
Mondes en guerre. Tome 1, De la préhistoire au Moyen Age
Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires. Avant l'ère des Grandes Découvertes, qui déclencha l'intégration de tous les continents dans un espace unifié, les empires perse, chinois ou romain avaient déjà les dimensions d'un monde. Dans les sociétés prémodernes, la guerre était profondément enracinée dans les structures de la société, représentant plutôt la nonne. Pour mieux le comprendre, ce tome I s'ouvre sur les premières traces de guerre entre groupes humains, se prolonge par l'étude des mondes méditerranéens, chinois et indiens, pour s'achever sur les conflits médiévaux, de la guerre de Cent Ans à l'expansion mongole, en passant par les conquêtes de l'Islam. Ainsi, à travers l'histoire mondiale de la guerre se dessine une histoire guerrière du monde, de la préhistoire au Moyen Age. LES AUTEURS : Giusto Traira (dir.), Michele Bernardini, Jean-Claude Cheynet, Omar Coloru, Jean-Christophe Couvenhes, Immacolata Eramo, Guillaume Gernez, Xavier Hélary, Sylvain Janniard et Maxime Petitjean.
| Nombre de pages | 750 |
|---|---|
| Date de parution | 18/09/2019 |
| Poids | 2 294g |
| Largeur | 198mm |
| SKU: | 9782379332463 |
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| EAN | 9782379332463 |
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| Titre | Mondes en guerre. Tome 1, De la préhistoire au Moyen Age |
| Auteur | Traina Giusto |
| Editeur | PASSES COMPOSES |
| Largeur | 198 |
| Poids | 2294 |
| Date de parution | 20190918 |
| Nombre de pages | 750,00 € |
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Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 4/2016 : Tyrannis, basileia, imperium, les com
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Benoît Rossignol - Il n'y a probablement pas de lion dans le Danube (sur la scène 13 de la colonne Aurélienne) (p. 47-62). La scène 13 de la colonne Aurélienne montre un sacrifice et une traversée de rivière. Abimée, elle est peu lisible. On a proposé récemment de la lire en recourant aux gravures publiées par Bartoli et Bellori au XVIIe siècle. Elle représenterait un sacrifice de lions connu par Lucien. Cette idée est ancienne et doit être réfutée. La scène n'était pas plus lisible quand Bartoli la grava, il est certain que ses gravures sont infidèles. Bartoli et Bellori étaient de grands érudits, le texte de Lucien était connu, ils interprétèrent probablement le relief dégradé à travers leurs connaissances littéraires et humanistes. Les gravures ne peuvent nous aider à comprendre les guerres de Marc Aurèle. Sofie Waebens - La représentation des soldats romains sur les monuments funéraires du IIIe siècle à Nikopolis (Egypte) (p. 63-78). Sur les monuments funéraires des trois premiers siècles de notre ère figurent en grand nombre des soldats romains en tunique ou en cuirasse, avec leurs armes et leurs décorations militaires. L'article étudie la représentation des soldats sur les monuments funéraires provenant de la nécropole située près de la forteresse de Nikopolis en Egypte. Presque tous les monuments datent de la première moitié du iiie siècle et commémorent des soldats décédés de la IIe légion Traiana fortis (et, dans une moindre mesure, leurs fils). L'étude de ce corpus, qui compte 25 tombeaux en tout, révèle le développement d'une variante locale de la tradition funéraire du iiie siècle parmi les soldats romains à Nikopolis. Christophe Schmidt Heidenreich - Remarques sur la représentation monétaire du soldat romain d'après les scènes d'adlocutio (p. 79-98). Le type de l'adlocutio est l'une des principales représentations monétaires du soldat romain sous le Haut-Empire. Introduit par Caligula, il a été repris régulièrement pendant plus de deux siècles. Au cours de cette longue période, le type évolue. Créé pour répondre à des circonstances particulières, il revêt progressivement une signification plus générale. En replaçant chaque émission dans son contexte historique, il est possible de suivre pas à pas cette évolution en analysant les changements apportés à la représentation du soldat. Jean-Pierre Laporte - Images des chasseurs et des soldats de l'Afrique du Nord antique (Maures, Numides, Gétules, etc.) (p. 99-114). Les peuples anciens de l'Afrique du Nord (Maures, Numides, Gétules, etc.) ont jadis constitué des armées et fourni aux armées puniques puis romaines des troupes auxiliaires, essentiellement des cavaliers, les meilleurs du monde méditerranéen, montant à cru de petits chevaux résistants et rapides, armés d'un bouclier rond et de javelines qu'ils jetaient avant de se replier et de revenir à la charge. 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