Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L ESSENCE DE LA LIBERTE LA REFONDATION DE L ETHIQUE DANS L OEUVRE DE SAINT ANSELME DE CANTORBERY
TREGO
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711622269
Est-on encore libre lorsqu'on agit mal ? Nos actes déterminent-ils ce que nous sommes et devenons ? L'homme s'excepte-t-il du monde ? Ou bien, à l'inverse, en relève-t-il essentiellement ? L'éthique d'Anselme se situe à la croisée des chemins. Si la liberté a pour fin la justice, c'est parce qu'elle ne se présente plus comme la fin de cette dernière, mais qu'elle demeure quoi que l'on fasse. Si l'éthique porte sur les actes de l'homme, qui font de lui ce qu'il est, ce n'est pas pour refuser toute idée d'une nature essentielle que nous aurions reçue. En un mot, l'homme échappe au cours naturel des choses, en faisant un certain usage des pouvoirs qu'il possède par nature. La liberté elle-même, par laquelle l'homme se distingue des autres êtres du monde, se pense ainsi comme un pouvoir naturel, et donc inamissible. Invoquer la supériorité de l'âme sur le corps ne suffit dès lors plus pour penser la liberté ; Anselme nous invite à la penser à partir d'une certaine interprétation de la constitution de ce qui est. En d'autres termes, la réflexion éthique appelle une exploration des sens de l'être. Le présent ouvrage montre comment, en l'absence d'une métaphysique établie, Anselme recourt, pour fonder son éthique, à l'enseignement de la logique, ou dialectica, laquelle ne saurait être réduite à une sémantique. Les multiples remaniements des concepts éthiques, mais aussi logiques, révèlent une pensée latine qui s'ouvre à l'interrogation métaphysique.
Qui sont ces hommes, femmes ou enfants ayant traversé des frontières dans les conditions que l'on sait pour demander l'asile à notre pays ? D'où viennent-ils ? Et pourquoi arrivent-ils à La Roche-sur-Yon, dans une petite préfecture de province ? Louisa, Blaise, Aminat, Djavganat, Antoine... Autant de prénoms, autant d'histoires singulières. Mais toujours une énergie, une indomptable volonté de vivre. Dans le cabinet de Brigitte Tregouët, médecin dans un quartier populaire où plus de 500 migrants ont consulté en 15 ans, malgré l'obstacle de la langue et de la différence culturelle, des liens d'une profondeur exceptionnelle se nouent. Au travers du récit de cette rencontre saisissante se disent les tragédies du pays de départ et du chemin de l'exil qui ébranlent la soignante, mais également la chrétienne engagée. L'auteure raconte aussi les embûches ici en France et les échecs, mais évoque la lente intégration par le travail, l'école, le sport... Les liens qui se tissent, la découverte de la culture de l'autre avec toute sa richesse, sa spiritualité, nous emmènent dans un voyage surprenant. Par cette expérience intense et inattendue, une évidence se fait jour : les réfugiés d'aujourd'hui sont les français de demain. Avec eux, nous serons la France, et celle-ci sera belle si nous le voulons bien.
Petit Alain ; Trego Kristell ; Erismann Christophe
Voici, doté d'une riche introduction et dans une nouvelle traduction, un ouvrage longtemps incontournable dans toute formation philosophique au Moyen Age. Pourquoi ce court traité des Catégories connut-il un formidable destin ? Pourquoi son succès fit-il qu'on le substitua au texte même d'Aristote ? Qui fut son véritable auteur ? Pourquoi fut-il attribué à saint Augustin ? Fut-il directement rédigé en latin ou bien traduit d'un original grec ? Le considéra-t-on comme un commentaire ou comme une paraphrase ? Et, daté du IVe siècle, pourquoi prit-il tant d'importance à l'époque carolingienne ? Cette magistrale étude donne à le lire ou à le relire de manière neuve tout en éclairant les interrogations passées et en montrant son incroyable postérité. Ce traité ajoute une dimension métaphysique à la détermination logique. Et s'il n'y est pas question de Dieu, il ouvre la voie à l'application des catégories aristotéliciennes à l'ontologie du créé et à la théologie de l'incréé. Une redécouverte essentielle.
La manière dont nous agissons et, plus profondément, la nature de nos actes engagent-elles ce que nous sommes ? Ce livre repose sur un postulat : si l'homme est libre, ses actions ne s'en rapportent pas moins à ce qu'il est, ou encore à sa nature. Dès lors, la question de l'acte libre ne relève pas seulement, et peut-être pas d'abord de l'éthique, mais se nourrit tout aussi bien de la problématique métaphysique de l'être, entendu comme être en acte. A travers ses vicissitudes au long de l'Antiquité tardive puis du Moyen Age arabe et latin, ce livre fait l'histoire du concept d'acte, dont la signification se dédouble pour s'entendre comme actualité et activité. Anciennement, l'acte se déterminait comme éclosion, ou accomplissement d'une potentialité présente en la substance ; il en viendra bientôt à se penser comme effectuation, c'est-à-dire comme effet de sa production par un autre. Or si les étants du monde sont produits par un autre, leur être, singulièrement l'être de l'homme, réfère aussi à une activité. Advenu à l'être par l'oeuvre d'un autre, l'homme agit librement sur le cours des événements, et le modifie. A travers l'histoire complexe du concept d'acte, les pages qu'on va lire montrent comment émerge puis s'impose la notion (centrale pour les temps modernes) d'une contingence radicale du monde, et de l'action humaine en ce monde. Penser la liberté ne dispense pas d'interroger la nature, en son irréductible complexité.
Trego Kristell ; Petit Alain ; Lavaud Laurent ; Er
Marius VictorinusKristell Trego, Présentation. A la mémoire de Pierre Hadot Alain Petit, Existence et manifestation. Le johannisme platonicien de Marius VictorinusLaurent Lavaud, Substance et mouvement: Marius Victorinus et l'héritage plotinienChristophe Erismann, Identité et ressemblance. Marius Victorinus, théologien et lecteur d'AristoteAnca Vasiliu, L'argument de l'image dans la défense de la consubstantialité par Marius VictorinusAnne-Isabelle Bouton-Touboulic, Deux interprétations du scepticisme: Marius Victorinus et AugustinKristell Trego, Substance, sujet, acte. La première réception latine d'Aristote: Marius Victorinus et BoèceVariaRené Lefebvre, Absence de douleur et raison: la vérité des plaisirs chez Platon (République, IX et Philèbe)RésumésCompte renduOuvrages reçus
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.