque peine à comprendre ce qui se passe du côté de la religion. Le XXIème siècle sera, répète-t-on, religieux ou ne sera pas... Mais que sait-on de la religion ? La sociologie s'est fondée dans l'ambition de révéler ce qui s'était tramé depuis trente siècles, pour en libérer l'homme. Mais la modernité n'a pas confirmé sa prévision ni répondu à son attente. Les grandes idéologies politiques et nationales, ces véritables religions civiles, ont été des expériences d'une religiosité baroque et dévoyée. Comment les comprendre alors que la disparition de la religion était annoncée ? Ce livre fait le point sur ce que les principaux penseurs de la modernité, Durkheim, Marx, Weber nous ont appris de la religion. Mais aussi des impasses de leur conception. Leur recherche d'une causalité politique dans la religion leur a peut-être fait manquer sa signification exacte. La moindre des surprises n'est pas de constater qu'ils ont inscrit dans leur doctrine plutôt matérialiste un principe de transcendance. Ce paradoxe est le fil rouge qui nous aide à comprendre le débat sur le réel qui divise la pensée contemporaine.
Résumé : Comment peut-on écrire l'histoire d'un peuple dépourvu si longtemps d'assise territoriale, de langue commune et de pouvoir central ? Et pourtant, il n'y a pas de doute que, en dépit de leur dispersion, se sont tissés et maintenus entre des communautés établies sur l'ensemble de la planète, au coeur des nations et des empires dans toutes les aires de civilisation, de solides liens. Cette unité a engendré des structures collectives et des institutions d'une fermeté et d'une souplesse qui ont défié le temps et les épreuves : les conflits, les schismes, les tensions propres à toute vie sociale, les persécutions n'en sont jamais venus à bout. Le "peuple du Livre" a en effet inventé un système où la parole délivrée au Sinaï à Moïse s'est accommodée de situations d'une extrême variété. C'est à travers une histoire non plus événementielle - qui a été faite souvent - mais plutôt sociale, culturelle et institutionnelle, confiée à des spécialistes venus de disciplines multiples et originaires de trois continents que l'honnête homme d'aujourd'hui trouvera un chemin dans les arcanes d'un monde à la fois familier et largement méconnu. Au long de quatre volumes d'une richesse et d'une diversité inégalées, soixante auteurs composent une fresque grandiose qui éclaire trente siècles d'une histoire à nulle autre pareille. Le présent volume (tome premier) évoque, depuis la Babylonie médiévale jusqu'à l'Allemagne des Lumières en passant par la Pologne du Congrès et la société israélienne d'aujourd'hui, le caractère central du Livre dans la vie des Juifs comme peuple et les acteurs sociaux qui ont pris part à cette histoire.
La question est simple autant que complexe; vaste autant que disputée. Confronté aujourd'hui à tant de défigurations politico-idéologiques que de simplifications, le penseur doit se la poser avec rigueur, Qu'est-ce que la religion ?. Shmuel Trigano, un des meilleurs spécialistes de l'histoire et de la culture juives, le fait en se fondant sur l'histoire de la sociologie religieuse. Avec l'avènement, au XIXe siècle, de la démocratie laïque et du matérialisme scientifique, la société s'est crue sortie de l'ère de la tradition conçue comme règne de la transcendance. La sociologie religieuse, née dans ce contexte, s'est vue chargée de penser cette "sortie de la religion". Constatant un hiatus entre le réel et la demande humaine, les grands théoriciens de la sociologie religieuse (fort joliment dénommés "paladins de l'immanence") ont donc chacun fourni une clef à ce phénomène majeur : Durkheim l'a pensé selon la scission sacré/profane en se focalisant sur le symbolique et le collectif, Max Weber s'est concentré sur la question du sens, la constitution des appareils de pouvoir religieux et le rayonnement charismatique des chefs, Marx a privilégié l'enracinement économique et les superstructures idéologiques. Mais chacune de ses théories apparaît comme limitée, comme empêchée de penser toute la réalité du religieux ; c'est à mettre au point une équation globale de la religion que s'est attelé Pierre Bourdieu avec sa théorie de la religion comme "marché". Malgré toutes ces tentatives théoriques, le religieux est réapparu dans le concept de "religion civile", reviviscence qui montre que soit la "sortie du religieux" ne s'est pas faite, soit les analyses de sa réalité, en privilégiant l'économico-politique se sont trompées de cible. L'intérêt de l'ouvrage de Trigano, qui offre une analyse fouillée de ces théories, est de montrer que nommer la substance immanente du fait religieux n'est pas l'épuiser et qu'apparaît, masqué sous la figure d'une sorte de "transcendance civile", le retour du religieux. Qu'est-ce que la religion ? Une question rendue à son inépuisable urgence. --François Angelier
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.