
428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain
428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire: rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement: le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge. Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu'affectionnaient les compilateurs, Giusto Traîna propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire impératrice Galla Placidia.
| Nombre de pages | 282 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2009 |
| Poids | 386g |
| Largeur | 150mm |
| SKU: | 9782251380995 |
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| EAN | 9782251380995 |
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| Titre | 428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain |
| Auteur | Traina Giusto ; Marino Gérard ; Dagron Gilbert |
| Editeur | BELLES LETTRES |
| Largeur | 150 |
| Poids | 386 |
| Date de parution | 20090904 |
| Nombre de pages | 282,00 € |
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428, une année ordinaire à la fin de l'Empire romain
Traina Giusto ; Dagron Gilbert ; Marino Gérard428 est une année sans presque autre événement mémorable que la chute du royaume d?Arménie, perdu aux confins d?un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d?être une année sans histoire : rien n?est fait, rien n?est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s?étiole avec panache, plusieurs fonctionnaires civils et beaucoup de commandants militaires ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l?Antiquité devient l?aube du Moyen Âge.Giusto Traina propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, monastères, et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, Théodose II, ou le roi des Vandales Genséric, les figures peu banales et hautes en couleur du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l?extraordinaire Galla Placidia, qui fut successivement épouse d?un roi barbare, impératrice d?Occident, et enfin reine mère du jeune Valentinien III.Giusto Traina est historien et professeur d?histoire romaine à Sorbonne Université.Traduit de l?italien par Gérard Marino.Notes Biographiques : Docteur en histoire de l'art (Paris 4, 1986). Professeur d'histoire romaine à l'Université de Lecce, Italie, et professeur associé d'histoire ancienne à l'Université de Paris 8 (en 2006).ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,55 € -

Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 4/2016 : Tyrannis, basileia, imperium, les com
Traina GiustoGerbert Bouyssou - Les tyrans syracusains et la qualification par la victoire : les fonctions de stratège autocratôr de Gélon à Agathocle, ve-iiie siècles avant J. -C. (p. 17-32). A Syracuse, la charge de stratège autocratôr a souvent été perçue comme une étape obligée dans le processus d'accession à la tyrannie : à travers l'examen des prises du pouvoir de Gélon, Denys l'Ancien et Agathocle, nous verrons que cette affirmation doit être relativisée, même si, en Sicile, la victoire militaire qualifiait effectivement pour l'autorité suprême. Jean-Christophe Couvenhes - Le portrait de Nabis et de ses mercenaires par Polybe 13. 6. 1-10 et 8. 1-2 : quels gardes du corps pour quelle légitimité politique ? (p. 33-56). Nabis dirigea la cité hellénistique de Sparte durant une quinzaine d'années, de la bataille de Mantinée de 207 jusqu'en 192 av. J. -C. , année où il fut assassiné. Le portrait que dresse Polybe, au livre XIII de ses Histoires, caractérise Nabis comme un tyrannos. N'est-il pas possible aussi de considérer le personnage comme un basileus ? Pour cela, il faut revenir sur le portrait polybien et sur la place qu'y occupent ses mercenaires. Ne peut-on pas considérer les mercenaires de Nabis comme une garde royale ? Pierre-Olivier Hochard - L'usurpation d'Achaios : une expérience originale de monarchie militaire ? (p. 57-70). Qu'il s'agisse de l'usurpation de Molon en 222 ou du processus d'émancipation des Hautes Satrapies (Sogdiane et Bactriane), la seconde moitié du iiie siècle apparaît dans l'histoire du domaine séleucide comme une période de fragilisation du pouvoir dynastique et surtout de fractionnement du royaume. Dans cette dynamique, l'Asie Mineure occupe une place particulière. Cette région est en effet le théâtre d'une émancipation politique menée par les dynastes de Pergame. Elle est aussi le point de départ de deux usurpations menées par des membres de la famille royale (Antiochos Hiérax et Achaios) qui, forts de leur pouvoir militaire, tentent de légitimer leur processus d'accession à la fonction suprême. Il semble pourtant que l'usurpation d'Achaios présente une réelle singularité. Auréolé de ses victoires et de son prestige militaire, appuyé par des troupes fidèles qui le proclament roi, Achaios inscrit sa démarche politique dans le processus militaire propre aux monarchies hellénistiques. Tant par son action militaire que par les symboles de son pouvoir, Achaios ne semble pourtant pas se dresser contre les fondements institutionnels du royaume de Séleucos Ier, ni contre le roi légitime. Achaios n'a-t-il pas tenté d'instaurer en Asie Mineure une monarchie indépendante nourrie de l'idéologie séleucide ? L'usurpation d'Achaios ne serait-elle pas alors une expérience originale de monarchie militaire, "soeur cadette" de celle d'Antiochos III, roi issu de la branche aînée de la dynastie ? Raphaëlle Laignoux - Les chefs et leurs troupes : s'assurer la fidélité des soldats pendant les guerres civiles des années 44-30 (p. 71-94). Les années 44-30 constituent une période de guerre civile intense, durant laquelle les rivalités politiques sont souvent résolues sur le champ de bataille. Cette prégnance de la guerre pour arbitrer les divisions politiques donne évidemment une importance cruciale aux soldats, mais entraîne aussi le renouvellement durant la période des pratiques d'interaction entre un "chef" et ses troupes. En effet, pour fidéliser leurs hommes, les principaux prétendants au pouvoir de la période, que l'on ne peut pas présenter simplement comme des hommes "charismatiques" , se voient forcés de développer des stratégies qui, tout en reprenant souvent des pratiques existantes (dons matériels, contiones...), sont utilisées dans des combinaisons et avec une systématicité tout à fait inédites. Cet article étudie les interactions précises qui lient les principaux prétendants au pouvoir et leurs soldats, dont ils cherchent à obtenir l'adhésion et l'engagement dans une période de concurrence exacerbée. Cette étude des pratiques de légitimation entre 44 et 30 permet aussi de (ré)évaluer le poids pris par la sphère militaire dans la vie politique romaine entre République et Principat. Dorian Bocciarelli - La légitimation de l'empereur par le consensus exercituum pendant l'année des Quatre Empereurs (p. 95-112). La mort de Néron fuit suivie d'une période de guerres civiles, la plus importante que le principat ait connue jusqu'alors. A la différence des princes Julio-Claudiens, les quatre empereurs qui se sont succédé pendant les années 68-69 apr. J. -C. n'avaient aucun lien de parenté avec le fondateur du nouveau régime, et ils ne pouvaient pas, à ce titre, revendiquer une quelconque légitimité dynastique. Pour pallier cette difficulté, les candidats à l'empire se sont appuyés sur le consensus uniuersorum, dont une des principales composantes était le consensus exercituum, sans doute la plus importante en cette période de guerres civiles qui voyaient les légions acclamer leur légat dans les provinces de l'Empire. C'est cette notion et sa matérialisation iconographique sur les monnaies émises durant l'année des quatre empereurs que nous nous proposons d'analyser. Sylvain Janniard - Accession au pouvoir impérial et consensus des troupes au ive siècle après J. -C. (p. 113-126). Dans la seconde moitié du iiie siècle, les rapports plus étroits entre le pouvoir impérial et son armée ont amené l'institution militaire à mettre en place des mécanismes précis pour garantir l'assentiment des troupes à un candidat à la fonction suprême. La contribution s'attache à montrer ces mécanismes à l'oeuvre dans quelques proclamations bien documentées du ive siècle. Après un rappel des circonstances présidant au choix d'un nouvel empereur et des qualités attendues de sa personne afin de provoquer la plus large adhésion, la contribution se concentre sur deux moments précis : la recherche du consensus dans le groupe militaire qui proclame l'empereur, à partir de l'exemple de la proclamation de Valentinien en 364 ; l'obtention, parfois complexe, de l'assentiment de toutes les armées impériales à un nouvel empereur. Le dossier rassemblé permet d'écarter l'idée encore répandue d'une armée tardive fondamentalement putschiste. ABSTRACTS Gerbert Bouyssou - Qualifying for rulership : the victories of the Syracusan tyrants and the functions of strategos autokrator from Gelo to Agathocles (5th-3rd century BC) (p. 17-32). In Syracuse the strategos autocrator function has often been considered as an obligatory step in the process of tyranny. By analysing Gelo, Dionysius the Elder and Agathocles coups d'état we shall be less affirmative, even if, in Sicilia, military victory qualified indeed for supreme power. Jean-Christophe Couvenhes - The polybian portrait of Nabis and his mercenaries, in Histories 13. 6. 110 and 8. 1-2 : what bodyguards for what political legitimacy ? (p. 33-56). Nabis ruled the Hellenistic city of Sparta for about fifteen years, from 207 to 192 BC. , when he was assassinated. The polybian portrait of Nabis and his mercenaries, in Histories 13. 6. 1-10 and 8. 1-2, characterizes Nabis as a tyrannos. Why can't we consider Nabis as a basileus ? We have to reconsider the polybian portrait of nabis and his mercenaries. Can't this merceneraies be regarder as a royal guard ? Pierre-Olivier Hochard - Achaeus' usurpation : an original experience of military monarchy ? (p. 57-70). The second-half of the third century looks like an area of Seleucids' weakness and splitting of their kingdom. Molon's usurping in 222 BC or sedition of Sogdian and Bactrian illustrate this dynamic, in which Asia Minor occupies a very singular place. Dynasts political emancipation from Attalids' rule started in this region, where two dynasty-members - Antiochus Hierax and Achaeus - tried to legitimate their royal claim by military power. Achaeus' usurpation could yet be very particular. His political and military approach (victory, acclamation by an army...) seems, indeed, to be in keeping with basis of Hellenistic monarchies. However, Achaeus didn't seem to rise against the royal institutions or the lawful king. Did Acheus try to establish in Asia Minor an independent kingdom based on Seleucid's ideology ? Could Achaeus' usurpation thus be an original experience of military power, foreshadowing Antiochus III's monarchy ? Raphaëlle Laignoux - The leaders and their troops : ensuring the loyalty of soldiers during the civil wars (44-30 BC) (p. 71-94). During the intense civil wars of the period spanning from 44 to 30, political rivalries were often sorted out on the battlefield. Not only did the role played by war in the resolution of political conflicts put the soldiers in a particularly forward position, it also changed the dynamics between the leaders and their troops. Indeed, in order to consolidate their loyalty, the aspiring leaders, who cannot be merely described as "charismatic", developped various strategies. These strategies reproduced existing practices, such as material rewards, contiones, etc. , but their frequency was dramatically increased and they were combined in new ways. This paper tackles the concrete interactions between leaders and soldiers in this time of competition for power. Examining the legitimizing processes in the military sphere between 44 and 30 will allow us to reevaluate the weight given to the army and the role it played in the transition from Republic to Empire. Dorian Bocciarelli - Legitimizing the emperor : consensus exercituum during the Year of the Four Emperors (p. 95-112). The death of emperor Nero was followed by a period of civil wars, the most important during the principate. Unlike the Julio-Claudians, the four emperors who succeed each other during the years AD 68-69 had no family relationship with the founder of the principate. Therefore, they could not assert their legitimacy as members of Augustus' family. In order to overcome this difficulty, the contenders based their legitimacy on the consensus uniuersorum and especially on the consensus exercituum, undoubtedly its most important part during this civil war in which legionaries proclaimed their legati emperors in the provinces. The aim of this paper is to describe and analyse the consensus exercituum as a coin type on the roman coins minted during the year of the four emperors. Sylvain Janniard - Rise to power and the consensus of the troops in the 4th century AD (p. 113-126). From the second half of the 3rd century AD on, because of new relations between the imperial power and its army, the military institution sets up mechanisms to ensure that the troops give their approval to a candidate for the highest imperial office. These mechanisms will be studied for some well documented imperial proclamation in the 4th century. 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Mondes en guerre. Tome 1, De la préhistoire au Moyen Age
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Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 2/2015
Traina GiustoRESUMES Christophe Batsch - Les écrits militaires des manuscrits de la mer Morte : le Règlement de la guerre et autres textes guerriers (p. 3-14). Cet article présente le curieux traité militaire juif, jusqu'alors inconnu, découvert parmi les manuscrits de Qumrân (mer Morte). Ce texte, apparenté par bien des aspects aux traités tactiques de l'Antiquité grecque et romaine, est principalement destiné à préparer la guerre eschatologique des justes (les "fils de lumière") contre les impies et les renégats (les "fils de ténèbres"). Une interprétation nouvelle avancée ici vise à resituer l'introduction de l'éditeur final dans le contexte historique des guerres qui eurent pour cadre la Judée durant les deux siècles précédant l'ère commune. Mordechai Gichon - Herodes - Traianus - Hadrianus. The Military Angle (p. 15-22). The period from Herod to Hadrian is of major importance in the history of the Jewish people. The article studies the reigns of Herod, Trajanus and Hadrian, particularly the military aspects of Herod's policy, the Jewish revolt under Trajanus and Hadrian's policy towards the Jews. Saskia Roselaar - Battle formation in the Roman Republic : parade show or practical purpose ? (p. 23-54). This article investigates the formation of battle in the training necessary to achieve competence in these formations. It investigates how the Roman army was drawn up for battle, and how this battle order functioned to the army's advantage. Secondly, in order to see how soldiers might have learned the required skills, it examines the ancient evidence for training practices, and identifies some of the problems that new recruits face by looking at re-enactment groups portraying ancient marching and battle training. Finally, it examines descriptions of battles in historical narratives. Thus it will become clear what kind of manoeuvres were used and what training would have been needed in order to make soldiers competent in executing these movements. Javier Bermejo Meléndez - Los Britones y el castellum de Tamuda en el contexto de las provincias mauritanas (p. 55-76). El campamento de Tamuda supone uno de los establecimientos militares de la Tingitana mejor conocidos. A día de hoy y tras un nuevo periodo de intervenciones en el solar de la instalación se comprueba como las distintas fases y remodelaciones estuvieron directamente relacionadas con las tropas acantonadas, conocidas algunas de ellas gracias a los testimonios epigráficos como un posible cuerpo de caballería briton procedente de la Caesarensis a mediados del s. II d. C. Este movimiento de tropas se enmarca en el contexto de disturbios que desde momentos de Antonino Pío se suceden en el territorio de Mauritania que originará el envío de tropas desde otros puntos del imperio como Panonia o Dacia las cuales introducirán nuevos modelos defensivos. Marco Rocco - Viri militares of the third century in the Historia Augusta. A review (p. 77-100). The aim of this contribution is to present a review of the viri militares listed in the third century's Lives of the Historia Augusta, both real persons and those who certainly or probably were invented. The expression viri militares is applied only to non-senators who appear in some way associated to offices of a military nature. At the end, it is argued that the pro-senatorial author of the Historia Augusta avoided extending his negative judgment on the army to the highest levels of the "military caste", to which belonged many contemporary political authorities. Dan Dana - Un légionnaire de Mésie dans l'Empire des Gaules : relecture et commentaire de l'épitaphe CIL, XIII, 595 = ILA, Bordeaux, 69 (p. 101-112). La relecture d'un autel funéraire de Bordeaux permet de reconnaître l'identité du défunt, un légionnaire d'une unité dont le nom reste pourtant énigmatique. Originaire de Mésie (civis Mensiacus), à une époque où les militaires des provinces danubiennes continuent d'être très nombreux, il est honoré par ses compagnons d'armes dans la seconde moitié du IIIe s. apr. J. -C. , sans doute lors de l'existence de l'Empire des Gaules. Ce document nous renseigne sur le destin d'un soldat ordinaire d'une armée et d'un Empire en mutation. Charlie Mesnil - La logistique des armées royales hellénistiques (p. 113-126). Cet article a pour objet la logistique des armées royales et son impact sur les guerres hellénistiques. Dans un premier temps, nous étudions la question du ravitaillement des soldats, question complexe du fait de la multiplicité des sources d'approvisionnement (greniers royaux, aide des alliés, pillage, réquisitions, et marchés), ainsi que celle de la fourniture des armes aux soldats. Dans un second temps, nous nous intéressons au transport et au déplacement des troupes (avec tous leurs bagages) et de tous ceux qui les accompagnaient, en tentant d'évaluer la part de ces derniers. La progression des armées se heurtait aux obstacles naturels ou à ceux qui étaient constitués par l'Homme. La dernière partie est consacrée au logement des troupes. Les camps et les baraquements des armées hellénistiques sont peu connus, notamment en comparaison des camps romains. Les camps hellénistiques pouvaient constituer en une combinaison de protections naturelles et de fortifications. 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