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Les ducs et duchesses de Bretagne. Xe-XVIe siècle
Tourault Philippe
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262023706
Cet ouvrage montre comment, en 936, est né le duché en plein coeur des invasions vikings, comment les grandes familles comtales bretonnes se le sont disputé et ont fini par le posséder les unes après les autres, du xe au mie siècle. Vers 1150, la Bretagne devient un enjeu géostratégique. Les Plantagenêts d'Angleterre puis les Capétiens de France y mettent des ducs de leur famille pour mieux la dominer. Paradoxalement, les ducs imposés par les uns et par les autres prennent rapidement leur autonomie envers les deux nations rivales. Les ducs d'origine française créent même, du début du XIIIe siècle à la fin du xve siècle, une vraie puissance bretonne indépendante et mettent en place des structures de gouvernement efficaces. A tel point que l'on peut parler d'un véritable Etat breton, des années 1360 aux années 1460, même en pleine guerre de Cent Ans. La force de la Bretagne attire les convoitises. Les rois de France veulent la posséder. Ils parviendront à leurs fins en 1532, après plus de soixante ans de lutte, ce qui prouve la solidité intérieure et extérieure du grand duché. En analysant les fondements du pouvoir ducal, Philippe Tourault livre ici une étude novatrice sur l'Armorique médiévale.
Résumé : En 383, Maxime, chef de l'armée romaine de Grande-Bretagne, débarque en Armorique. Son but : vaincre Gratien, l'empereur régnant. il a à ses côtés un chef breton, Conan Meriadec, dont l'aide est déterminante. Pour le récompenser de ses services, Maxime l'intronise roi d'Armorique. Conan serait donc le père de la dynastie qui va régner six siècles sur la province, ce que rapportent de nombreuses chroniques médiévales et modernes. S'appuyant sur des sources incontestées, Philippe Tourault réfute cette version de l'histoire. A la base de la légende, un chroniqueur du XIIe siècle, Geoffroy de Monmouth, le premier à parler de Conan et de sa dynastie. Son ?uvre est reprise, commentée, enjolivée par ses successeurs. Des motifs politiques et idéologiques expliquent un tel travestissement : les Bretons, en lutte permanente contre les rois de France, ont toujours eu besoin de s'assurer une position avantageuse. En réalité, la Bretagne ne s'est constituée en royaume que vers 840, sous l'impulsion de Nominoé, et a connu trois rois : son fils Erispoé (851-857), Salomon (857-874), Alain le Grand (v.890-907), dont la vie et l'?uvre - souvent marquées d'affrontements inexpiables avec le royaume de France - forment la trame de cet ouvrage. Où l'on découvre que la remise en cause des mythes est aussi passionnante que le rétablissement de la vérité historique.
Présentation de l'éditeur En France, les rois détiennent le pouvoir souverain par hérédité, selon les règles de la primogéniture masculine. Le fils aîné d'un monarque devient roi à son tour au décès de son père. S'il n'y a pas de successeur légitime en ligne directe, c'est le plus proche parent du défunt qui hérite de la couronne. Et, quel que soit l'heureux élu, il gouverne au nom du droit divin, par la volonté de Dieu exprimée par le sacre. Rien de tel pour les reines. Après leur mariage royal, elles ont une mission essentielle : assurer la survie de la dynastie en donnant un dauphin et des garçons à leur époux. Elles ne peuvent devenir régentes que si deux conditions sont réunies : le décès ou l'absence de leur mari et la minorité de son héritier. Parfois, elles se préparent à cette échéance et s'initient à leurs futures responsabilités. Mais la mort échappe souvent aux diagnostics des médecins ou aux dangers des champs de bataille... La future élue doit être prête à prendre le gouvernement du royaume à tout moment, même si elle est encore insuffisamment formée à l'exercer. Et il lui faudra être forte, très forte. Car l'absence d'un maître puissant, la faiblesse de l'enfant-roi et celle, présumée, de sa mère provoquent l'agitation de la haute noblesse qui n'aspire qu'à retrouver ses prérogatives d'antan et à revenir à la direction des affaires publiques au détriment de l'intruse, toujours étrangère de surcroît. Du XIII e au XVII e siècle, cinq reines ont eu à affronter les dures responsabilités de régences prolongées : Blanche de Castille, mère de saint Louis, Isabeau de Bavière, épouse du dément Charles VI, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Pour savoir si ces femmes étaient éprises de pouvoir et, dans tous les cas, si elles l'ont exercé correctement, ce livre étudie leur enfance et leur éducation, la façon dont elles ont cohabité avec leur époux pendant les minorités des dauphins, leur manière d'affronter l'adversité pendant leur règne et le résultat final de leur action. Il se livre à une étude comparée des cinq règnes afin de dégager, au-delà des personnalités, des caractères communs sur les femmes au pouvoir.
La biographie de celle qui, par son mariage, rapprocha la Bretagne du royaume de France. Unique héritière de son père François II, duc de Bretagne, Anne, née à Nantes en 1477, lui succéda en 1488, à l'âge de onze ans. Mariée par procuration en 1490 à l'archiduc Maximilien d'Autriche, la jeune duchesse de Bretagne est contrainte de renoncer à lui pour épouser l'année suivante l'envahisseur de son duché, le roi de France Charles VIII. Un mariage politique qui, contre toute attente, se mua en un grand amour. Après la mort accidentelle de Charles (1498), elle se remaria avec son successeur Louis XII, non sans avoir obtenu préalablement la garantie de l'autonomie de la Bretagne dont elle demeurait la duchesse. Reine de France, elle eut toujours à coeur de défendre les intérêts de sa patrie d'origine, mais épaula parfaitement ses deux époux, tenant les rênes du royaume pendant qu'ils guerroyaient. Intelligente, tenace, raffinée, elle donna de l'éclat à la vie de cour et suscita le renouveau artistique de la France à travers, notamment, les demeures de Nantes, d'Amboise et de Blois où elle mourut en 1514. Philippe Tourault s'est attaché à restituer la riche personnalité de cette reine souvent accusée d'être restée plus bretonne que française. Philippe Tourault a notamment publié chez Perrin Saint Dominique face aux Cathares (1999) et La Résistance bretonne du XVe siècle à nos jours (2002).
Résumé : De 936 à 1532, voici les six siècles d'histoire de l'ancienne Armorique. Tout commence avec la naissance du duché en plein coeur des invasions vikings, disputé entre les grandes familles comtales bretonnes qui finissent par le posséder les unes après les autres, du Xe au XIIe siècle. Vers 1150, la Bretagne devient un enjeu géostratégique international. Les Plantagenêts puis les Capétiens y placent des ducs de leur famille pour mieux la dominer. Or ceux-ci préfèrent rapidement opter pour l'autonomie. Ils créent même du début du XIIIe à la fin du XVe siècle une véritable puissance bretonne indépendante, à tel point que l'on peut parler d'un Etat breton des années 1360 aux années 1460. Sa force attire à nouveau les convoitises et les rois de France veulent la posséder ; ils y parviendront en 1532, après plus de soixante ans de lutte, preuve s'il en est de sa solidité.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.