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La Faula. Le roi Arthur en Méditerranée
Torroella Guillem de ; Adroher Michel
UGA EDITIONS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782377470617
Chevauchant près d'un port majorquin, Guillem aperçoit non loin du rivage un récif sur lequel se tient un perroquet. A peine a-t-il posé le pied sur le rocher que celui-ci commence à se mouvoir : c'est une baleine ! Accompagné par l'oiseau, l'animal met aussitôt le cap en direction de l'orient et amène Guillem sur une île enchantée où vivent la fée Morgane et un roi Arthur plongé dans la dépression à cause de la disparition des valeurs courtoises et chevaleresques... La Faula est un lai narratif, c'est-à-dire un écrit relativement bref qui relate des faits merveilleux dans le cadre d'un univers courtois. Parmi ces productions originales de la fin du Moyen Age, l'oeuvre de Guillem de Torroella constitue une pièce essentielle pour l'étude de la diffusion et de la réception de la matière de Bretagne en Catalogne. Sa lecture montre combien la fréquentation des romans de chevalerie français était familière à l'auteur : Lancelot, l'Estoire dou Graal, la Queste del Saint Graal, Tristan et Iseut et d'autres trouvent en effet écho dans cet ouvrage.
Les cinq études ici réunies prennent le relais de celles rassemblées dans un volume précédent. Les trois premières partagent un même souci qui est de retrouver la véritable pensée du Maître d'Aquin sur des sujets mal ou même non traités depuis la moitié du vingtième siècle : théologie et philosophie ; providence ; nature et grâce. Cette réinterrogation de thèmes traditionnels donne en outre un aperçu de l'état de la recherche et de ses orientations. La quatrième, sur l'histoire dans l'œuvre thomasienne, révèle un Thomas d'Aquin tout à fait méconnu. La cinquième étude dresse un bilan complet de la recherche contemporaine et montre la vigueur du renouveau thomiste actuel.
Parler de la Vierge Marie, ce n'est pas nécessairement verser dans une dévotion mariale incontrôlée. Le lecteur de ce livre doit le savoir. S'il vient chercher ici un discours pieux, ce n'est pas cela que j'ai l'intention de lui offrir. La théologie doit servir à la foi et à la piété. certes, mais à sa façon, qui n'est pas celle d'un discours édifiant. Ce n'est pas en accumulant les hyperboles au sujet de Marie que l'on sert sa cause ou celle de la foi. C'est à juste titre qu'on a pu parler de" littérature vide "pour qualifier ces discours sans fondement qui ont fait tant de tort à la vraie doctrine catholique sur Marie. Je ne suis pas le seul ni le premier à réagir sur ce point. Saint Bernard disait déjà:"La Vierge royale n'a nul besoin de faux honneurs."Au siècle suivant, saint Bonaventure disait de façon plus rude"Marie n'a pas besoin de nos mensonges."J'aimerais faire partager cette attitude à mes lecteurs. A long terme, leur foi et leur dévotion ne pourront qu'y gagner." (Jean-Pierre Torrell.) En s'appuyant sur la Bible et les meilleurs théologiens, l'auteur exprime, dans un langage non conventionnel, le contenu le plus profond de la doctrine catholique sur la Vierge Marie.
Elle était partie. Partir, se mettre en mouvement, découvrir les conduites inédites du départ. De l'abandon. De la rupture. Inventer les gestes : enfourner des vêtements à la hâte dans un sac, marcher sur la pointe des pieds le long du couloir encore sombre de la nuit, tirer la porte d'entrée avec une infinie douceur, elle qui ne savait que la claquer de colère. La fugue est un texte sur l'insatiable besoin de dompter les démons du passé. C'est aussi une partition en forme de fugue, faisant se croiser des destins ordinaires dont la rencontre mènera vers un début d'apaisement.
Résumé : L'attention que nous portons aux divers objets constituant notre monde conditionne la façon dont nous nous comportons envers eux. Si les problèmes d'économie de l'attention sont aujourd'hui à la mode, il reste à comprendre les multiples écologies attentionnelles développées par les sociétés humaines. Or un nouveau champ de recherche émerge depuis une vingtaine d'années sous le titre d'"archéologie des media" : son ambition est d'apporter une lumière nouvelle sur les transformations les plus récentes (entraînées par la numérisation) de nos formes de médialités et de nos régimes attentionnels, en les éclairant par ce que nous apprennent des couches oubliées des pratiques matérielles, des appareillages et des imaginaires médiatiques du passé plus ou moins lointain. Par les va-et-vient déroutants qu'elle propose entre un passé enfoui et un futur émergent, l'archéologie des media est aujourd'hui l'approche la plus prometteuse pour trouver de nouveaux repères dans l'exploration de nos écologies attentionnelles. En croisant les problématiques de l'archéologie des media et de l'écologie de l'attention, ce volume collectif issu d'une semaine de discussions menées dans le château de Cerisy fraie des pistes inédites pour aider à nous situer dans les nouveaux environnements de médialité instaurés par des technologies numériques devenues ubiquitaires.
Simon Jean-Paul ; Tozzi Michel ; Auriac-Slusarczyk
Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire d'automne organisé en octobre 2015 par le laboratoire LiDILEM : "Regards croisés de philosophes, linguistes, didacticiens, psychologues, ergonomes ... sur une discussion à visée philosophique : ''pourquoi on dit : c'est pas juste''" http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc (Lien -> http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc)
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.