Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 1/2015 : Représentations militaires dans le mo
Traina Giusto
KLINCKSIECK
19,00 €
Épuisé
EAN :9782252039762
RESUMES Patrice Faure - Les images et les représentations militaires dans le monde romain : quelques éléments de présentation et de réflexion (p. 5-28). Conçu comme une introduction au dossier d'études réunies dans ce volume d'HiMA, l'article présente les objectifs d'un programme collectif de recherche consacré aux images et aux représentations de l'armée et de la guerre à Rome. Longtemps négligées, les sources iconographiques peuvent entretenir un dialogue fécond avec les textes, pour ouvrir d'intéressantes perspectives de recherche en histoire sociale et culturelle de l'armée et du monde militaire romains. Patrick Le Roux - L'aigle, le geste de la main : questions de sens (p. 29-46). Comme le montre l'intitulé de l'article, l'étude propose un essai de réflexion méthodologique sur la lecture et l'interprétation d'images liées aux armées d'époque romaine à partir d'exemples variés peu représentés ou privés de contexte précis. Benoît Rossignol - Il n'y a probablement pas de lion dans le Danube (sur la scène 13 de la colonne Aurélienne) (p. 47-62). La scène 13 de la colonne Aurélienne montre un sacrifice et une traversée de rivière. Abimée, elle est peu lisible. On a proposé récemment de la lire en recourant aux gravures publiées par Bartoli et Bellori au XVIIe siècle. Elle représenterait un sacrifice de lions connu par Lucien. Cette idée est ancienne et doit être réfutée. La scène n'était pas plus lisible quand Bartoli la grava, il est certain que ses gravures sont infidèles. Bartoli et Bellori étaient de grands érudits, le texte de Lucien était connu, ils interprétèrent probablement le relief dégradé à travers leurs connaissances littéraires et humanistes. Les gravures ne peuvent nous aider à comprendre les guerres de Marc Aurèle. Sofie Waebens - La représentation des soldats romains sur les monuments funéraires du IIIe siècle à Nikopolis (Egypte) (p. 63-78). Sur les monuments funéraires des trois premiers siècles de notre ère figurent en grand nombre des soldats romains en tunique ou en cuirasse, avec leurs armes et leurs décorations militaires. L'article étudie la représentation des soldats sur les monuments funéraires provenant de la nécropole située près de la forteresse de Nikopolis en Egypte. Presque tous les monuments datent de la première moitié du iiie siècle et commémorent des soldats décédés de la IIe légion Traiana fortis (et, dans une moindre mesure, leurs fils). L'étude de ce corpus, qui compte 25 tombeaux en tout, révèle le développement d'une variante locale de la tradition funéraire du iiie siècle parmi les soldats romains à Nikopolis. Christophe Schmidt Heidenreich - Remarques sur la représentation monétaire du soldat romain d'après les scènes d'adlocutio (p. 79-98). Le type de l'adlocutio est l'une des principales représentations monétaires du soldat romain sous le Haut-Empire. Introduit par Caligula, il a été repris régulièrement pendant plus de deux siècles. Au cours de cette longue période, le type évolue. Créé pour répondre à des circonstances particulières, il revêt progressivement une signification plus générale. En replaçant chaque émission dans son contexte historique, il est possible de suivre pas à pas cette évolution en analysant les changements apportés à la représentation du soldat. Jean-Pierre Laporte - Images des chasseurs et des soldats de l'Afrique du Nord antique (Maures, Numides, Gétules, etc.) (p. 99-114). Les peuples anciens de l'Afrique du Nord (Maures, Numides, Gétules, etc.) ont jadis constitué des armées et fourni aux armées puniques puis romaines des troupes auxiliaires, essentiellement des cavaliers, les meilleurs du monde méditerranéen, montant à cru de petits chevaux résistants et rapides, armés d'un bouclier rond et de javelines qu'ils jetaient avant de se replier et de revenir à la charge. Leur équipement ultra léger, à l'origine destiné à la chasse, leur a conféré à la guerre un rôle spécialisé de cavalerie auxiliaire. Au petit nombre de documents romains et des textes grecs et latins qui présentent une image des Maures dans les armées punique et romaine répondent des images libyques plus anciennes. Cette mise en perspective montre une grande uniformité et une grande permanence, qui ne sont peut-être pas toujours exemptes d'une simple répétition de stéréotypes, mais qui semblent globalement assez exactes, avec toutefois quelques variantes locales ou régionales. ABSTRACTS Patrice Faure - Military images and representations in the Roman world : elements of presentation and thoughts (p. 5-28). The article is a presentation of a collective research program dedicated to the study of images and representations of the Roman army and war that compose this new issue of HiMA. In interaction with literary and epigraphic sources, images offer new research perspectives to the social and cultural history of the Roman army and military world. Patrick Le Roux - The eagle, the hand gesture : questioning their meaning (p. 29-46). As suggested in the title, the article proposes a methodological essay on the reading and interpreting of images dealing with the Roman army. The study is a greatly detailed examination of varied examples often unrepresented and context deprived. Benoît Rossignol - There is probably no lion in the Danube (on the scene 13 of Marcus Aurelius' column) (p. 47-62). A 17th century printed illustration of Bartoli and Bellori was recently proposed as an enlightenment to the today badly damaged and hardly readable scene 13 of Marcus Aurelius' column, that supposedly shows a sacrifice and crossing of a river. According to this hypothesis based on the idea that the column was in better shape at the time it was drawn, the scene was read as an illustration of the sacrifice of Lions described by Lucian. This old statement has to be refuted as the column wasn't more readable at that time and surely the print isn't accurate. Bartoli and Bellori were great renowned scholars and Lucian's description of the sacrifice was famous. They probably used their literary and humanistic knowledge to interpret the damaged scene. We can then no longer consider the Bartoli print offers a better understanding the Marcus Aurelius' wars. Sofie Waebens - The representation of Roman soldiers on third-century funerary monuments from Nikopolis (Egypt) (p. 63-68). Depictions of Roman soldiers in military dress or armour with their military equipment and decorations prominently displayed are found in large numbers on gravestones throughout the first three centuries AD. This article explores the manner in which soldiers are depicted on funerary monuments from the cemetery near the fortress of Nikopolis in Egypt. Almost all of them date to the first half of the third century and commemorate soldiers of legio II Traiana fortis (and, to a lesser degree, their children). An analysis of this corpus, in all 25 gravestones, reveals that a local variant of the Roman military figural gravestone tradition of the third century AD developed at Nikopolis. The gravestones from Nikopolis therefore also help to illuminate local funerary practice. Christophe Schmidt Heidenreich - Observations on Roman soldiers in monetary representations from adlocutio scenes (p. 79-98). During the Principate, they were few Roman soldier representations in monetary types. One of the most important was the adlocutio-type. Introduced by Caligula, it was regularly reused during the two following centuries which gives us the opportunity to study its changes over a long period of time according to the historical context. Originally created to fit particular circumstances, it progressively gained a more general significance. It also enables an analyze of the changes in the representation of the soldier. Jean-Pierre Laporte - Images of ancient North Africa hunters and soldiers (Moors, Numidians, Getulians, etc) (p. 99-114). Ancient people of North Africa (Moors, Numidians, Gaetulians, etc.) once formed their own armies. Later, they provided the Punic and Roman armies with auxiliary troops. They mostly entered the cavalry and were know as the best riders of the Mediterranean world. Armed with a round shield and spears they could throw, they rode fast tough little horses in a repeated movement of charge and retreat. This ultra light equipment, originally designed for hunting, gave them a specialized role at war, as part of the auxiliary cavalry. The small number of Roman African, Greek or Latin documents echo back to older Libyan images and this great consistency may not always be free of the repetition of stereotypes. However, with some local and regional variations, the description seems pretty accurate overall.
Selon l'expression créée par le latiniste italien Gian Biagio Conte et popularisée dans la littérature scientifique par l'historien français Claude Nicola, on peut considérer l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (C. Plinius Secundus, 23-73 p.C.) comme un véritable "inventaire du monde" romain autour du r" s. p.C. Cette appréciation ne se limite pas aux livres 3-6, consacrés à la géographie. En fait, les 37 livres de cette oeuvre qui transmit au Modernes le savoir des Anciens peuvent être utilisés entre autres dans une perspective à la fois géographique et ethnographique. Car Pline, dans son travail de compilation savante et avisée, conduit avec une discipline de fer (son neveu et fils adoptif Pline le Jeune le raconta dans une célèbre épître : "il avait un génie vigoureux, une ardeur extraordinaire, une très grande puissance de veille. 11 commençait à travailler à la lumière (...) pour s'assurer non d'heureux auspices, mais le temps d'étudier, et cela une fois la nuit bien tombée", Lettres, III, 5), ne s'est pas limité à rassembler des informations tirées des auteurs romains et "étrangers", pour la plupart des Grecs, mais a régulièrement mis en valeur les premiers, dans l'ambition de s'affranchir du poids des autorités grecques et de présenter le monde vu par un Romain. C'est sur le double aspect d'héritage culturel et de recension, deux dimensions généralement associées au terme d'inventaire, que nous avons voulu insister pour donner les lignes directrices de ce recueil d'articles, issu d'un séminaire tenu à Paris-Sorbonne, au premier semestre de l'année universitaire 2016/2017. De l'Afrique du nord au Caucase et à l'Iran, en passant par la Grèce, l'Asie mineure et l'Egypte (sans négliger, bien entendu, la ville de Rome ni l'Italie), nous proposons une série de contributions dans le but d'apporter de nouveaux matériaux à l'appui de l'interprétation d'un texte fondamental pour la compréhension du Principat romain.
Traina Giusto ; Vial Eric ; Chapoutot Johann ; Via
Résumé : Laissons-nous les portes de notre civilisation ouvertes aux barbares, en oubliant nos racines grecques et romaines ? Ou bien sommes-nous les barbares, lorsque nous utilisons bêtement notre passé pour justifier le pire de notre civilisation ? Les exemples de ce que l'on peut appeler la mauvaise réception de l'Antiquité sont légion. Dans ce Livre noir, l'irrévérencieux et savant Giusto Traina en dresse l'histoire incorrecte. Il sélectionne les cas les plus intéressants voire les plus curieux, de 1900 à nos jours. On croisera ce psychiatre militaire américain inspiré par les poèmes homériques ; on évoquera le débat sans merci entre Martin Bernal et ses détracteurs ; on dressera le bêtisier de la démocratie dans la Grèce antique ; on suivra l'usage et l'abus du mythe d'Antigone, de Hegel à Agamben ; on comprendra les controverses sur les statues antiques ; on déchiffrera le conflit idéologique entre la Grèce et la Macédoine du Nord sur l'identité d'Alexandre le Grand ; on s'amusera du kitsch gréco-romain de Las Vegas ou d'une France qui n'en finit pas de se réclamer de ses ancêtres les Gaulois... Ce panorama passionné et jubilatoire de l'usage toxique de l'Antiquité aidera chacun à comprendre, enfin, ce qui est vivant et ce qui est mort dans notre rapport aux Grecs et aux Romains.
RESUMES Christophe Batsch - Les écrits militaires des manuscrits de la mer Morte : le Règlement de la guerre et autres textes guerriers (p. 3-14). Cet article présente le curieux traité militaire juif, jusqu'alors inconnu, découvert parmi les manuscrits de Qumrân (mer Morte). Ce texte, apparenté par bien des aspects aux traités tactiques de l'Antiquité grecque et romaine, est principalement destiné à préparer la guerre eschatologique des justes (les "fils de lumière") contre les impies et les renégats (les "fils de ténèbres"). Une interprétation nouvelle avancée ici vise à resituer l'introduction de l'éditeur final dans le contexte historique des guerres qui eurent pour cadre la Judée durant les deux siècles précédant l'ère commune. Mordechai Gichon - Herodes - Traianus - Hadrianus. The Military Angle (p. 15-22). The period from Herod to Hadrian is of major importance in the history of the Jewish people. The article studies the reigns of Herod, Trajanus and Hadrian, particularly the military aspects of Herod's policy, the Jewish revolt under Trajanus and Hadrian's policy towards the Jews. Saskia Roselaar - Battle formation in the Roman Republic : parade show or practical purpose ? (p. 23-54). This article investigates the formation of battle in the training necessary to achieve competence in these formations. It investigates how the Roman army was drawn up for battle, and how this battle order functioned to the army's advantage. Secondly, in order to see how soldiers might have learned the required skills, it examines the ancient evidence for training practices, and identifies some of the problems that new recruits face by looking at re-enactment groups portraying ancient marching and battle training. Finally, it examines descriptions of battles in historical narratives. Thus it will become clear what kind of manoeuvres were used and what training would have been needed in order to make soldiers competent in executing these movements. Javier Bermejo Meléndez - Los Britones y el castellum de Tamuda en el contexto de las provincias mauritanas (p. 55-76). El campamento de Tamuda supone uno de los establecimientos militares de la Tingitana mejor conocidos. A día de hoy y tras un nuevo periodo de intervenciones en el solar de la instalación se comprueba como las distintas fases y remodelaciones estuvieron directamente relacionadas con las tropas acantonadas, conocidas algunas de ellas gracias a los testimonios epigráficos como un posible cuerpo de caballería briton procedente de la Caesarensis a mediados del s. II d. C. Este movimiento de tropas se enmarca en el contexto de disturbios que desde momentos de Antonino Pío se suceden en el territorio de Mauritania que originará el envío de tropas desde otros puntos del imperio como Panonia o Dacia las cuales introducirán nuevos modelos defensivos. Marco Rocco - Viri militares of the third century in the Historia Augusta. A review (p. 77-100). The aim of this contribution is to present a review of the viri militares listed in the third century's Lives of the Historia Augusta, both real persons and those who certainly or probably were invented. The expression viri militares is applied only to non-senators who appear in some way associated to offices of a military nature. At the end, it is argued that the pro-senatorial author of the Historia Augusta avoided extending his negative judgment on the army to the highest levels of the "military caste", to which belonged many contemporary political authorities. Dan Dana - Un légionnaire de Mésie dans l'Empire des Gaules : relecture et commentaire de l'épitaphe CIL, XIII, 595 = ILA, Bordeaux, 69 (p. 101-112). La relecture d'un autel funéraire de Bordeaux permet de reconnaître l'identité du défunt, un légionnaire d'une unité dont le nom reste pourtant énigmatique. Originaire de Mésie (civis Mensiacus), à une époque où les militaires des provinces danubiennes continuent d'être très nombreux, il est honoré par ses compagnons d'armes dans la seconde moitié du IIIe s. apr. J. -C. , sans doute lors de l'existence de l'Empire des Gaules. Ce document nous renseigne sur le destin d'un soldat ordinaire d'une armée et d'un Empire en mutation. Charlie Mesnil - La logistique des armées royales hellénistiques (p. 113-126). Cet article a pour objet la logistique des armées royales et son impact sur les guerres hellénistiques. Dans un premier temps, nous étudions la question du ravitaillement des soldats, question complexe du fait de la multiplicité des sources d'approvisionnement (greniers royaux, aide des alliés, pillage, réquisitions, et marchés), ainsi que celle de la fourniture des armes aux soldats. Dans un second temps, nous nous intéressons au transport et au déplacement des troupes (avec tous leurs bagages) et de tous ceux qui les accompagnaient, en tentant d'évaluer la part de ces derniers. La progression des armées se heurtait aux obstacles naturels ou à ceux qui étaient constitués par l'Homme. La dernière partie est consacrée au logement des troupes. Les camps et les baraquements des armées hellénistiques sont peu connus, notamment en comparaison des camps romains. Les camps hellénistiques pouvaient constituer en une combinaison de protections naturelles et de fortifications. La cohabitation entre les civils et les soldats lors du cantonnement des armées est connue par les papyri, qui décrivent avant tout des relations conflictuelles.
Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires. Avant l'ère des Grandes Découvertes, qui déclencha l'intégration de tous les continents dans un espace unifié, les empires perse, chinois ou romain avaient déjà les dimensions d'un monde. Dans les sociétés prémodernes, la guerre était profondément enracinée dans les structures de la société, représentant plutôt la nonne. Pour mieux le comprendre, ce tome I s'ouvre sur les premières traces de guerre entre groupes humains, se prolonge par l'étude des mondes méditerranéens, chinois et indiens, pour s'achever sur les conflits médiévaux, de la guerre de Cent Ans à l'expansion mongole, en passant par les conquêtes de l'Islam. Ainsi, à travers l'histoire mondiale de la guerre se dessine une histoire guerrière du monde, de la préhistoire au Moyen Age. LES AUTEURS : Giusto Traira (dir.), Michele Bernardini, Jean-Claude Cheynet, Omar Coloru, Jean-Christophe Couvenhes, Immacolata Eramo, Guillaume Gernez, Xavier Hélary, Sylvain Janniard et Maxime Petitjean.