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La charrette
Traven B ; Camhi Mathilde
LA DECOUVERTE
11,50 €
Épuisé
EAN :9782707165787
Andrés est un jeune péon qui, à douze ans, doit quitter ses parents pour devenir serviteur dans la maison de la fille de ses maîtres, dans un village éloigné. Son nouveau maître, don Leonardo, est commerçant. Dans son propre intérêt, le jeune garçon étant dévoué et intelligent, don Leonardo va lui donner de l'instruction: lui apprendre à lire, à écrire et à compter. Quelques années plus tard, il se rend avec son maître à une foire qui se tient à Concordia. Don Leonardo joue aux cartes, et perd tout son argent. Pour pouvoir continuer à jouer, il met en jeu Andrés pour vingt-cinq pesos. Et le perd. La chance lui sourira plus tard dans la soirée, et il pourra ainsi récupérer le révolver qu'il avait mis en gage pour soixante pesos, mais il a oublié Andrés, qui devient désormais la propriété de don Laureano. Parmi ses multiples activités, celui-ci se consacre principalement au transport de marchandises, et c'est ainsi qu'Andrés devient charretier. "Charretier, ne lutte pas, ne te tracasse pas pour savoir si tu as ta part de liberté et de prospérité. Si tu ne veux pas tomber dans les rets du démon, tu dois te plier à ce qui a été décidé par ceux qui te gouvernent avec tant de sagesse et poursuivre ton chemin parsemé d'épines. Un serviteur docile a bien plus de prix que tous ces ambitieux qui aspirent à s'emparer des richesses de leur maître. Il faut s'en tenir à la règle, la bonne règle, et remarquer, en passant, que c'est elle l'unique raison pour laquelle il y a toujours plus de serviteurs que de patrons." Dans les "cercles de l'enfer de l'univers de B. Traven", La Charrette, publié juste après Rosa Blanca, vient avant La Révolte des pendus. Traven y décrit, avec l'ironie qu'on lui connaît, les conditions de vie des Indiens mais, plus que dans ses autres livres, c'est la perception que ces Indiens ont de la "civilisation" apportée par les ladinos qu'il nous fait partager.
« L?homme en os tendit la bouteille à Macario.? Le liquide que contient cette gourde fera de toi le plus grand médecin du siècle. Une goutte, même infime, de cette potion suffit à guérir n?importe quelle maladie, y compris celles qui sont réputées incurables et mortelles. Mais souviens-toi bien que, lorsque la dernière goutte aura été versée, tu auras perdu tes dons de guérisseur.? Je ne sais pas si je dois accepter ce présent, avoua Macario. Vois-tu, compadre, je suis heureux, à ma manière. Il est vrai que j?ai eu faim toute ma vie, et que je me suis échiné sans cesse pour survivre. Mais c?est ainsi que vivent les gens de ma condition. »C?est d?un conte folklorique allemand, La Mort marraine, à peine enjolivé par les frères Grimm, que le romancier B. Traven a tiré Macario en 1950, transposant la fable morale au Mexique, en un temps où cette vaste contrée se nommait Nouvelle Espagne et gémissait sous le joug colonial. Un petit bijou oublié de l?auteur du Trésor de la Sierra Madre.4e de couverture : « L?homme en os tendit la bouteille à Macario.? Le liquide que contient cette gourde fera de toi le plus grand médecin du siècle. Une goutte, même infime, de cette potion suffit à guérir n?importe quelle maladie, y compris celles qui sont réputées incurables et mortelles. Mais souviens-toi bien que, lorsque la dernière goutte aura été versée, tu auras perdu tes dons de guérisseur.? Je ne sais pas si je dois accepter ce présent, avoua Macario. Vois-tu, compadre, je suis heureux, à ma manière. Il est vrai que j?ai eu faim toute ma vie, et que je me suis échiné sans cesse pour survivre. Mais c?est ainsi que vivent les gens de ma condition. »C?est d?un conte folklorique allemand, La Mort marraine, à peine enjolivé par les frères Grimm, que le romancier B. Traven a tiré Macario en 1950, transposant la fable morale au Mexique, en un temps où cette vaste contrée se nommait Nouvelle Espagne et gémissait sous le joug colonial. Un petit bijou oublié de l?auteur du Trésor de la Sierra Madre.
Né en 1882 en Posnanie ou peut-être en 1890 à Chicago, B. Traven a été journaliste, comédien et révolutionnaire. Auteur mystérieux du célèbre Trésor de la Sierra Madre, il serait mort au Mexique en 1969.4e de couverture : Après des jours de marche au coeur de la jungle équatoriale, Gales, baroudeur énigmatique, s'arrête dans un petit hameau indien perché sur des falaises surplombant un fleuve impétueux. Un pont de fortune relie les deux rives, construit à la va-vite par les gringos des compagnies pétrolières, nombreuses dans la région.Le soir même, une fête se tient dans le village et un orchestre est attendu. Tous les indiens des environs sortent de la forêt. Certains viennent à dos d'âne, à cheval ou à pied et tous veulent s'amuser, danser et communier avec cette nature asphyxiante.Mais le drame survient : alors que les musiciens se font attendre et que les villageois se demandent si la fête aura lieu, un petit enfant disparaît. Très vite, les recherches s'organisent sous les yeux de Gales, impuissant. Le gamin reste introuvable pendant que les ténèbres tombent sur la jungle.Récit envoûtant, description minutieuse d'un drame se déroulant la nuit, Le pont dans la jungle brosse un tableau expressionniste des indiens d'Amérique centrale. Déroutant au premier abord, le dépouillement de l'intrigue et du style nous fait partager au plus près l'expérience existentielle du narrateur. Le lecteur s'éloigne progressivement de la civilisation et de ses chimères pour toucher au plus profond et au plus simple de l'existence humaine.
L'Indien observait les chiffres avec admiration, il lui semblait prodigieux que l'on pût aussi vite les aligner, les additionner, les diviser et les multiplier. Mais au fond, cela ne l'impressionnait guère, car il ne savait lire ni chiffres ni lettres, et le seul bénéfice qu'il retira de la subtile conférence à haute signification économique de l'Américain fut d'apprendre qu'un homme est capable de parler pendant des heures pour ne rien dire." On trouvera dans ce petit livre quatre textes de B. Traven traduits de l'allemand par Adèle Zwicker. Paraboles littéraires et politiques empreintes d'un grand souffle émancipateur, ces nouvelles permettent une première entrée dans l'oeuvre du grand et mystérieux romancier (décédé en 1969), indépassable auteur de classiques comme Le Trésor de la Sierra Madre, La Révolte des pendus et Le Vaisseau des morts. Elles complètent la biographie de Rolf Recknagel, B. Traven, romancier et révolutionnaire (Libertalia, 2018).
Actuellement, la liberté de la presse n'existe pas. Les journalistes sont des crapules, manipulateurs de l'opinion qui trompent le peuple de crainte de se retrouver sans "revenu garanti". Ils ont peur d'avoir faim, de tomber dans la dèche. Etre ou ne pas être sujet à cette peur est affaire de personnalité. Tout homme n'a pas la capacité de rester droit, honnête et ferme dans ses convictions face à l'éventualité de ne pas manger à sa faim. Le journaliste, en tout cas, ne l'a pas. J'exige son indépendance économique immédiate à l'égard de son employeur. J'exige qu'on lui donne l'occasion de prouver qu'il peut être un brave type lorsqu'il n'est plus menacé de licenciement, et donc de faim. La presse doit être assumée par des hommes libres.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !