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Tarzan contre la vie chère. Précédé de "Almanach 2007 des trucs sympas"
Trapier Stéphane
MATIERE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782916383484
Avec Tarzan contre la vie chère, Stéphane Trapier rejoue les cow-boys et les Indiens, il refait l'attaque de la diligence, les duels au soleil, les règlements de compte, les capes et les épées, les ors et les perruques, la flibuste et les mystères de la jungle. Ouvrir Tarzan contre la vie chère, c'est retrouver à chaque page les scènes initiatiques du cinéma du dimanche soir ? : les baisers, la sauvagerie, les corps à corps, l'héroïsme, la trahison, le crime... Mais les retrouver comme suspendues par le dessin, comme figées hors de leur temps, irrémédiablement arrachées à notre enfance. Car ni les cow-boys, ni les belles marquises, ni les centurions ne parlent plus la langue, si niaise, si sentencieuse et si profonde, que nous leur connaissions jadis. Que leur est-il arrivé? ? Ont-ils regardé la télé à leur tour ?? Ont-ils fréquenté en cachette la machine à café du bureau ?? Ont-ils lu 20 Minutes avant d'enfiler leur costume ?? Comment expliquer sinon leur soudaine préoccupation pour les RTT, la dette souveraine, le mariage pour tous ou le bilan carbone ?? Il faut se rendre à l'évidence, Stéphane Trapier a tenté ici un reboot périlleux ? : faire parler aux héros d'autrefois le langage de notre époque -? les petits dialectes politiques, économiques, publicitaires et managériaux que Trapier excelle à capter et à restituer. D'ailleurs, chez Trapier les héros ne sont jamais fatigués de bavarder. A preuve Tarzan lui-même, singeant l'élu écoresponsable pour épater sa fidèle compagne ? : "? Tu verras, Cheetah, un jour nos pagnes seront fabriqués dans des pays où le coût du travail est dérisoire, et nous les achèterons dans des enseignes aux prix alléchants... J'appellerai ça la mondialisation positive ? ! ? " Et puis de toutes façons, l'ouvrage est précédé d'un "? Almanach 2007 des trucs sympas ? " qui justifie à lui seul sa présence en tête de gondole.
Résumé : "Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte ?" : c?est la question qu?a posée François Armanet à deux cents écrivains du monde entier. Sa joyeuse enquête est un manuel de survie du naufragé, une invitation à la découverte de livres ignorés, une bibliothèque idéale élaborée par ceux dont l?écriture est la vie. Rassemblant les réponses des plus grands auteurs contemporains, ce recueil est illustré par Stéphane Trapier, dont l?univers onirique pimente cette traversée de l?océan littéraire.
Résumé : Qui n'aimerait remonter le cours de sa vie pour "revenir du côté de chez Swann" , comme le chanta si joliment Dave ? Retrouver son premier amour, naturellement. Mais pourquoi pas, également, le charcutier de l'avenue de Paris ? C'est ce que propose sans ambages ni fausse pudeur Stéphane Trapier dans Les Saucisses de l'archiduchesse, premier fascicule d'une série qui promet de devenir culte, "La vie de mon père" . Le père en question, il est vrai, n'est pas n'importe qui. Les fidèles lecteurs de Fluide glacial le connaissent déjà pour l'autre série en bande dessinée dont il fut la vedette, "Giscard et ses amis" . Quant aux autres, ils l'ont croisé sans le savoir, s'engouffrant incognito dans sa Giscardmobile en compagnie de Giscarda, sur le parking de quelque centre E. Leclerc en région. Grand seigneur mythomane, philosophe terre-à-terre, trublion ténébreux, Giscard n'est jamais en reste d'une considération péremptoire ou d'une déclaration intempestive - qu'on en juge : "Il y a trop de photos de gosses, et absolument pas assez de photos de moi dans le grand album de la vie, c'est absurde". Tout ça pour dire que Stéphane Trapier a un père comme on n'en fait plus, ou (peut-être plus exactement) que Stéphane Trapier a un père comme seuls quelques fils en fabriquent encore. Et que cette fabrique a pour nom tendresse et qu'elle se drape de nostalgie. A noter : le dessinateur Jacques Floret est l'invité spécial de ce pulp collector à tirage limité.
Prévoyez un sac vomitoire et une balise de survie pour cette visite-guidée de la capitale. De salons de massage asiatiques en salons de coiffures africains, en passant par l'hôpital Sainte Anne, le tabac de la Porte de la Chapelle, les horribles dîners spectacles ou les cercles de jeux interlopes, découvrez le Paris insolite d'Elsa Barrère, sublimé par les dessins de Stéphane Trapier ! À travers ce pastiche de guide, nous suivons Elsa Barrère dans son odyssée. Ici, Paris n'est pas une fête, mais une sorte de Gomorrhe (ou pire encore !) où les dingues soliloquants et les zombies fumeurs de crack se disputent la vedette avec des vieilles peaux atteintes de bourgeoisie paroxystique.
La Révolution culturelle a eu les Citations du président Mao Tsé-toung. En un temps qui fut le nôtre, nous avons cru bon de réunir ces Citations pour le président Sarkozy : une mise en regard de citations d'images et de citations de textes formant dispositif, celui, tout symbolique, d'un miroir tendu et d'un contrepoint offert, afin moins d'organiser l'instruction d'un individu, à charge ou à décharge, que de servir la fonction qu'il occupe, de lui être d'un certain usage, non dans le registre mondain du supplément de lustre et de prestige mais dans l'ordre subjectif, axiomatique et institutionnel, mélancolique et théâtral auquel l'ont convoqué la sentence du suffrage universel et le libre jeu de la démocratie-marché. Son Petit Livre rouge à lui. Les citations d'images, réalisées à l'aquarelle par Juan Pérez Agirregoikoa, présentent, à partir d'images de presse, le président seul, nettoyé de toute compagnie parasite - un art du portrait qui tout à la fois renoue avec un antique réalisme-socialiste et inaugure l'ère très contemporaine d'une peinture nettoyée "au Kärcher" . Les citations de textes, propositions détachées d'oeuvres contemporaines pour la plupart, ont été choisies par Gilles Grelet en fonction d'une exigence : que leur montage, entre elles et avec les images, articule une proposition de théorisme - d'enfance de la théorie, comme on dit d'enfance de l'art - à l'occasion de monsieur Nicolas S. et pour le timonier Sarkozy. Celui qu'on a eu. Celui qu'on méritait, disent les urnes.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. A travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore... Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le "jardin" et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le "jardin" est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...
La trame de cet opus de Yûichi Yokoyama est aussi linéaire qu'elle est claire : Voyage est la longue, et silencieuse, et cristalline description d'un périple ferroviaire entrepris par trois hommes. Le sujet embrassé par Yokoyama est moins ce trajet en train pourtant (les distances franchies, le territoire parcouru...) qu'un trajet dans le train. Un voyage dans le voyage. Sitôt le train parti, en effet, les personnages entreprennent de traverser le convoi. Les personnages sont alors confrontés à l'architecture, à l'aménagement de la machine. Ils sont confrontés par-dessus tout aux regards et aux corps des autres passagers : dans le train on s'observe, on se croise, on se regarde passer, on se gêne, on se rencontre parfois. Si bien que ce Voyage consiste d'abord, consiste avant tout à traverser des visages. Succession de portraits avec à la fin peut-être, tout au bout, mais tout au bout seulement, la promesse d'une ouverture, d'un paysage.