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Ubu-Roi : "Merdre !"
Trigano Patrice
MERCURE DE FRAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782715246638
Dès demain le Père Ubu quittera la scène pour devenir votre double. Tous vos amis vous surnommeront Père Ubu. Ils riront de votre insolence, de votre cynisme, de votre suffisance en vous voyant adopter des comportements de sagouin, en observant vos agissements de mufle, en vous écoutant parler de vous-même à la première personne du pluriel : comme les rois. Ainsi, en vertu des pouvoirs insoupçonnés de la catharsis, devenu l'incarnation de l'abjection et de l'ignoble saleté, vous purgerez la vie. Votre humour destructeur bafouera le monde de la bêtise et de la cupidité". Alfred Jarry a vingt-trois ans quand il crée Ubu roi au théâtre de l'Ouvre en 1896. Il a dû batailler et revoir ses exigences à la baisse mais la représentation a bien lieu le 10 décembre, et c'est le scandale espéré ! Jarry est définitivement lancé dans la vie artistique parisienne. Il passera le reste de son existence à entretenir et peaufiner sa réputation sulfureuse, avec force provocations. Heureusement, à ses côtés, des amis fidèles veillent, qui tentent de le protéger de ses propres excès. De cette existence exubérante et pathétique, Patrice Trigano, avec une plume alerte, a fait un roman enlevé.
En s'inspirant de la pratique du "cadavre exquis", chère aux surréalistes, Patrice Trigano, l'auteur d'Une vie pour l'art et d'A l'ombre des flammes, a proposé à Fernando Arrabal un échange de correspondance "en double aveugle". Les règles du rapport épistolaire traditionnel en sont bousculées tout en s'enrichissant des lois du hasard. Patrice Trigano conte sa rencontre bouleversante avec l'oeuvre d'Arrabal et le dramaturge, avec l'intelligence, l'immense culture, le sens de la révolte et la drôlerie qui le caractérisent, parle de son processus créatif, des traumatismes d'une enfance meurtrie par l'absence d'un père et la trahison d'une mère, vécus sous les horreurs du régime franquiste. II relate sa participation au groupe surréaliste, la création avec ses amis Topor et Jodorowsky du groupe Panique et nous éclaire sur ses passions: l'alchimie, les mathématiques, les échecs. Dans ce Rendez-vous à Zanzibar les deux compères évoquent également Ionesco, Beckett, Adamov, Cioran, Bunuel, Borges... et lèvent le voile sur les activités du très discret Collège de Pataphysique où, sur la liste des transcendants satrapes, le nom d'Arrabal a rejoint ceux de Marcel Duchamp, Max Ernst, Boris Vian, Jacques Prévert, Eugène Ionesco, Jean Dubuffet, Jean Baudrillard, Umberto Eco et Dario Fo.
Alain Jouffroy, poète, essayiste, romancier, critique d'art, et le galeriste Patrice Trigano, connu pour sa passion boulimique de l'art, se sont rencontrés dès la fin des années soixante. En mars 2007, à l'occasion du vernissage de l'exposition des oeuvres d'Alberto Giacometti à la Galerie Patrice Trigano, exposition préfacée par Alain Jouffroy, ils décident de dialoguer autour d'une passion qui leur est commune: l'esprit de révolte. Depuis 1965 Alain Jouffroy a utilisé la notion d'individualisme révolutionnaire pour combattre les différentes théories qui ont censuré l'existence et le rôle des individus dans l'histoire. Il a montré combien des penseurs, poètes et peintres ont oeuvré pour changer le monde alors que les sociétés s'étaient révélées incapables de se révolutionner elles-mêmes. Patrice Trigano a, lui, consacré sa vie à l'art depuis 1968, et la fréquentation des artistes est devenue soit quotidien. Ensemble les deux amis parlent des révoltés qu'ils ont connus ou auraient rêvé de connaître. Tour à tour ils évoquent Rimbaud, Lautréamont, Arthur Cravan, André Breton, Georges Bataille, Antonin Artaud, Stanislas Rodanski, Jean-Pierre Duprey, Pierre Molinier, Roberto Matta, Victor Brauner, Francis Bacon, Yves Klein... mais aussi Jésus-Christ, Nietzsche, Freud, Gaston Bachelard et Albert Camus. Ils dressent une galerie de portraits des grandes figures de la révolte et invitent à une promenade dans l'univers de la pensée et de la poésie. Pour l'un comme pour l'autre, la révolte est une valeur fondatrice essentielle.
Résumé : Un matin de juin 1914, à son réveil, René Crevel, âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l'appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu'il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tiraillé entre l'amour qu'il portait à un peintre américain et à une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l'apaisement de ses maux. Jusqu'à son suicide en 1935, il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. Patrice Trigano dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, à travers des portraits saisissants des amis du poète : Gide, Nancy Cunard, Breton, Eluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.
Libérer la judéité d'une modernité mortifère, dans laquelle, pour exister dehors où s'érigeait l'empire exclusif du politique, elle devait renoncer à elle comme force historique dans le politique, et accepter son exil dans un «dedans» d'occultation et de négation : assumer sa mort pour la vie...Telle était, dès l'origine, l'ambition de cet ouvrage dont l'écho fut immédiat.Cette première critique de la modernité juive, finissante et caduque, en une époque où la crise du politique est évidente, veut fonder la Nouvelle Jérusalemn où le juif ne sera plus étranger à lui-même dans l'histoire. Ouverture d'une nouvelle «modernité» juive, d'une ère nouvelle de la judéité dans le monde contemporain.Voici donc la formulation de ce qui apparaîtra peut-être comme la première théorie juive du politique : elle affronte et traverse à visage nu le fait politique contemporain, le dépasse activement au lieu de s'y adapter et de le reproduire. À seule fin de rompre avec l'enfermement dans le monde privé, de sortir les disparus de leurs caveaux, faire de l'ancien du nouveau, et de la décrépitude nocturne une aurore.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.