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Ceuta et Melilla. Mais pourquoi partent-ils ?
Traoré Aminata
PERSEIDES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782915596380
Qui n'a pas gardé en tête la violence des images diffusées en septembre et octobre 2005 sur toutes les chaînes de télévision du monde, montrant de jeunes Maliens, Camerounais, Ivoiriens, etc. , se lançant à l'assaut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc. La plupart ont été refoulés, dans des conditions souvent inhumaines. Certains y ont trouvé la mort, et les survivants traînent leurs blessures. Pourquoi partent-ils ? Quel désespoir les pousse à tout abandonner pour venir se heurter aux murs d'une forteresse nommée Europe ? Cet ouvrage collectif, qui tente de répondre à ces questions, est le résultat des journées commémoratives de Ceuta et Melilla, organisées à Bamako du 29 septembre au 6 octobre 2006 par le Forum pour un autre Mali (FORAM). Il s'efforce de mettre en lumière le lien entre réformes néolibérales, chômage, appauvrissement et émigration clandestine.
Résumé : Il n'est rien de plus encombrant ni aliénant qu'une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des désirs et du discours des autres. Depuis plus de quarante ans, l'Afrique cherche sa voie, mais en vain. Elle est dans l'impasse. Les violences de l'Histoire ayant fait des vainqueurs et des vaincus, des gagnants et des perdants, les rapports entre nations riches et nations pauvres demeurent des rapports de domination qui se perpétuent à travers des mots clés, qui ne sont que mots d'ordre. Pillée et marginalisée, l'Afrique est invitée par les maîtres du monde à se penser pauvre, à se comporter en région pauvre. Les Etats du continent, surendettés et interpellés par une demande sociale forte, se voient contraints d'adopter et d'appliquer des remèdes dont le coût social et humain est exorbitant. Or l'Afrique est la seule à détenir les remèdes à ses maux. Plus que de capitaux, de technologies et d'investisseurs étrangers, elle a besoin de retrouver cette part d'elle-même qui lui a été dérobée : son humanité. Car, contrairement à l'Homo oeconomicus, en se mondialisant, l'humain qui est en chacun de nous et que les Africains revendiquent s'enrichit mais enrichit surtout les autres et met la planète à l'abri de bien des saccages. La grande voix africaine, ancienne ministre malienne de la Culture, signe ici un livre bouleversant sur la douleur d'une Afrique mutilée par la mondialisation libérale.
L?intervention massive de l?armée française au Mali en janvier 2013 a suscité en Afrique un fort sentiment de reconnaissance à l?égard de la France: une véritable lame de fond, expliquant à la fois ces milliers de drapeaux français brandis par des jeunes Maliens dans les rues et l?invitation de François Hollande au récent sommet de l?Union africaine. Des intellectuels africains de grand renom n?ayant jamais été suspects de la moindre complaisance à l?égard de la Françafrique ont approuvé, après moult contorsions mentales il est vrai, l?opération Serval. Ce n?est pas le cas des deux auteurs de cet ouvrage, Aminata Traoré et Boubacar Boris Diop. La brillante sociologue et essayiste malienne échange des lettres avec le romancier sénégalais, connu pour sa rigueur intellectuelle et engagé avec elle, depuis des décennies et en parfaite complicité, dans les mêmes combats politiques. Ils évoquent en premier lieu la crise actuelle au Mali, véritable cas d?école, annonçant davantage une ferme reprise en main néoimpériale de l?Afrique subsaharienne que sa seconde indépendance. Ce dialogue permet aux auteurs de partager leurs réflexions sur les guerres actuelles de l?Occident hors de ses frontières, ainsi que sur la Côte d?Ivoire, la Libye ou l?énigmatique printemps arabe. La forme de l?échange de lettres donne au lecteur l?impression d?une discussion de vive voix entre deux penseurs africains qui lui semblent alors familiers. En ce sens, il ne s?agit pas ici d?un essai classique à quatre mains mais plutôt d?un livre à lire et à écouter.
Nous, peuples d'Afrique, autrefois colonisés et à présent recolonisés à la faveur du capitalisme mondialisé, ne cessons de nous demander: que sommes-nous devenus? Les pays riches ont peur de notre présence quand elle n'est pas susceptible d'ajouter à leur avoir, peur de nos différences quand elles sont trop visibles. Inutiles, les nouveaux naufragés entassés sur des embarcations de fortune, supposées les conduire vers la terre ferme de l'Europe. Invisibles, les désespérés qui traversent l'enfer du désert. Indésirables, ceux qui, menottes aux poignets, sont reconduits dans leur pays d'origine. Mais l'humiliation du continent africain ne réside pas uniquement dans la violence, à laquelle l'Occident nous a habitués. Elle réside également dans notre refus de comprendre ce qui nous arrive. Car il n'y a pas d'un côté une Europe des valeurs et du progrès et de l'autre une Afrique des ténèbres et des malheurs. Cette vision, que certains d'entre nous ont tendance à intérioriser, vole en éclats dès l'instant où l'on touche du doigt les mécanismes de la domination, de la paupérisation et de l'exclusion. Le défi auquel nous faisons face aujourd'hui, c'est d'imaginer des perspectives d'avenir centrées sur les êtres humains. Une réappropriation de nos destins qui fait appel à nos langues, à nos repères, à des valeurs de société et de culture qui nous sont familières." Aminata Traoré
L'ancienne ministre malienne dénonce la politique française et européenne d'immigration, ainsi que le déséquilibre des relations entre les nations africaines et les pays de l'Union européenne, ces derniers imposant leurs règles en matière d'immigration mais aussi de commerce des biens et des services.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.