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L'intervention sociologique. Histoire(s) et actualités d'une méthode
Cousin Olivier ; Rui Sandrine ; Touraine Alain
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753511514
En 1978, avec La voix et le regard, Alain Touraine expose pour la première fois l'intervention sociologique. Pratique d'une théorie, cette méthode est destinée alors à étudier les nouveaux mouvements sociaux: mouvements étudiants, régionalistes ou antinucléaires en France, mais aussi Solidarnosc en Pologne ou Pobladores du Chili... Bien des acteurs en lutte ont ainsi pris part à un dispositif d'auto-analyse visant à produire de la connaissance sociologique tout en augmentant leurs capacités d'action. Par la suite, avec les jeunes des banlieues et des cités, le racisme et l'antisémitisme, l'école et le travail, ou encore le cancer..., d'autres objets ont fait subir à la méthode une série d'épreuves. Plastique, l'intervention sociologique a évolué dans la pratique; elle s'est aussi désarrimée de la théorie initiale du mouvement social. Ce livre explore ces évolutions et porte un regard renouvelé sur la spécificité de l'intervention sociologique. II aborde la méthode depuis ses fondements théoriques et ses usages concrets, tels que les chercheurs qui la pratiquent les racontent. Il s'efforce aussi de comprendre pourquoi, sans être marginale, l'intervention sociologique occupe une place discrète dans le paysage méthodologique des sciences sociales. Enfin, vivement - et parfois violemment - commentée à sa naissance, l'intervention sociologique a progressivement cessé d'être discutée: ce livre entend donc rouvrir le débat.
Devenir collégien c'est d'abord prendre ses distances avec l'école, les enseignants et la culture scolaire. Ce livre est le récit de cette distanciation et des différentes voies qu'elle emprunte selon les élèves et les établissements. Car la distance critique qui se construit progressivement dans les premières années du collège est déterminante pour comprendre le type d'individus qui se forme à l'Ecole. Dans l'apprentissage du métier de collégien, les élèves se trouvent face à trois logiques d'action, qu'ils mobilisent et tentent d'articuler différemment selon leur parcours scolaire et le type d'établissement qui les accueille. Leurs ressources scolaires, elles renvoient au parcours de l'élève, à son niveau, ainsi qu'au sens qu'il donne à ses études. L'organisation de l'établissement, elle se traduit par la nature et l'orientation de sa politique et par la cohérence des actions mises en œuvre. Enfin, la culture juvénile, dont l'importance varie en fonction du contexte urbain et de la capacité des collèges à intégrer les élèves. En ce sens, devenir collégien est toujours le fruit d'une rencontre, celle d'un héritage social, d'une subjectivité et d'un contexte d'étude. Pour aborder cette question de l'apprentissage du métier de collégien, nous avons suivi pendant un an des élèves entrant en sixième dans trois collèges populaires, là où a priori les élèves posent des problèmes à l'institution et ne semblent pas toujours jouer le jeu.
Le ciel a beau être exempt de paupière dans le présent recueil, les poèmes qui y sont réunis n'excluent ni le battement de cils, ni le clin d'oeil. Un étonnement désabusé et un humour ludique imprègnent, en effet, le regard posé par le poète sur son univers : cet immense paysage où le bassin méditerranéen se dessine en transparence des côtes bretonnes. Ici, la mythologie la plus archaïque et la trivialité la plus contemporaine marchent non seulement côte à côte à travers ces coulisses inéchangeables, mais se fondent aussi dans un amalgame lyrique des plus heureux. Sans doute, le domicile brestois à la fois quotidien et emblématique qui recueillit Olivier Cousin à sa naissance y est-il pour quelque chose. Comment expliquer, sinon, la rue Neptune évoquée dans une parenthèse qui tout comme n'importe quelle autre strophe de ce carnet de bord si gracieux - réinvente le mythe avec un fin sourire ?
L'efficacité des collèges et la violence à l'école ne dépendent pas que du recrutement social des établissements. Elles dépendent aussi d'autres éléments qui tiennent à l'organisation interne de l'établissement et à la cohérence de la politique mise en place. Les collèges ne sont pas seulement victimes de leur recrutement, ils produisent aussi l'échec et la réussite scolaires, comme ils canalisent plus ou moins les élèves, fonction des conduites des acteurs et de la nature de leurs actions. Il existe un effet établissement. Ce qui veut dire que les chances de réusssite des élèves et le climat de l'établissement varient selon les collèges. L'enquête, qui porte sur treize collèges, montre que le lien entre le recrutement social et l'efficacité des établissements, d'une part, et le comportement des élèves, d'autre part, est une réalité, mais qu'il n'est pas suffisant pour comprendre pourquoi deux établissements presque identiques ne se ressemblent pas en pratique. L'observation de la vie des établissements et des relations entre les acteurs (équipe de direction, enseignants, équipe éducative) permet de saisir la diversité qui existe. Selon les collèges, l'ambiance et les projets sont très différents. Ce sont les établissements les plus dynamiques qui réussissent à définir collectivement leurs objectifs et à dépasser la division entre tâches éducatives et actions pédagogiques, qui se révèlent les moins sélectifs et qui réussissent à être le plus efficaces pour enrayer la violence.
Biographie de l'auteur Olivier Cousin est né en 1972 dans le Finistère. Dans cette collection il a précédemment publié le recueil Sous un ciel sans paupière (Prix Camille Le Mercier d 'Erm de l'Association des écrivains bretons 2011). Nouvelles, romans, poèmes, livres d'artistes : il est l'auteur d'une douzaine de titres à ce jour.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.