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PHILOSOPHIE DE LA LOI. L'origine de la politique dans la Tora
Trigano Shmuel
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204044349
C'est devenu un lieu commun de réserver à la philosophie grecque le champ de la nature et de la politique tandis que la pensée d'Israël serait uniquement à l'écoute du Verbe divin... Une lecture sans préjugé du texte de la Tora révèle pourtant le caractère cohérent de l'approche biblique du politique. Ce livre s'emploie à articuler les grands axes de la pensée politique d'Israël : l'Alliance, le Passage, le "Cachement", l'Etrangeté... au fil d'un questionnement philosophique du texte biblique. Car la politique hébraïque est le fruit d'une exigence qui engage la politique hébraïque est le fruit d'une exigence qui engage la liberté de l'homme. Quand Flavius Josèphe invente le concept de théocratie pour définir l'Etat de Moïse, il commet un contresens absolu parce qu'il laisse supposer qu'un rapport de pouvoir sans enjeu humain fonde la cité de la loi. Or, c'est bien autre chose qui s'y trame. L'Alliance n'est pas un "contrat social" mais elle induit une politique qui supporte la comparaison... Quand le nihilisme reste une tentation, jusque dans le champ politique, le temps n'est-il pas venu de contempler des modes de lien social éprouvés dans la traversée du désert ? Jérusalem garde encore intactes des ressources pour repenser le politique à l'orée du XXème siècle...
Libérer la judéité d'une modernité mortifère, dans laquelle, pour exister dehors où s'érigeait l'empire exclusif du politique, elle devait renoncer à elle comme force historique dans le politique, et accepter son exil dans un «dedans» d'occultation et de négation : assumer sa mort pour la vie...Telle était, dès l'origine, l'ambition de cet ouvrage dont l'écho fut immédiat.Cette première critique de la modernité juive, finissante et caduque, en une époque où la crise du politique est évidente, veut fonder la Nouvelle Jérusalemn où le juif ne sera plus étranger à lui-même dans l'histoire. Ouverture d'une nouvelle «modernité» juive, d'une ère nouvelle de la judéité dans le monde contemporain.Voici donc la formulation de ce qui apparaîtra peut-être comme la première théorie juive du politique : elle affronte et traverse à visage nu le fait politique contemporain, le dépasse activement au lieu de s'y adapter et de le reproduire. À seule fin de rompre avec l'enfermement dans le monde privé, de sortir les disparus de leurs caveaux, faire de l'ancien du nouveau, et de la décrépitude nocturne une aurore.
Comment peut-on écrire l'histoire d'un peuple dépourvu si longtemps d'assise territoriale, de langue commune et de pouvoir central ? Et pourtant, il n'y a pas de doute que, en dépit de leur dispersion, se sont tissés et maintenus entre des communautés établies sur l'ensemble de la planète, au coeur des nations et des empires dans toutes les aires de civilisation, de solides liens. Cette unité a engendré des structures collectives et des institutions d'une fermeté et d'une souplesse qui ont défié le temps et les épreuves : les conflits, les schismes, les tensions propres à toute vie sociale, les persécutions n'en sont jamais venus à bout. Le "peuple du Livre" a en effet inventé un système où la parole délivrée au Sinaï à Moïse s'est accommodée de situations d'une extrême variété. C'est à travers une histoire non plus événementielle - qui a été faite souvent - mais plutôt sociale, culturelle et institutionnelle, confiée à des spécialistes venus de disciplines multiples et originaires de trois continents que l'honnête homme d'aujourd'hui trouvera un chemin dans les arcanes d'un monde à la fois familier et largement méconnu. Au long de quatre volumes d'une richesse et d'une diversité inégalées, soixante auteurs composent une fresque grandiose qui éclaire trente siècles d'une histoire à nulle autre pareille. Le tome second (Les Liens de l'Alliance) traite des cadres institutionnels (le droit, le pouvoir, l'espace, la famille...) dans lesquels s'est déployée la vie des communautés juives ; l'Alliance en constitue le modèle le plus fort.
Résumé : Comment naît la modernité ? L'homme moderne a toujours cru qu'elle s'était construite sur la table rase du passé et de la tradition. Et pourtant, d'où viendrait-elle ? Au fil d'une enquête philosophique autant qu'érudite, Shmuel Trigano avance l'hypothèse que c'est dans la théologie négative du Moyen Age qu'il faut trouver le moment où la société et la pensée de la tradition vacillent et s'ouvrent à la logique de la modernité. En somme, c'est dans l'histoire de ce que les hommes ont dit de Dieu et dans leur effort pour parfaire la conception de la Divinité que l'on pourrait lire les évolutions qui ont finalement conduit à la constitution du monde dont Dieu s'est résolument absenté... A travers une analyse du projet philosophique juif, tel qu'il s'incarne en ces trois auteurs charnières que sont Maïmonide, Spinoza et Mendelssohn, Shmuel Trigano montre comment, au cour du débat théologique propre à la philosophie religieuse, émerge la modernité. Ainsi se profile, derrière l'univers de la Raison, un enjeu insoupçonné, d'ordre spirituel et religieux, dont l'analyse nous aide à lire les errements, mais aussi le refoulement et les retours successifs, ainsi que la puissance de reviviscence. N'est-ce point là le grand enjeu de la fin du XXe siècle ?
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Dans cette Petite Conférence, Delphine Horvilleur s'interroge sur la façon dont nous comprenons le monde, et pour cela, sur la façon dont nous le racontons. L'importance du récit, les rabbins la connaissent mieux que personne. Elle évoque donc son métier de femme rabbin. Elle le définit comme un geste d'écoute et d'ouverture envers les autres, à partir de l'étude des récits bibliques. Elle explique comment les récits, les contes, les mythologies, les textes religieux ont mille choses à nous raconter. Comment ils cherchent continuellement à établir du lien entre les générations, à nous dire que la nouvelle génération n'est pas la copie conforme de l'ancienne et que le monde a besoin d'une mise à jour. À chacun de trouver le sens qui lui semble être le bon, car nous pouvons reconstruire le sens de la phrase et le sens du monde, afin qu'il soit pertinent pour nous tous.Notes Biographiques : Delphine Horvilleur, femme rabbin française du Mouvement juif libéral de France (MJLF), est une ancienne journaliste. Elle s'est formée auprès du rabbin Haïm Korsia. Elle est aujourd'hui directrice de la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou'a.