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Les rois de Bretagne IVe-Xe siècle
Tourault Philippe
PERRIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782262019082
En 383, Maxime, chef de l'armée romaine de Grande-Bretagne, débarque en Armorique. Son but : vaincre Gratien, l'empereur régnant. il a à ses côtés un chef breton, Conan Meriadec, dont l'aide est déterminante. Pour le récompenser de ses services, Maxime l'intronise roi d'Armorique. Conan serait donc le père de la dynastie qui va régner six siècles sur la province, ce que rapportent de nombreuses chroniques médiévales et modernes. S'appuyant sur des sources incontestées, Philippe Tourault réfute cette version de l'histoire. A la base de la légende, un chroniqueur du XIIe siècle, Geoffroy de Monmouth, le premier à parler de Conan et de sa dynastie. Son ?uvre est reprise, commentée, enjolivée par ses successeurs. Des motifs politiques et idéologiques expliquent un tel travestissement : les Bretons, en lutte permanente contre les rois de France, ont toujours eu besoin de s'assurer une position avantageuse. En réalité, la Bretagne ne s'est constituée en royaume que vers 840, sous l'impulsion de Nominoé, et a connu trois rois : son fils Erispoé (851-857), Salomon (857-874), Alain le Grand (v.890-907), dont la vie et l'?uvre - souvent marquées d'affrontements inexpiables avec le royaume de France - forment la trame de cet ouvrage. Où l'on découvre que la remise en cause des mythes est aussi passionnante que le rétablissement de la vérité historique.
Présentation de l'éditeur En France, les rois détiennent le pouvoir souverain par hérédité, selon les règles de la primogéniture masculine. Le fils aîné d'un monarque devient roi à son tour au décès de son père. S'il n'y a pas de successeur légitime en ligne directe, c'est le plus proche parent du défunt qui hérite de la couronne. Et, quel que soit l'heureux élu, il gouverne au nom du droit divin, par la volonté de Dieu exprimée par le sacre. Rien de tel pour les reines. Après leur mariage royal, elles ont une mission essentielle : assurer la survie de la dynastie en donnant un dauphin et des garçons à leur époux. Elles ne peuvent devenir régentes que si deux conditions sont réunies : le décès ou l'absence de leur mari et la minorité de son héritier. Parfois, elles se préparent à cette échéance et s'initient à leurs futures responsabilités. Mais la mort échappe souvent aux diagnostics des médecins ou aux dangers des champs de bataille... La future élue doit être prête à prendre le gouvernement du royaume à tout moment, même si elle est encore insuffisamment formée à l'exercer. Et il lui faudra être forte, très forte. Car l'absence d'un maître puissant, la faiblesse de l'enfant-roi et celle, présumée, de sa mère provoquent l'agitation de la haute noblesse qui n'aspire qu'à retrouver ses prérogatives d'antan et à revenir à la direction des affaires publiques au détriment de l'intruse, toujours étrangère de surcroît. Du XIII e au XVII e siècle, cinq reines ont eu à affronter les dures responsabilités de régences prolongées : Blanche de Castille, mère de saint Louis, Isabeau de Bavière, épouse du dément Charles VI, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Pour savoir si ces femmes étaient éprises de pouvoir et, dans tous les cas, si elles l'ont exercé correctement, ce livre étudie leur enfance et leur éducation, la façon dont elles ont cohabité avec leur époux pendant les minorités des dauphins, leur manière d'affronter l'adversité pendant leur règne et le résultat final de leur action. Il se livre à une étude comparée des cinq règnes afin de dégager, au-delà des personnalités, des caractères communs sur les femmes au pouvoir.
La peine d?emprisonnement ne se limite pas aux seules personnes incarcérées; elle implique directement leurs proches qui éprouvent l?expérience carcérale élargie. L?ouvrage rend compte des capacités différenciées des acteurs à neutraliser ou à « retourner » les effets sociaux, économiques, symboliques, relationnels et identitaires engendrés par le placement en détention de l?un de leur proche. L?institution carcérale, qui porte un regard ambivalent sur les familles, fait peser de nombreuses contraintes sur les échanges au-delà des murs. Malgré cela, la richesse des soutiens apportés aux détenus et l?aptitude des acteurs à créer de la proximité malgré l?éloignement éclairent la force de résistance des liens familiaux. Mais, pris entre émancipation et contrôle, dépendance et autonomie, la place de chacun est mise à mal dans cette situation. Par conséquent, des rapports de pouvoirs complexes et des formes de contrôle mutuel caractérisent les liens à l?épreuve de la prison.
Cet ouvrage montre comment, en 936, est né le duché en plein coeur des invasions vikings, comment les grandes familles comtales bretonnes se le sont disputé et ont fini par le posséder les unes après les autres, du xe au mie siècle. Vers 1150, la Bretagne devient un enjeu géostratégique. Les Plantagenêts d'Angleterre puis les Capétiens de France y mettent des ducs de leur famille pour mieux la dominer. Paradoxalement, les ducs imposés par les uns et par les autres prennent rapidement leur autonomie envers les deux nations rivales. Les ducs d'origine française créent même, du début du XIIIe siècle à la fin du xve siècle, une vraie puissance bretonne indépendante et mettent en place des structures de gouvernement efficaces. A tel point que l'on peut parler d'un véritable Etat breton, des années 1360 aux années 1460, même en pleine guerre de Cent Ans. La force de la Bretagne attire les convoitises. Les rois de France veulent la posséder. Ils parviendront à leurs fins en 1532, après plus de soixante ans de lutte, ce qui prouve la solidité intérieure et extérieure du grand duché. En analysant les fondements du pouvoir ducal, Philippe Tourault livre ici une étude novatrice sur l'Armorique médiévale.
Résumé : Vers la moitié du XVe siècle, la Bretagne constitue un véritable Etat, puissant et bien organisé, que les rois de France, à commencer par Louis XI, veulent annexer. Depuis l'union de 1532, incursions, révoltes et résistances se succèdent jusqu'au XXe siècle, où Paris semble abandonner la Bretagne à son triste sort économique. Mais la population de l'ancienne Armorique relève la tête toute seule : le "modèle breton" s'impose dans les années 1950-1980, notamment dans le domaine agricole. Redevenus riches, les habitants de la péninsule continuent à se démarquer nettement de la capitale : s'ils acceptent d'être Français, beaucoup entendent d'abord rester Bretons.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.