
428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain
428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire: rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement: le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge. Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu'affectionnaient les compilateurs, Giusto Traîna propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire impératrice Galla Placidia.
| Nombre de pages | 282 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2009 |
| Poids | 386g |
| Largeur | 150mm |
| SKU: | 9782251380995 |
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| EAN | 9782251380995 |
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| Titre | 428. Une année ordinaire à la fin de l'empire romain |
| Auteur | Traina Giusto ; Marino Gérard ; Dagron Gilbert |
| Editeur | BELLES LETTRES |
| Largeur | 150 |
| Poids | 386 |
| Date de parution | 20090904 |
| Nombre de pages | 282,00 € |
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Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 4/2016 : Tyrannis, basileia, imperium, les com
Traina GiustoGerbert Bouyssou - Les tyrans syracusains et la qualification par la victoire : les fonctions de stratège autocratôr de Gélon à Agathocle, ve-iiie siècles avant J. -C. (p. 17-32). A Syracuse, la charge de stratège autocratôr a souvent été perçue comme une étape obligée dans le processus d'accession à la tyrannie : à travers l'examen des prises du pouvoir de Gélon, Denys l'Ancien et Agathocle, nous verrons que cette affirmation doit être relativisée, même si, en Sicile, la victoire militaire qualifiait effectivement pour l'autorité suprême. Jean-Christophe Couvenhes - Le portrait de Nabis et de ses mercenaires par Polybe 13. 6. 1-10 et 8. 1-2 : quels gardes du corps pour quelle légitimité politique ? (p. 33-56). Nabis dirigea la cité hellénistique de Sparte durant une quinzaine d'années, de la bataille de Mantinée de 207 jusqu'en 192 av. J. -C. , année où il fut assassiné. Le portrait que dresse Polybe, au livre XIII de ses Histoires, caractérise Nabis comme un tyrannos. N'est-il pas possible aussi de considérer le personnage comme un basileus ? Pour cela, il faut revenir sur le portrait polybien et sur la place qu'y occupent ses mercenaires. Ne peut-on pas considérer les mercenaires de Nabis comme une garde royale ? Pierre-Olivier Hochard - L'usurpation d'Achaios : une expérience originale de monarchie militaire ? (p. 57-70). Qu'il s'agisse de l'usurpation de Molon en 222 ou du processus d'émancipation des Hautes Satrapies (Sogdiane et Bactriane), la seconde moitié du iiie siècle apparaît dans l'histoire du domaine séleucide comme une période de fragilisation du pouvoir dynastique et surtout de fractionnement du royaume. Dans cette dynamique, l'Asie Mineure occupe une place particulière. Cette région est en effet le théâtre d'une émancipation politique menée par les dynastes de Pergame. Elle est aussi le point de départ de deux usurpations menées par des membres de la famille royale (Antiochos Hiérax et Achaios) qui, forts de leur pouvoir militaire, tentent de légitimer leur processus d'accession à la fonction suprême. Il semble pourtant que l'usurpation d'Achaios présente une réelle singularité. Auréolé de ses victoires et de son prestige militaire, appuyé par des troupes fidèles qui le proclament roi, Achaios inscrit sa démarche politique dans le processus militaire propre aux monarchies hellénistiques. Tant par son action militaire que par les symboles de son pouvoir, Achaios ne semble pourtant pas se dresser contre les fondements institutionnels du royaume de Séleucos Ier, ni contre le roi légitime. Achaios n'a-t-il pas tenté d'instaurer en Asie Mineure une monarchie indépendante nourrie de l'idéologie séleucide ? L'usurpation d'Achaios ne serait-elle pas alors une expérience originale de monarchie militaire, "soeur cadette" de celle d'Antiochos III, roi issu de la branche aînée de la dynastie ? Raphaëlle Laignoux - Les chefs et leurs troupes : s'assurer la fidélité des soldats pendant les guerres civiles des années 44-30 (p. 71-94). Les années 44-30 constituent une période de guerre civile intense, durant laquelle les rivalités politiques sont souvent résolues sur le champ de bataille. Cette prégnance de la guerre pour arbitrer les divisions politiques donne évidemment une importance cruciale aux soldats, mais entraîne aussi le renouvellement durant la période des pratiques d'interaction entre un "chef" et ses troupes. En effet, pour fidéliser leurs hommes, les principaux prétendants au pouvoir de la période, que l'on ne peut pas présenter simplement comme des hommes "charismatiques" , se voient forcés de développer des stratégies qui, tout en reprenant souvent des pratiques existantes (dons matériels, contiones...), sont utilisées dans des combinaisons et avec une systématicité tout à fait inédites. Cet article étudie les interactions précises qui lient les principaux prétendants au pouvoir et leurs soldats, dont ils cherchent à obtenir l'adhésion et l'engagement dans une période de concurrence exacerbée. Cette étude des pratiques de légitimation entre 44 et 30 permet aussi de (ré)évaluer le poids pris par la sphère militaire dans la vie politique romaine entre République et Principat. Dorian Bocciarelli - La légitimation de l'empereur par le consensus exercituum pendant l'année des Quatre Empereurs (p. 95-112). La mort de Néron fuit suivie d'une période de guerres civiles, la plus importante que le principat ait connue jusqu'alors. A la différence des princes Julio-Claudiens, les quatre empereurs qui se sont succédé pendant les années 68-69 apr. J. -C. n'avaient aucun lien de parenté avec le fondateur du nouveau régime, et ils ne pouvaient pas, à ce titre, revendiquer une quelconque légitimité dynastique. Pour pallier cette difficulté, les candidats à l'empire se sont appuyés sur le consensus uniuersorum, dont une des principales composantes était le consensus exercituum, sans doute la plus importante en cette période de guerres civiles qui voyaient les légions acclamer leur légat dans les provinces de l'Empire. C'est cette notion et sa matérialisation iconographique sur les monnaies émises durant l'année des quatre empereurs que nous nous proposons d'analyser. Sylvain Janniard - Accession au pouvoir impérial et consensus des troupes au ive siècle après J. -C. (p. 113-126). Dans la seconde moitié du iiie siècle, les rapports plus étroits entre le pouvoir impérial et son armée ont amené l'institution militaire à mettre en place des mécanismes précis pour garantir l'assentiment des troupes à un candidat à la fonction suprême. La contribution s'attache à montrer ces mécanismes à l'oeuvre dans quelques proclamations bien documentées du ive siècle. Après un rappel des circonstances présidant au choix d'un nouvel empereur et des qualités attendues de sa personne afin de provoquer la plus large adhésion, la contribution se concentre sur deux moments précis : la recherche du consensus dans le groupe militaire qui proclame l'empereur, à partir de l'exemple de la proclamation de Valentinien en 364 ; l'obtention, parfois complexe, de l'assentiment de toutes les armées impériales à un nouvel empereur. Le dossier rassemblé permet d'écarter l'idée encore répandue d'une armée tardive fondamentalement putschiste. ABSTRACTS Gerbert Bouyssou - Qualifying for rulership : the victories of the Syracusan tyrants and the functions of strategos autokrator from Gelo to Agathocles (5th-3rd century BC) (p. 17-32). In Syracuse the strategos autocrator function has often been considered as an obligatory step in the process of tyranny. By analysing Gelo, Dionysius the Elder and Agathocles coups d'état we shall be less affirmative, even if, in Sicilia, military victory qualified indeed for supreme power. Jean-Christophe Couvenhes - The polybian portrait of Nabis and his mercenaries, in Histories 13. 6. 110 and 8. 1-2 : what bodyguards for what political legitimacy ? (p. 33-56). Nabis ruled the Hellenistic city of Sparta for about fifteen years, from 207 to 192 BC. , when he was assassinated. The polybian portrait of Nabis and his mercenaries, in Histories 13. 6. 1-10 and 8. 1-2, characterizes Nabis as a tyrannos. Why can't we consider Nabis as a basileus ? We have to reconsider the polybian portrait of nabis and his mercenaries. Can't this merceneraies be regarder as a royal guard ? Pierre-Olivier Hochard - Achaeus' usurpation : an original experience of military monarchy ? (p. 57-70). The second-half of the third century looks like an area of Seleucids' weakness and splitting of their kingdom. Molon's usurping in 222 BC or sedition of Sogdian and Bactrian illustrate this dynamic, in which Asia Minor occupies a very singular place. Dynasts political emancipation from Attalids' rule started in this region, where two dynasty-members - Antiochus Hierax and Achaeus - tried to legitimate their royal claim by military power. Achaeus' usurpation could yet be very particular. His political and military approach (victory, acclamation by an army...) seems, indeed, to be in keeping with basis of Hellenistic monarchies. However, Achaeus didn't seem to rise against the royal institutions or the lawful king. Did Acheus try to establish in Asia Minor an independent kingdom based on Seleucid's ideology ? Could Achaeus' usurpation thus be an original experience of military power, foreshadowing Antiochus III's monarchy ? Raphaëlle Laignoux - The leaders and their troops : ensuring the loyalty of soldiers during the civil wars (44-30 BC) (p. 71-94). During the intense civil wars of the period spanning from 44 to 30, political rivalries were often sorted out on the battlefield. Not only did the role played by war in the resolution of political conflicts put the soldiers in a particularly forward position, it also changed the dynamics between the leaders and their troops. Indeed, in order to consolidate their loyalty, the aspiring leaders, who cannot be merely described as "charismatic", developped various strategies. These strategies reproduced existing practices, such as material rewards, contiones, etc. , but their frequency was dramatically increased and they were combined in new ways. This paper tackles the concrete interactions between leaders and soldiers in this time of competition for power. Examining the legitimizing processes in the military sphere between 44 and 30 will allow us to reevaluate the weight given to the army and the role it played in the transition from Republic to Empire. Dorian Bocciarelli - Legitimizing the emperor : consensus exercituum during the Year of the Four Emperors (p. 95-112). The death of emperor Nero was followed by a period of civil wars, the most important during the principate. Unlike the Julio-Claudians, the four emperors who succeed each other during the years AD 68-69 had no family relationship with the founder of the principate. Therefore, they could not assert their legitimacy as members of Augustus' family. In order to overcome this difficulty, the contenders based their legitimacy on the consensus uniuersorum and especially on the consensus exercituum, undoubtedly its most important part during this civil war in which legionaries proclaimed their legati emperors in the provinces. The aim of this paper is to describe and analyse the consensus exercituum as a coin type on the roman coins minted during the year of the four emperors. Sylvain Janniard - Rise to power and the consensus of the troops in the 4th century AD (p. 113-126). From the second half of the 3rd century AD on, because of new relations between the imperial power and its army, the military institution sets up mechanisms to ensure that the troops give their approval to a candidate for the highest imperial office. These mechanisms will be studied for some well documented imperial proclamation in the 4th century. First, the circumstances which dictate the choice of a new emperor and the qualities expected from him to gain the largest support will be examined. Then the study will concentrate on two key moments : first the search for the consensus in the military group which proclaims the emperor (with the example of Valentinien in 364); then the sometimes complex moves to gain the approval of all the imperial armies to a new emperor. These key moments allow us to rule out the idea of a fourth century army only moved by putschists.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Histoire incorrecte de Rome
Traina Giusto ; Vial EricRésumé : Démystification de la Rome antique. Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'Empire, ce livre secoue nos certitudes sur le monde romain et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines. Giusto Traina, en mille échappées buissonnières qui obéissent pourtant à un maillage dense de références, nous fait entrer dans les arcanes de la politique, de la religion, de l'immigration, et fait dialoguer sur le sujet les grands penseurs antiques et actuels. Faisant fi des anachronismes langagiers, il nous parle de fake news et de politique spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en réalité au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ? ), de l'escamotage des langues de l'Empire autres que le latin et le grec - du moins jusqu'aux prêcheurs chrétien -, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des " invasions barbares " et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'Empire... Un récit irrévérencieux, passionnant et décapant qui nous entraîne loin des légendes et des lieux communs.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Revue internationale d'histoire militaire ancienne N° 5/2017
Traina GiustoDaniel Bodi - Le recrutement des tribus pour le combat en 1 Samuel 11 et ARM II 48 et l'âne comme symbole royal des Hébreux à la lumière des coutumes amorrites. Cet article porte sur deux coutumes hébraïques qui semblent avoir des précurseurs amorrites. Nous analysons d'abord le récit en 1 S 11, 5-11 où le chef de guerre, Saül, convoque les tribus hébraïques pour la bataille contre les Ammonites en dépeçant une paire de boeufs et en envoyant les morceaux à plusieurs tribus en leur demandant de le rejoindre au combat (v. 7). Une coutume semblable se trouve dans un texte paléobabylonien de Mari (ARM II 48). La lettre décrit comment Zimri-Lim, le chef de guerre amorrite, est confronté à un problème de mobilisation des troupes. Pour hâter leur rassemblement, un de ses officiers lui demande l'autorisation de procéder de la manière suivante : de prendre un homme en prison, lui couper la tête et l'exhiber à travers plusieurs villages de la Syrie du Nord où stationnent les tribus ?anéennes. De cette façon il les somme de se rassembler promptement pour la campagne militaire. La deuxième coutume analysée ci-dessous porte sur le début de la carrière de Saül. Parti à la recherche des ânesses de son père en 1 S 9, il finit par se faire oindre comme chef de guerre par les tribus hébraïques (1 S 10, 1). L'âne est le symbole par excellence de la royauté parmi les Hébreux et les tribus amorrites semi-nomades. Sa quête à la recherche des ânesses perdues anticipe son élection à la royauté tribale. La conclusion souligne quelques implications concernant l'âne, symbole royal, et son lien avec le symbolisme messianique élaboré en Za 9, 9, Mt 21, 5 et Jean 20, 14-15. Andrej Mozhajsky - Reconsidération du mouvement de l'armée de Pausanias avant la bataille de Platées en 479 av. J. -C. Cet article reconsidère les mouvements de l'armée commandée par le spartiate Pausanias avant la phase finale de la bataille de Platées en 479 av. J. -C. - un moment crucial des Guerres médiques qui vit l'armée terrestre perse défaite et contrainte, après la bataille, de quitter la Grèce. L'auteur suggère que l'étude des sources littéraires et de la topographie de la région du Cithéron permettent de mieux comprendre le mouvement de l'armée de Pausanias. L'importance stratégique d'Erythrai est ainsi réévaluée : le pic de Kastron (656 m) permit à Pausanias de réaliser une reconnaissance vitale du terrain avant que la bataille n'en vienne à sa phase finale. Jean-Marie Kowalski - Thymos et "résilience" : retour sur une défaite décisive, l'expédition de Sicile La "résilience" apparaît dans nos sociétés contemporaines à la fois comme une vertu essentielle des individus et des groupes sociaux, qui les rend capables de surmonter les traumatismes susceptibles de les frapper, et comme le résultat d'un dispositif de maîtrise des risques. Révélant une aspiration à la sécurité et à la sûreté en même temps qu'une forme de foi en la possibilité d'un avenir meilleur, la "résilience" ne trouve pas dans le lexique ancien de notion strictement équivalente. Pourtant, l'exposé de son contraire, l'effondrement moral collectif, est au coeur du récit de l'expédition de Sicile proposé par Thucydide. La destruction complète qui en résulte est selon l'historien le résultat de la perte du thymos par les Athéniens. Cette notion aux échos contemporains, popularisée par Francis Fukuyama dans La fin de l'histoire et le dernier homme (1992), caractérise tout particulièrement les livres VI et VII de la Guerre du Péloponnèse. Déjà présente dans la littérature épique, tragique et historique, elle prend cependant chez cet auteur un sens individuel et collectif qui soulève une série de questions, tant sur les motivations individuelles et collectives de l'action guerrière que sur la pratique du commandement. David Redaelli - L'estrazione sociale delle reclute delle coorti prétoire e urbane L'articolo mira a riesaminare la provenienza sociale dei soldati appartenenti ai due corpi d'élite dell>esercito romano, i pretoriani e gli urbaniciani. L>analisi delle iscrizioni in cui sono menzionati i parenti dei soldati (soprattutto i genitori) o nelle quali vengono fornite informazioni relative alle attività o alle cariche di questi parenti o dei milites stessi mostra l'eterogeneità dell'estrazione sociale delle reclute. Nei ranghi di queste formazioni, infatti, coesistevano membri delle classi dirigenti cittadine e persone di natali più oscuri, anche liberti, numerosi figli di liberti e peregrini ; anche il reclutamento su base familiare e l'ereditarietà del mestiere militare erano fenomeni molto consueti. L'indagine ha inoltre cercato di individuare delle possibili caratteristiche comuni alla maggior parte delle reclute, rintracciandole nella loro agiatezza economica e in una solida rete di relazioni patronali in cui era inserita la famiglia di appartenenza ; tramite la commendatio uno o più influenti protettori potevano così favorire l'ingresso nell'esercito di persone di umili condizioni inserite nella propria rete clientelare. L'analisi prosopografica in particolare è molto importante per ricostruire queste relazioni. Grazie a nuovi documenti, ossia le copie di una costituzione di Adriano del 119 che mostrano il reclutamento tra i pretoriani di uomini sprovvisti della cittadinanza romana, è possibile differenziare anche per i corpi urbani, come per le legioni, l'arruolamento ordinario su base volontaria dal reclutamento in situazioni di emergenza, che avveniva tramite la leva obbligatoria, il dilectus, e con una voluta minore attenzione da parte delle autorità imperiali alle qualità delle reclute. Everett L. Wheeler - Les auxilia parthes dans l'armée romaine, seconde partie : des Flaviens au Bas-Empire Dans la seconde partie de mon étude sur l'ala I Augusta Parthorum, je démontre que cette unité s'est battue dans les guerres contre les Parthes de Trajan et de Lucius Vérus ; sans doute, elle a été transférée à l'Est pour les campagnes de Constance II, ou bien de Julien, contre Sapor II. Les effectifs de cette unité étaient des archers pour l'essentiel ; toutefois, étant donné la nature de formation croisée des auxilia à partir d'Hadrien, lors de son stationnement en Maurétanie Césarienne, l'ala ajouta à son répertoire les techniques de lancement du javelot des Maures. Cette unité fut réapprovisionnée au fur et à mesure par des recrues orientales (des Parthes ou bien des soldats originaires des régions au de l'Euphrate, appelés "Parthes" tout court), comme au début de la création de l'unité à la fin de la République. Nous connaissons également une deuxième cohors Parthorum (les fantassins parthes ne sont pas dûment présentés dans les descriptions des armées iraniennes). Des Parthes étaient également employés comme instructeurs de tir à l'arc. Enfin, on dresse un inventaire du recrutement des auxilia au-delà de l'Euphrate durant l'empire tardif : en fait, il est possible que plusieurs unités romaines appelées "parthes" étaient formées par des ressortissants (réfugiés ou recrues) du royaume arsacide d'Arménie. Immacolata Eramo - Les Naumachiae de Syrianus : tactiques, stratégie et stratégies de composition L'ouvrage de Syrianus Magister nommmé Naumachiae est un texte typique du premier âge de la littérature militaire byzantine, où l'auteur effectue une liaison entre la réalité militaire contemporaine et les principes généraux de la polémographie classique. Cela apparaît clairement dans les descriptions de la tactique et des formations de combat naval de cet ouvrage, qui présentent une relation évidente, sinon un rapport de filiation, avec les descriptions de tactique sur le terrain que le même auteur avait exposé dans le De re strategica. En fait, dans cet ouvrage Syrianus veut mettre en valeur le ratio strategica de ses préceptes, en accord avec la définition de stratêgia qu'il avait énoncé au début du De re strategica. ABSTRACTS Daniel Bodi - The mustering of tribes for battle in 1 Samuel 11 and in ARM II 48 and the donkey as the Hebrew Royal symbol in light of Amorite customs The article analyzes two customs which the Hebrew traditions share with the Amorites. First, the story narrated in 1 Sam. 11 : 5-11 where Saul levied Hebrew tribes for battle against the Ammonites by cutting a pair of oxen and sending pieces to several tribes asking them to join him in a battle (v. 7) is compared to a similar custom found in an Old Babylonian Mari letter (ARM II 48) describing how the Amorite warlord Zimri-Lim of the northern Bensim ?alite tribes is advised to proceed with a particular action in mustering his troops : to take a man out of a prison, cut him in two and parade his decapitated head in the north Syrian towns where the various ?anean semi-nomadic tribes were stationed in order to rally them for a pending battle under his command. The second custom deals with Saul's search for his father's missing asses in 1 Sam. 9 that ends with him being anointed tribal chief and warlord over the Hebrew tribes. The donkey is the royal symbol par excellence among the Hebrew and Amorite semi-nomadic tribes. The conclusion deals with the implications of this Hebrew royal symbol associated with the donkey for the understanding of the messianic symbolism in Zech. 9 : 9, Matt. 21 : 5 and John 20 : 14-15. Andrej Mozhajsky - Reconsidering the movement of Pausanias'army before the Battle of Plataiai in 479 BC. The article provides a reconsideration of the movements of the army under the direction of the Spartan Pausanias before the last phase of the battle of Plataiai in 479 BC - the crucial moment of the Persian Wars, when Persian land forces in Greece were defeated and after the battle fled away from Greece. The author suggests that both literary sources and the topography of the Kithairon region provide a better understanding of the movement of Pausanias' army. The strategic importance of Erythrai has been overlooked : the Kastron peak (656 m.) was vital for Pausanias to make an accurate reconnaissance of the landscape before the battle came to a final phase. Jean-Marie Kowalski - Thymos and resilience : the Sicilian expedition, a decisive defeat. "Resilience" is considered on one side as a major quality of both individuals and social groups, which gives them the ability to overcome traumas. On the other side, resilience is also based on risk management processes. It reveals both a desire of safety and security and a kind of faith in the possibility of a better future. However, even if contemporary "resilience" has no equivalent in Ancient Greek vocabulary, the collective moral collapse of the expeditionary force in Sicily is a major issue in Thucydide's narrative, whose statement is that the final total destruction of the army is the result of the loss of thymos by the Athenians, especially in books VI and VII. This notion was already in use in former epic, tragic and historical literature, but Thucydides introduces additional elements and considers thymos as an individual and collective feature. His vision of thymos eventually raises questions about personal and collective motives of war, but also about leadership practices. David Redaelli - The social background of the recruits of praetorian and urban cohorts The paper aims to re-examine the social background of the soldiers of the Roman army élite-corps, the Praetorians and the Urbaniciani. Because the examined inscriptions mention the soldiers' relatives - especially their parents - and provide information about the employments and public offices held by the soldiers themselves, as well as by their relatives, they show the heterogeneity of the recruits' social background. In fact, alongside members of the municipal ruling class, also humble persons, such as freedmen, a lot of freedmen's sons and peregrini, joined the élite corps. Other observed phenomena are the family-based recruitment and the inheritance of the profession. Furthermore, the investigation has identified characteristics which were shared by most of the recruits : they were wealthy ; and with their families they were included in well-established networks of patronage. Through the practice of commendatio, one or more powerful protectors could promote the enlistment in the army of humble persons within their clients' network. The prosopographical analysis proves particularly crucial in order to reconstruct these relationships. New documents, such as copies of Hadrian's constitution from 119 AD, show that some Praetorians were recruited among non-Roman citizens. We can thus distinguish, also for élite corps and legions, the ordinary recruitment on voluntary basis from the emergency enlistment, which worked through conscription (dilectus), and during which imperial authorities were intentionally less careful of the qualities of their recruits. Everett L. Wheeler - Parthian auxilia in the Roman army, part II : from the Flavians to the Late Empire Part II continues the history of the ala I Augusta Parthorum, demonstrating its participation in the Parthian wars of Trajan and Verus and possibly its later transfer to the East for service in Constantius II's operations against Sapor II or Julian's Persian expedition. The unit retained its primary function as archers, although the cross-training of auxilia units from Hadrian on besides its station in Mauretania Caesariensis added javelin-throwing of the local Mauri to its tactical repertoire. Restocking of this unit from eastern recruits can be verified. Parthians or trans-Euphrates ethnics, who could be called "Parthians, " continued the trend of these peoples' service in Roman forces begun during the Late Republic. A 2nd c. cohors Parthorum is known and Parthian infantry has not received its due in accounts of Iranian armies. Parthians also served as archery instructors. Late Roman recruitment of auxilia from trans-Euphrates peoples is surveyed. Many Late Roman units called "Parthian" may derive from refugees or recruits of Arsacid Armenians. Immacolata Eramo - Syrianus'Naumachiae. Tactics, strategy, and strategies of composition Syrianus Magister's Naumachiae is a typical work of the first age of Byzantine polemography, as the author strictly connects the overview of contemporary military practices with general principles which belong to an ancient tradition. This is clearly evident in the description of tactics and formations used at sea, which are strictly connected to, or better, derived from, land tactics which the author explains in his De re strategica. Indeed, the real aim of Syrianus is to highlight the ratio strategica of his precepts, according to the definition of strategia which he gives at the beginning of the De re strategica.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

428, une année ordinaire à la fin de l'Empire romain
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L'utilité de l'inutile. Manifeste, suivi d'un essai d'Abraham Flexner, Edition revue et augmentée
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; HeBiographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 € -
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L'Iran médiéval
Feuillebois EveRésumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Les Incas
Itier CésarAujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 €
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Vies des douze Césars
SUETONE/BENABOU« Dans sa retraite de Caprée, il imagina même d'installer un local garni de bancs pour des obscénités secrètes ; là, des troupes de jeunes filles et de jeunes débauchés rassemblés de toutes parts..., formant une triple chaîne, se prostituaient entre eux en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d'images et de statuettes reproduisant les tableaux et les sculptures les plus lascifs... pour que chaque figurant trouvât toujours le modèle des postures qu'il ordonnait de prendre... On lui prête des turpitudes encore plus infâmes, et telles qu'on ose à peine les décrire ou les entendre exposer. » (Vie de Tibère).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
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PLUTARQUELes Vies parallèles de Plutarque regroupent 48 biographies associées deux par deux, celle d'un Grec étant comparée à celle d'un Romain. Les plus grands - Erasme, Montaigne, Montesquieu, J.-J. Rousseau, Alexandre Dumas... - en firent un usage constant. Le but de cette édition est triple : ? donner une traduction moderne et vivante ? fournir au lecteur non spécialiste les informations dont il a besoin pour saisir le contexte historique ? ouvrir la lecture sur des perspectives qui dépassent le contexte de Plutarque. Chaque couple de Vies fait l'objet d'une introduction originale par Claude Mossé. Suivent un important Dictionnaire Plutarque, une bibliographie et un index.ÉPUISÉVOIR PRODUIT36,50 € -
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POLYBEQui est Polybe? Il est, après Hérodote et Thucydide, le troisième des grands historiens grecs. Le premier avait présenté les guerres médiques ayant opposé les Grecs et les Barbares; le second avait choisi de raconter la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens; au troisième s'impose le récit de la conquête romaine: non pas une grande guerre unique, mais toute une série de conflits livrés sur de multiples théâtres d'opérations. "Comment et grâce à quel gouvernement l'Etat romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans?": telle est la question à laquelle Polybe se propose de répondre. La défaite de Pydna, en 168 avant notre ère, qui marque la victoire de Rome et la fin de la monarchie macédonienne, bouleverse sa vie. Envoyé à Rome, comme otage, il y reste dix-sept ans et devient un familier de la grande famille des Scipions. Passé de l'action à la réflexion, c'est à Rome qu'il devient historien, pour expliquer aux Grecs d'abord, mais aussi aux Romains ce qui s'est passé. Cette Histoire d'un vaincu est aussi, c'est là son intérêt majeur, la première histoire universelle. Comme il l'écrit: "L'originalité de mon sujet et ce qu'il y a de surprenant dans l'époque que nous venons de vivre résident justement en ceci: la Fortune a dirigé pour ainsi dire tous les événements dans une direction unique et elle a contraint toutes les affaires humaines à s'orienter vers un seul et même but. Aussi l'historien se doit-il, de son côté, de faire en sorte que ses lecteurs puissent embrasser d'un seul regard les ressorts qu'elle a partout fait jouer pour produire tous ces effets ensemble"ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,50 € -
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Michel PatrickClassée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée. Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €







