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Oublier Cioran & Cie
Trifon Nicolas ; Carassou Jérôme
NON LIEU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782352702887
La lecture de ces chroniques de la Roumanie contemporaine écrites entre 2006 et 2021 permet de se faire une idée juste, précise, sans fard, de ce qu'est la Roumanie aujourd'hui, parent pauvre de l'Union européenne regardé souvent avec condescendance de ce côté-ci de l'Europe, quand il n'est pas tout simplement ignoré. Organisé en parties thématiques (Culture, Société, Histoire), l'ouvrage nous présente les débats qui traversent, transforment, paralysent parfois aussi une société balkanique dont les spécificités n'empêchent en rien le dialogue avec l'ouest du continent auquel elle est intimement liée, mais, bien au contraire, esquissent des réponses originales aux problèmes cruciaux de la nouvelle mondialisation. Aux articles publiés en ligne sur le site du Courrier des Balkans, et remaniés pour la présente édition, s'ajoutent nombre d'articles inédits. Préface de Jérôme Carassou.
Ce livre est un outil, critique et engagé, qui permet de mieux comprendre les stratégies et la place des différents acteurs au Congo, qui devient une arène où les enjeux se redéfinissent sans cesse. Il présente le bilan des efforts, en soulignant l’absence des résultats significatifs en matière de reconstruction de l’État.
Trefon Theodore ; Tollens Eric ; Persyn Peter ; Ts
L'image que l'on perçoit de Kinshasa est souvent celle d'un monde désordonné livré à lui-même : confusion, crise et chaos y règnent. Malgré tout, Kinshasa constitue un espace social fascinant, à la fois vivace, inventif et fantasmagorique. Fonction et dysfonction, ordre et désordre se conjuguent au point de paraître se confondre. Les Kinois inventent de nouvelles formes d'organisation sociale afin de pallier la situation sinistrée que leur a légué l'Etat-nation post-colonial. Il s'agit d'un processus dynamique sui permet tout simplement aux gens ordinaires de continuer à vivre.
La République démocratique du Congo est un vaste laboratoire où se rencontrent de nombreux partenaires internationaux. Motivés par l'ambition de réhabiliter ce vaste État en faillite, tous visent le rétablissement de la sécurité, la réduction de la pauvreté, l'amélioration de la gouvernante et de la gestion macroéconomique et la réhabilitation des infrastructures. Toutefois, malgré l'importance des financements octroyés par la communauté internationale, la compétence des experts et le désir de changement affiché par les dirigeants politiques congolais, rares sont les signes tangibles de succès en matière de reconstruction. La volonté d'orchestrer les réformes du Congo est freinée par plusieurs obstacles. Historiquement, la crise est implantée. Elle est complexe sur le plan social et le monde politique y est totalement enlisé. S'il est difficile de savoir par où commencer en matière de planification, il est financièrement impossible de répondre simultanément à l'ensemble des besoins. Le message principal de cet ouvrage est peu optimiste. Il fait le constat suivant : „ nous avons identifié les problèmes, nous en connaissons les causes et les solutions... mais les choses vont de mal en pis Les contributeurs montrent que la responsabilité de cet échec est partagée par la communauté internationale, faute d'accord sur un schéma directeur, et par les autorités congolaises, qui s'accommodent le plus souvent d'une situation de statu quo. Sans être prescriptif, mais engagé, ce livre analyse d'une manière critique les efforts menés pour la réhabilitation de l'Etat depuis l'ascension au pouvoir de joseph Kabila. Il poursuit la réflexion entamée dans deux autres ouvrages de Theodore Trefon déjà parus dans la collection Cahiers africains „ : Ordre et désordre à Kinshasa (2004) et Parcours administratifs dans un Etat en faillite (2007).
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".