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Les dernières oeuvres de Dimitri Chostakovitch. Une esthétique musicale de la mort (1969-1975)
Tosser Grégoire
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738498427
Mort il y a vingt-cinq ans, en 1975, Dimitri Chostakovitch, à partir de 1969, consacre ses œuvres, qui seront ses dernières, à l'expression musicale du thème de la mort. Bien loin de son image de compositeur officiel de l'URSS stalinienne et de ses productions réalistes socialistes, le Chostakovitch de la 14e Symphonie, du 15e Quatuor à cordes, de la Suite sur des poèmes de Michel-Ange et de la Sonate pour alto et piano nous dévoile l'univers sonore d'un art de l'extrême et de l'extrémité, d'une intense beauté et d'une profondeur inouïe. A travers les motifs de la guerre et de la violence, de l'amour et de l'érotisme, de la création artistique, Chostakovitch parvient à figurer de multiples aspects du phénomène mortuaire. Dans la musique vocale comme instrumentale, la forme musicale des œuvres et leur contenu intertextuel (réminiscences et auto-citations) conditionnent un langage essentiellement duel, qui semble déterminer l'attitude et la philosophie du compositeur face au temps musical et finalement, au temps du deuil et de la mort.
Toscer Catherine ; Rioult Jean-Jacques ; Massiot P
Résumé : Depuis cinquante ans, les chercheurs et photographes de l'Inventaire de Bretagne ont accumulé un fonds d'images impressionnant, véritables "archives architecturales" de la région, témoins d'un monde rural effacé par la modernité. Ce livre anniversaire propose de redécouvrir toute la richesse de ces fermes et demeures et à travers elles la diversité d'une société rurale ancienne qui va de la petite noblesse à la paysannerie en passant par les marchands, les hommes de loi et les très nombreux prêtres autrefois dispersés à travers la campagne bretonne. L'étude des habitations est riche d'enseignements sur la vie quotidienne de leurs anciens occupants : ici les logis, qui jusqu'au milieu du 19e siècle hébergeaient souvent hommes et animaux sous le même toit, ont donné lieu à des formes étonnantes. Là les dépendances témoignent d'archaïsmes surprenants, comme les soues circulaires ou les charpentes posées à même le sol... "Open space" avant la lettre, l'intérieur des maisons joue sur la disposition du mobilier, parfois factice comme le drusthuil des fermes du Cap Sizun, et les nombreux aménagements de confort et d'hygiène vont à l'encontre d'une image de misère et de crasse trop communément colportée... Cette architecture souvent ingénieuse, soucieuse d'esthétique, ne dédaigne pas les modes nouvelles. Elle bavarde aussi, à travers d'innombrables inscriptions qui rendent vivante une société vieille de trois siècles et témoignent de la fierté individuelle et collective des anciens habitants de la campagne bretonne.
Si l'action des catholiques allemands en matière d'aide au développement fait depuis longtemps partie du paysage familier du catholicisme allemand, notamment à travers l'organisme Misereor, il n'en a pas toujours été ainsi. Dès la fin des années cinquante, à la suite des associations catholiques engagées dans des actions de lutte contre la faim dans le monde, l'épiscopat allemand part à la conquête du développement et crée à cet effet un organisme épiscopal autonome de lutte contre la faim et la maladie, Misereor, alors qu'il ignore tout de la réalité des pays en voie de développement et qu'il ne semble guère a priori prédisposé à accorder une attention particulière au problème de la faim dans le monde. Le présent ouvrage examine ce paradoxe et met en évidence les logiques et les enjeux qui conduisent à la création de Misereor. La comparaison avec le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), l'homologue français de Misereor, est éclairante à plus d'un titre. Au-delà du problème particulier de l'action des catholiques allemands en matière d'aide au développement, elle permet de saisir l'importance des facteurs nationaux et transnationaux sur les comportements des acteurs catholiques et de dégager des caractéristiques plus générales de l'Eglise catholique en Allemagne, la spécificité de son appareil hiérarchique ainsi que les enjeux de pouvoir et les rapports de force complexes au sein du catholicisme allemand.
En 1880, l'Europe, convaincue de sa supériorité technique et de sa mission civilisatrice, envoie ses soldats prendre possession des territoires africains que se partagent ses diplomates. Révoltes, rébellions, migrations, grèves, boycotts, pétitions, renvois de délégations... Longtemps minimisées, sous-évaluées ou dissimulées, on compte pourtant pas moins de 2 000 manifestations de résistance armée au cours de la seconde moitié du xixe siècle. Loin d'avoir accepté leur sort, des figures comme Muhammad Ahmad le Mahdi, le messie islamique, Ahmadou Bamba, le mystique soufi, Samory Touré, le " Napoléon des savanes " ou Rabah, le seigneur de guerre esclavagiste, se sont élevées contre cet impérialisme européen. Un pays en particulier incarne le cri de révolte des peuples africains : l'Ethiopie. En 1896, à la bataille d'Adoua, Ménélik II met un brusque coup d'arrêt aux prétentions italiennes. Le tournant du xxe siècle voit pour la première fois un pays africain assurer son indépendance et imposer sa souveraineté. Une victoire qui entre dans l'Histoire : Adoua devient un véritable mythe et un symbole international, essentiel à la naissance du panafricanisme. La course à la colonisation n'était pas jouée d'avance : c'est ce que montre le récit vif et captivant de ces combattants africains.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.