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Raphaël et la gravure
Toscano Gennaro ; Caroline Vrand
GOURCUFF GRADEN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782353403271
Raphaël est sans nul doute l'un des artistes les plus connus de l'histoire de l'art occidental. Sa renommée est due assurément à son génie, mais aussi à l'ampleur de la diffusion de sa "manière" , permise dès son vivant à la fois par le nombre d'élèves qu'il a formés et par la circulation des estampes. Raphaël compte en effet parmi les premiers artistes de la Renaissance à s'associer durablement avec des graveurs professionnels, au premier rang desquels l'artiste originaire de Bologne, Marcantonio Raimondi. La collaboration entre le peintre et le graveur fut particulièrement fructueuse, ne se limitant pas à la reproduction servile, en noir et blanc, des oeuvres de l'Urbinate. Le nom de Raphaël est également attaché à l'épanouissement de la technique du "clair-obscur" , un procédé de gravure en couleurs, en camaieu, obtenu par l'impression d'autant de matrices que de couleurs souhaitées. Les chiaroscuri d'Ugo da Carpi qui portent l'invenit de Raphaël comptent ainsi parmi les premières gravures en couleurs réalisées en Italie.
Avec l'exposition Sur la route d'Italie : peindre la nature d'Hubert Robert à Corot, le musée d'Art, Histoire et Archéologie d'Evreux, le Musée de Picardie à Amiens et l'Institut national du patrimoine engagent une expérience tout à fait nouvelle : organiser ensemble, de bout en bout, une exposition présentée pour la première fois au public, en en confiant la conception et la mise en oeuvre à des conservateurs venant de sortir de l'Inp ou même encore en formation. A l'origine de ce partenariat, une rencontre, un projet scientifique et artistique partagé, un défi. La rencontre, c'est celle d'un historien de l'art, Gennaro Toscano, directeur de la recherche et directeur des études du département des conservateurs de l'Inp, et d'un collectionneur, Michael Pächt, qui a voulu faire partager au public sa passion pour la peinture de paysage. L'ensemble exceptionnel qu'il a constitué à la fin du XXe siècle rassemble des artistes qui, des néoclassiques aux grands représentants de la peinture de paysage, ont exprimé une même fascination pour la nature : Hubert Robert, Michallon, Bidauld, Granet, Corot, Rousseau... Le projet scientifique et artistique, c'est celui, à partir de cette collection, de concevoir un parcours ordonnant des oeuvres de peintres français qui, de la fin du XVIIIe au milieu du XIXe siècle, ont fait le voyage en Italie. Un point commun à toutes ces oeuvres s'imposait de lui-même : la nature captée dans toute sa variété. Non pas la nature prônée par les humanistes ou les classiques, mais une nature saisie sur le vif, parfois réorganisée dans le calme de l'atelier. C'est cette nature dans toute sa magnificence qui s'imposa au regard sentimental de ces jeunes artistes français en route vers l'Italie. La collection Pächt permet donc de retracer une histoire du paysage français qui commence avec Hubert Robert et Simon Denis en passant par Granet et Corot pour arriver à Rousseau, Chintreuil et Chaigneau.
Figure exceptionnelle de la Renaissance, Léonard de Vinci (1452-1519) accepte l'invitation du roi de France François Ier et s'installe à l'automne 1516 au manoir du Clos Lucé à Amboise. C'est dans cette demeure qu'il rend son dernier souffle, le 2 mai 1519. Neuf jours avant sa mort, il a dicté son testament et fixé le lieu de sa sépulture dans la collégiale Saint-Florentin, au coeur du château d'Amboise. En 1550 puis en 1568, Giorgio Vasari rédige la première biographie du maître et, pour mieux souligner le rang atteint par l'artiste, le décrit mourant dans les bras de François Ier. Au fil du temps, le thème de la mort de Vinci dans les bras du roi sert de prétexte pour souligner la magnanimité du souverain et est immortalisé par les artistes de la seconde moitié du XVIIIe siècle afin d'illustrer un épisode de l'histoire de France. Ainsi, le peintre François-Guillaume Ménageot présente-t-il au salon de 1781 une grande toile représentant Léonard de Vinci mourant dans les bras de François Ier (Amboise, château royal). Le tableau fait l'unanimité et est rapidement reproduit sous la forme d'un nombre important d'estampes. La circulation de ces gravures permet la vulgarisation de ce sujet appartenant désormais à l'histoire nationale. Cet ouvrage célèbre les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci et l'hommage que la Bibliothèque nationale de France et le château d'Amboise ont souhaité lui rendre en présentant à un large public une sélection d'oeuvres illustrant cet épisode de l'Histoire de France.
Les Figures de fantaisie de Fragonard comptent parmi les oeuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques de l'histoire de la peinture française. La découverte d'un dessin inédit de l'artiste vient bouleverser aujourd'hui tout ce que nous, savions de ces silhouettes, peintes en "une heure de temps", et apporte la preuve indubitable qu'elles sont des portraits et non des figures imaginaires. Fragonard a en effet copié à l'encré et à la pierre noire dix-huit de ses tableaux en indiquant les noms de chacun de ses modèles : dans de nombreux cas, il s'agit de révélations ; étonnantes qui contredisent des certitudes acquises au cours des années. Cet ouvrage jette un éclairage nouveau sur les talents de portraitiste du peintre et lève ainsi le voile sur l'identité de chacun des personnages qui se cachent derrière Diderot, La Guimard, L'Inspiration, L'Etude ou le Jeune Artiste...
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Pierre Chavot est un historien réputé, auteur de nombreux ouvrages aux éditions Flammarion, de La Martinière... Quelques titres: Le Dictionnaire de Dieu, Les Héros mythologiques, Les Rois de France. Il est aussi l'auteur d'Ecoliers du monde aux éditions Glénat.
En hommage à Jean-François Jonvelle, mort en 2002, cet ouvrage présente les cent plus belles photographies d'un homme qui aimait les femmes. Le style de Jonvelle est actuel, il recherche une poésie du quotidien qui n'est jamais triviale, ni sophistiquée, parce que son regard est aimable et qu'il s'attache à rendre les femmes libres, naturelles et émouvantes. Comme l'écrit Frédéric Beigbeder: "les femmes de Jonvelle sont fraîches parce qu'elles ne savent pas que nous les regardons".