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Jeanne de Luynes, comtesse de Verue
Tournier Jacques
MERCURE DE FRAN
15,15 €
Épuisé
EAN :9782715201767
En 1682, Jeanne, dernière fille du duc de Luynes, a quatorze ans. On l'appelle "la petite". Elle est sans dot et n'attend rien d'un avenir gris-noir. Quelques mois plus tard, le comte de Verue la demande en mariage : alors l'avenir s'illumine. Il l'épouse, l'emmène à la cour de Savoie et lui apprend tout : le plaisir, l'espérance, l'amour "à ne plus savoir qu'on respire". En 1718, Jeanne a cinquante ans. Avec stupeur, et le plus souvent avec dégoût, elle regarde le défilé de sa vie. Sur une trame historique (Jeanne a bien existé et les faits sont exacts) Jacques Tournier raconte et rêve. En douze chapitres, courts et denses, placés chacune sous le signe d'un domino, on passe du rose au noir, par petites touches, comme à regret. Car Jeanne, arrivé à Turin, est aimé du roi de Piémont ; il implore son amour, puis l'exige. Abandonnée par son mari (comment résister au bon plaisir du roi ? ), Jeanne ne vit plus, alors, qu'avec le goût amer de la vengeance. Mais se venge-t-on jamais d'avoir perdu ses illusions et son amour ? Le livre refermé, le personnage de Jeanne laisse au coeur nostalgie et tristesse, teintées de satin et d'or comme dans un tableau de Watteau - un Watteau qui rejoindrait Goya quand il peint les femmes désespérées.
Résumé : " Il est temps, dit-elle. Elle se lève, touche le mur de sa maison avec un peu d'appréhension, essayant de lui faire entendre qu'elles sont seules désormais, attachées l'une à l'autre, et qu'il faudra se supporter. Pour être tout à fait aveugle, elle se bande les yeux avec un foulard. Elle s'attaque d'abord aux poignées, celles des portes et celles des fenêtres, leur emplacement, leur hauteur. Elle passe ensuite aux commutateurs, plus sournois à localiser. En tâtonnant le long des murs, elle sent de petits renflements suspects, qui s'effritent lorsqu'elle les touche, et c'est un plaisir sous ses doigts. Après les pièces du rez-de-chaussée, elle s'engage dans l'escalier. Elle lève très haut les genoux en comptant les marches une à une. Lorsqu'elle arrive sur le palier, elle cherche sa chambre, s'arrête brusquement, dénoue son foulard. A quoi joues-tu ? dit-elle avec un petit rire forcé. "
Après la mort de Julia, Jean s'est réfugié dans une maison délabrée aux environs d'Antibes. Il y vit en reclus avec un chien rencontré sur la plage, s'obligeant à murer sa mémoire, à ne plus rien savoir des temps heureux comme des temps de deuils. L'arrivée inattendue d'Agnès va réduire ses efforts à néant. Agnès partageait la vie de Julia avant que Jean ne la rencontre. Ayant appris sa mort et, contrairement à lui, n'ayant rien oublié, elle veut en connaître les circonstances. Jean commence par la rejeter avec une violence insolente, qui est un aveu de faiblesse. Agnès le devine. C'est une musicienne. Elle parvient à le faire céder à travers des musiques qu'ils ont partagées autrefois avec Julia. S'ouvre alors une longue correspondance où Jean, redevenant lui-même, découvre que Julia est toujours présente en lui. Découvre surtout, avec étonnement, que la mémoire n'est pas une ennemie. Ces images retrouvées lui redonnent le goût de vivre. Et lorsqu'il rencontre Agnès, pour une seule nuit, dans un hôtel silencieux de Riquewihr, il est enfin en paix avec sa douleur, son passé, son amour. Une paix qu'Agnès sera incapable d'atteindre. Son deuil est trop récent. Dans la dernière lettre qu'elle adresse à Jean avant de quitter l'hôtel, elle lui laisse entendre qu'elle s'en va rejoindre Julia.
Quatre histoires viennent composer cet opus dédié à l'amour, aux amants singuliers. Ce sont des contes, presque des légendes. Des amours entre dieux ou demi-dieux et mortels tels le roi Numa et la nymphe Égérie, ou encore Leda et Zeus/cygne qui engendrèrent Castor et Pollux. L'immortalité est-elle une source de joie ? L'on verra que ce n'est pas toujours le cas, comme une allégorie sur la fragilité de l'amour. Du même auteur : Des persiennes vert perroquet ; Le Dernier des Mozart.
Quand on est le fils de quelqu'un qui s'est acquis de grands mérites et une illustre gloire, et qu'on veut exercer le même métier que lui, le poids de ces mérites et de cette gloire est si lourd à porter que le plus souvent on succombe. C'est ce qui arrive au jeune Mozart. Reconnaissons qu'il n'a rien produit jusqu'ici qui permette de croire qu'il fera exception à la règle." Pour se détacher de l'ombre immense de son illustre père et pour le rendre plus humain, son fils, François-Xavier, va partir à la découverte de la vie sentimentale du grand Mozart, dessinant, à travers les confidences de son entourage, le portrait d'un être finalement très proche.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.