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Oui/non
Toudoire-Surlapierre Frédérique
MINUIT
19,50 €
Épuisé
EAN :9782707323019
Savoir dire non, c?est affirmer sa force de caractère. Le non est un séducteur, il a toujours eu les faveurs intellectuelles de l?Europe. Il permet le débat, la contestation, il met en valeur l?esprit critique. Mais ce mot est dangereux : poussé dans ses retranchements, il peut devenir nihilisme ou négationnisme. Le oui paraît en revanche beaucoup plus insignifiant. Il est le mot de l?accord, du consentement, de l?assentiment un peu béat. La littérature a stigmatisé cette posture par le oui du mariage, le happy end attendu des comédies. Le oui ne serait donc pas plus qu?un faire-valoir du non, une sorte d?interlocuteur un peu naïf sommé de lui donner la réplique ? C?est sans compter les chocs de l?Histoire et les traumatismes de la seconde guerre mondiale qui ont redistribué les cartes du oui et du non, relativisant la force de l?un pour postuler la nécessité vitale de l?autre. Pris entre le oui et le non, le lecteur est pris entre deux feux littéraires. Tout l?avenir de la littérature est ainsi mis en question. Se libérer des stéréotypes de la langue et des conventions sociales, des affirmations commodes et des refus catégoriques, prendre ses distances avec le non, assumer la légèreté et la sensualité du oui nous permettra-t-il de nous défaire de la négativité et du pessimisme ? C?est tout le pari de cet essai.
Résumé : " Plus on fuit, plus on a peur" écrivait Jean-Paul Sartre dans son Esquisse pour une théorie des émotions. La peur est une émotion négative qui possède le pouvoir de se surenchérir elle-même... Il faut donc la prendre à son propre piège, c'est-à-dire à revers et par ruse. Le chevalier Bayard nous le disait déjà, être " sans peur ", c'est être " sans reproche "... Au-delà des bons mots de l'Histoire, faut-il en conclure que c'est parce qu'il nous faudrait lutter contre l'angoisse, l'horreur ou l'inquiétude que celles-ci font tant l'unanimité ? Aurions-nous besoin d'avoir peur, nourrissant nos craintes dans une imagination insatiable du pire et une surenchère médiatique d'un mal qui va bon train ?
D'où vient notre besoin de comparaison ? Est-il impossible à rassasier ? Faut-il l'assouvir d'ailleurs, n'existe-t-il pas une autre nécessité dans cette infinité incomplète ? La comparaison n'est pas seulement une activité intellectuelle qui permet de rapprocher les choses, les êtres, les domaines, elle impose de se poser deux questions fondamentales : qui est et que fait celui qui compare ? La comparaison révèle un comportement humain, elle est une façon de se comporter ensemble, dévoilant un besoin de se comprendre. Cet ouvrage, tout en proposant une approche théorique inédite de la comparaison, cherche à réfléchir cette façon de se concevoir les uns et les autres, au sens littéral de l'expression (les autres sont faits des uns), au coeur de l'activité comparatiste.
ARTICLES Frédérique TOUDOIRE-SURLAPIERRE, Sylvain BRIENS, Pierre-Brice STAHL, Alessandra BALLOTTI : Introduction. Topographies boréales et esprit d'aventure Torfi H. TULINIUS : Je est un Autre. Le Groenland dans l'imaginaire des Islandais du Moyen Age Dorine ROUILLER : Terra incognita et frigida : l'(in)habitabilité du Grand Nord à la Renaissance Álvaro LLOSA SANZ : Un chevalier errant à la recherche du Nord. Le boréalisme dans Don Quichotte de Cervantes Guillaume DUCOUR : Topographie boréale et topologie boréaliste chez Pierre-Daniel Huet (1630-1721) Vincent ROY-DI PIAZZA : Musis Borealibus : science boréale et discours sur le Nord, 1620-1720 Alessandra BALLOTTI : La Revue du Nord (1904-1907) : le boréalisme francophone en Italie Thomas BEAUFILS : Cultures matérielles en miroir : transferts "boréalistes" entre les Pays-Bas et la Norvège Laurent PAGES : Enquêtes d'aujourd'hui sur les explorations polaires d'autrefois : le récit d'une expédition en Arctique dans Un monde sans rivage d'Hélène Gaudy NOTES ET DOCUMENTS Claire McKEOWN : Ecrire le Nord du Nord.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.