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Solidarité
Touraine Alain
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213011813
Une seule grande recherche sociologique a pu être menée en Pologne sur Solidarité. Une équipe franco-polonaise dirigée par Alain Touraine a reçu le double appui du Centre de Recherche de Solidarité et de l'Université de Varsovie. Appuyée sur la méthode de l'intervention sociologique, elle a formé, d'avril à novembre 1981, des groupes de militants d'entreprise dans six villes : Gdansk, Szczecin, Varsovie, Lodz, Katowice et Wroclaw. Les chercheurs ont aidé ces membres actifs de Solidarité à mener l'analyse de leur propre action et à la confronter avec celle d'autres groupes, puis ils ont soumis à leur tour leurs hypothèses et étudié les effets qu'elles produisaient sur eux. Les comptes-rendus de ces centaines d'heures de travail en commun constituent un document de valeur exceptionnelle sur le mouvement qui a soulevé et transformé la société polonaise. Ce livre n'est ni un récit, ni un simple témoignage de sympathie, si forts que soient les liens qui attachent tous les chercheurs à l'action exemplaire de " Solidarité ". C'est à la fois une analyse approfondie de la nature et de l'évolution d'un mouvement dont l'importance est immense, et une réflexion sur quarante ans d'histoire des régimes communistes en Europe et des poussées sociales qui en ont fait éclater l'illusion totalitaire.
Pourquoi les luttes ouvrières ont-elles été au centre de notre vie sociale pendant plus d'un siècle ; pour quelles raisons et dans quelles conditions ont-elles produit le mouvement social de la société industrielle ? Et, ce rôle central, le syndicalisme l'occupe-t-il encore ; ou bien, s'il faut parler de déclin du mouvement ouvrier, quelles sont les nouvelles fonctions de l'action syndicale ? Ce livre, fondé sur une intervention sociologique menée pendant deux ans avec des groupes de militants syndicalistes, apporte des réponses précises à ces deux interrogations. A ceux qui refusent l'idée d'un conflit central et évitent de parler de classes et de lutte de classes, il répond par une analyse précise de la conscience et de l'action de classe ouvrières. A la vieille tentation française de subordonner les mouvements sociaux aux partis et aux idéologies politiques, il oppose la réalité d'un mouvement proprement ouvrier, qui n'est ni la base ni l'instrument d'une force politique. A ceux qui remplacent des réalités historiques par l'image intemporelle d'une classe ouvrière sacralisée, il oppose l'étude des formes de passage du mouvement ouvrier aux politiques syndicales. La simplicité de son titre l'indique : ce livre, plus qu'aucun autre, présente l'ensemble des pratiques syndicales du point de vue de leur signification la plus élevée : la formation, le développement, puis la crise du mouvement ouvrier. Il ne parle pas seulement du passé et du présent, mais impose cette question décisive : dans la société post-industrielle qui se forme sous nos yeux, existe-t-il, peut-il exister un mouvement social capable d'occuper la place centrale que tenait le mouvement ouvrier dans la société industrielle ?
Dans les premiers siècles de sa modernisation, l'Occident a décrit et pensé la réalité sociale en termes politiques: le désordre et l'ordre, le roi et la nation, le peuple et la révolution. Puis, avec la Révolution industrielle, le capitalisme s'est émancipé du pouvoir politique. Nous avons alors pensé et agi au nom d'un nouveau paradigme, économique et social celui-ci, et parlé classes, richesses, inégalités et redistribution. Aujourd'hui, à l'heure de l'économie globale et de l'individualisme triomphant, la mondialisation a fait voler en éclats ces anciens modèles de sociétés. Chacun de nous, pris dans la production et la culture de masse, s'efforce de leur échapper et de se construire comme le sujet de sa propre vie. Le nouveau paradigme dans lequel nous rendons compte de ces préoccupations nouvelles est culturel. En témoignent les grandes interrogations de notre époque quelle place faut-il faire aux minorités? La sexualité doit-elle être placée au centre de tout? Assistons-nous au retour des religions? Les anciens paradigmes étaient tournés vers la conquête du monde, avec le nouveau, c'est de nous qu'il s'agit. Et tandis que nous prenons acte de la décomposition d'un monde qui était dirigé par les hommes, nous entrons dans une société de femmes. Comme toujours chez Alain Touraine, le souci de donner forme théorique à nos pratiques sociales est fécondé par la vie telle qu'elle est vécue, et tout ce qui est pensé ici renvoie à l'expérience la plus quotidienne de l'univers globalisé dans lequel nous évoluons désormais. Un grand livre de référence.
Avec ce livre s'achève un cycle d'analyses du monde contemporain qu'Alain Touraine a initié il y a quinze ans avec Critique de la modernité. L'ensemble de son travail a consisté depuis lors à montrer comment nous avions basculé d'un monde dans un autre, comment, laissant derrière nous une société produite par ses agents économiques, nous étions entrés dans un univers à dominante culturelle où les acteurs de la production et de la reproduction sociale sont avant tout animés par le souci de soi, prompts à avancer des revendications à dominante identitaire (religieuses, ethniques, sexuelles). Et qui ne voit aujourd'hui que celles-ci occupent précisément l'essentiel de nos débats de société depuis quelques années ? Restait à penser le passage d'un univers à l'autre, d'un paradigme à l'autre comme le dit Touraine, et ce livre est consacré à identifier la catégorie sociale qui a tenu le rôle d'accoucheur de ce monde nouveau. Or, cette catégorie, c'est celle des femmes.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!