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Colorado
Toudoire-Surlapierre Frédérique
MINUIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782707328250
Présentation de l'éditeur Ce livre n'est pas un guide sur le Colorado. C'est à une expédition dans les mots et les images des couleurs que nous vous invitons, voyage qui nous emmènera dans les continents européen et américain - de sorte qu'il sera tout de même question du Colorado. Plébiscitée par nos sociétés contemporaines, la couleur permet à chacun de sentir les vertus sociales, ethniques mais aussi artistiques de la diversité. D'une manière parfois abrupte, la couleur révèle la nature de nos relations aux autres et à nous-mêmes : les couleurs sont-elles juxtaposées, harmonieusement combinées ou se recouvrent-elles au contraire les unes les autres ? Sont-elles séparées ou mélangées ? Si la couleur nous fascine tant, c'est aussi parce qu'elle conforte l'un de nos fantasmes esthétiques les plus tenaces : la possibilité d'un mimétisme parfait de l'art. Dans un monde où tout est coloré, ou le devient, quel sens le noir et blanc de l'écriture peut-il bien prendre, quel rôle peut-il encore jouer ? S'accaparant les possibilités colorées de médias comme la peinture, le cinéma, ou encore la photographie, les mots se servent des couleurs, avec toute l'ambivalence de l'expression : ils en profitent, ils les modifient, parfois ils les abîment aussi. Parler de la couleur n'est jamais seulement métaphorique. La littérature n'évince pas la couleur, elle lui offre des lignes directrices, qu'elles soient fuite ou découverte, lui permettant de faire fi des frontières tant réelles qu'imaginaires. Se découvrent ainsi, au gré des oeuvres, des "lignes de couleurs" où se renégocient quelques-uns des tropismes de l'être humain.
ARTICLES Frédérique TOUDOIRE-SURLAPIERRE, Sylvain BRIENS, Pierre-Brice STAHL, Alessandra BALLOTTI : Introduction. Topographies boréales et esprit d'aventure Torfi H. TULINIUS : Je est un Autre. Le Groenland dans l'imaginaire des Islandais du Moyen Age Dorine ROUILLER : Terra incognita et frigida : l'(in)habitabilité du Grand Nord à la Renaissance Álvaro LLOSA SANZ : Un chevalier errant à la recherche du Nord. Le boréalisme dans Don Quichotte de Cervantes Guillaume DUCOUR : Topographie boréale et topologie boréaliste chez Pierre-Daniel Huet (1630-1721) Vincent ROY-DI PIAZZA : Musis Borealibus : science boréale et discours sur le Nord, 1620-1720 Alessandra BALLOTTI : La Revue du Nord (1904-1907) : le boréalisme francophone en Italie Thomas BEAUFILS : Cultures matérielles en miroir : transferts "boréalistes" entre les Pays-Bas et la Norvège Laurent PAGES : Enquêtes d'aujourd'hui sur les explorations polaires d'autrefois : le récit d'une expédition en Arctique dans Un monde sans rivage d'Hélène Gaudy NOTES ET DOCUMENTS Claire McKEOWN : Ecrire le Nord du Nord.
Quoi de plus simple en apparence que de téléphoner ? Quels rapports à l'autre le téléphone engage-t-il ? Le moins que l'on puisse dire est que le monde contemporain s'est évertué à diversifier et à complexifier ce rapport à l'autre en multipliant les possibilités d'un contact vocal à distance : appeler ou recevoir un appel, le manquer, y répondre ou laisser sonner, prendre un message... Les possibilités sont nombreuses et disent en filigrane la multiplicité des enjeux identitaires et communautaires dès lors qu'on prend un téléphone en main. Celui-ci a subrepticement pris le pouvoir. Alors qu'il se présente de prime abord comme un écho sonore, nous transformant en autant d'Echo, nous nous sommes employés à en faire un reflet de nous-mêmes, à le narcissiser en quelque sorte. Passionnel ou conflictuel, introspectif ou expansif, le rapport que nous entretenons au téléphone se dévoile au prisme du mythe de Narcisse et d'Echo. D'une manière inattendue, se joue le face-à-face (plus ou moins amical) des médias et de la culture. Parce qu'il ne doute de rien, le télé- phone concurrence la littérature, allant jusqu'à lui subtiliser ses propres modalités dialogiques, littéraires et mêmes esthétiques. Il suscite un nouvel usage de soi dont le téléphone portable est l'emblème médiatiquement narcissique où se révèlent autant le plaisir d'une parole qui a su se dérober aux exigences de la présence qu'une inquiétude sourde, ce risque toujours latent de perdre le contact avec l'autre. Mais, au téléphone, suffit-il de raccrocher ?
D'où vient notre besoin de comparaison ? Est-il impossible à rassasier ? Faut-il l'assouvir d'ailleurs, n'existe-t-il pas une autre nécessité dans cette infinité incomplète ? La comparaison n'est pas seulement une activité intellectuelle qui permet de rapprocher les choses, les êtres, les domaines, elle impose de se poser deux questions fondamentales : qui est et que fait celui qui compare ? La comparaison révèle un comportement humain, elle est une façon de se comporter ensemble, dévoilant un besoin de se comprendre. Cet ouvrage, tout en proposant une approche théorique inédite de la comparaison, cherche à réfléchir cette façon de se concevoir les uns et les autres, au sens littéral de l'expression (les autres sont faits des uns), au coeur de l'activité comparatiste.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.