Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vie Sociale N° 44 : Les négligences intrafamiliales. Repérer et protéger les enfants
Touraut Caroline ; Capelier Flore ; Oui Anne
ERES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782749279930
Le présent numéro est le fruit d'un partenariat inédit entre la revue Vie Sociale et l'Observatoire national de protection de l'enfance (ONPE) visant à faire connaitre l'état des connaissances scientifiques et expérientielles aujourd'hui disponibles sur les négligences faites aux enfants dans un cadre intrafamilial. En France, les négligences restent encore peu instruites. Or, les conséquences graves, durables et parfois irréversibles qu'elles engendrent sur le développement de l'enfant, imposent d'améliorer leur (re)connaissance en tant que forme de maltraitance afin de mieux protéger les enfants qui en sont victimes et d'accompagner leurs familles. Les différents auteurs apportent des regards pluridisciplinaires (droit, pédopsychiatrie, sociologie, psychologie, pédiatrie, etc.) et s'appuient sur des approches plurielles et complémentaires (écosystémiques, développementales, théorie de l'attachement, perspective psychanalytique) pour saisir la complexité de la définition des négligences, leurs conséquences sur le développement de l'enfant, les difficultés de leur repérage et de leur prise en charge Par la richesse des connaissances théoriques et pratiques qu'elle apporte, cette publication ouvre de nombreuses réflexions pour alimenter la recherche, les pratiques professionnelles comme les politiques publiques.
Résumé : Vers la moitié du XVe siècle, la Bretagne constitue un véritable Etat, puissant et bien organisé, que les rois de France, à commencer par Louis XI, veulent annexer. Depuis l'union de 1532, incursions, révoltes et résistances se succèdent jusqu'au XXe siècle, où Paris semble abandonner la Bretagne à son triste sort économique. Mais la population de l'ancienne Armorique relève la tête toute seule : le "modèle breton" s'impose dans les années 1950-1980, notamment dans le domaine agricole. Redevenus riches, les habitants de la péninsule continuent à se démarquer nettement de la capitale : s'ils acceptent d'être Français, beaucoup entendent d'abord rester Bretons.
Le vieillissement de la population en France s'est imposé comme un enjeu majeur des politiques publiques. Il impacte de nombreuses institutions confrontées à des difficultés inédites. C'est le cas des établissements pénitentiaires où les personnes détenues âgées de plus de 50 ans représentent 11,9% de la population carcérale au 1er janvier 2018. Loin de chercher à appréhender le vieillissement en prison à partir d'un point de vue en surplomb, le vieillissement est analysé à travers la compréhension des expériences vécues par les personnes détenues et celles des personnels. Comment les personnes détenues âgées éprouvent-elles leur incarcération ? En quoi la présence croissante des personnes âgées en détention change-t-elle les manières de travailler en prison ? Ainsi, ce livre analyse la construction sociale du problème de la vieillesse dans l'environnement de la prison. Il porte sur les désajustements et réajustements d'une institution face à un public nouveau qui vient interroger ? et donc révéler ? ses modes habituels de fonctionnement. Les images sociales de la vieillesse, associée souvent à une forte vulnérabilité, et celles des détenus, perçus sous le spectre de la dangerosité peinent à s'articuler. Comment dès lors, l'institution prend-elle en charge des personnes détenues âgées qui méritent punition et suscitent compassion ? L'analyse de l'expérience carcérale des personnes détenues âgées et la compréhension des dilemmes moraux vécus par les professionnels questionnent de manière singulière le sens de la peine et ce qu'il est moralement acceptable en matière de droit de punir. Les analyses reposent sur une enquête empirique menée dans quatre prisons où 135 entretiens ont été réalisés dont 63 avec des personnes détenues et 72 avec des personnels.
Héritière de son père le duc de Bretagne François II, Anne, née à Nantes en 1477, lui succède à l'âge de onze ans. Mariée par procuration à l'archiduc Maximilien d'Autriche, elle est contrainte d'y renoncer pour épouser l'envahisseur de son duché, le roi de France Charles VIII. Un mariage politique qui, contre toute attente, se mue en un grand amour. Après la mort accidentelle de Charles, elle se remarie avec son successeur Louis XII, non sans avoir obtenu préalablement la garantie de l'indépendance de la Bretagne dont elle demeure la duchesse. Cette reine de France intelligente, tenace et raffinée donne de l'éclat à la vie de cour et suscite un renouveau artistique. Elle meurt à Blois en 1514.
Résumé : La vie romanesque de l'unique reine de France et d'Angleterre de l'histoire. Aliénor d'Aquitaine est une héroïne, une vraie. On ne compte plus les films, documentaires, biographies, romans ou encore bandes dessinées qui la mettent à l'honneur. Mais comment pourrait-il en être autrement avec un tel destin ? Duchesse d'Aquitaine et héritière du plus vaste territoire français, Aliénor (v. 1122-1204) est mariée au roi de France Louis VII quand elle a tout juste 15 ans. Alors qu'elle est mal-aimée par une cour rétrograde qui la juge trop frivole et incapable de donner un héritier mâle à son époux, le couple se délite et le mariage est annulé après quinze ans d'union. Mais la vie de la reine déchue ne s'arrête pas là, tant s'en faut. A 30 ans, elle épouse Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et bientôt roi d'Angleterre. Ce dernier la tient vite à la lisière du vrai pouvoir. De plus en plus entravée mais refusant d'être évincée, la reine d'Angleterre décide alors de monter ses fils contre son mari. Sa tentative de coup d'Etat est un échec, et Henri II emprisonne son épouse pendant plus de quinze ans. Aliénor ne retrouve son rôle de conseillère politique qu'à l'avènement de son aîné (le célèbre Richard Coeur de Lion) en 1189 puis à celui de son cadet (Jean sans Terre) en 1199, avant de s'éteindre paisiblement à plus de 80 ans. Cette fureur de vivre et ce caractère déterminé ne pouvaient qu'inspirer ses contemporains et leurs héritiers. Ils ont tour à tour vu en elle une épouse libérée ou une partenaire soumise, une mère exemplaire ou une génitrice indigne, enfin une femme de pouvoir ou une reine effacée. Derrière tous ces portraits et la légende (tantôt noire, tantôt dorée), retrouver la véritable Aliénor était donc une gageure. Philippe Tourault a relevé le défi, en proposant ce portrait biographique vivant et intime d'une femme hors du commun.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.