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La saga de Mô : Malika
Torres Michel
PUBLIE NET
20,06 €
Épuisé
EAN :9782371775794
Un revenant, Jean Valjean au début des M i s é r a b l e s. Il cheminait, un sac de marin sur le dos et je n'ai pas eu le moindre doute : c'était mon Aristide. Il lui avait fallu des années avant de se repointer à la cabane, une éternité sans nouvelles, et à cet instant j'étais incapable de présumer si ce retour serait un mal ou un bien. En l'espace de six tomes d'une Saga hors normes, Mô a vécu une vie entière de magouilles et de mystères, de road-movies en odyssées mystiques, de plongées en eaux troubles en luttes acharnées contre le crime organisé. Il est resté libre de bout en bout, libre dans sa tête. Mais il est une histoire que la Saga n'a pas encore racontée. Elle se situe entre le troisième et le quatrième tome : Aristide est de retour. Seul ? Non, le fantôme de Malika le travaille. Qu'est-elle devenue, Malika, et pourquoi Mô, d'ordinaire si bavard, garde le silence à son sujet ? Est-il encore envisageable de reformer le trio né dans le deuxième tome ? Une ultime aventure pour clore le cycle avec panache.
Mô a vieilli. Il lui aura fallu vingt ans pour digérer son voyage infernal sur l'étang d'encre. Il se croit pacifié, rangé des voitures, il tisse sa toile, tranquille et sans accroc. Mais dans l'ombre de son paradis, ressurgit sans crier gare la valse des embrouilles. Main dans la main avec une inquiétante chinoise, il rôde et bataille avec des mafieux russes, trafique avec ses vieux copains et sème à tire-larigot des cadavres dans son sillage. Une nouvelle course dopée a l'héroïne qui sent l'amour à mort et la vengeance sauvage.
Résumé : Au bout de la jetée : la fin du voyage, le domaine que j'aurais voulu sans partage, de l'eau, des bêtes marines, des oiseaux et de la sauvagine. Sur cette frontière, un cyclope, le phare des Onglous, veille de son oil rouge le Canal du Midi et mon étang de Thau. Au loin, la colline de Sète allume ses milliers de lanternes et les vagues se brisent à nos pieds sur les rochers. Du haut de mes vingt ans, me voilà chef de bande : à ma gauche Aristide, le géant simplet, qui m'est tombé dans les bras comme un grand gamin quand le vieux Manuel s'est pendu ; à ma droite, Malika, notre lionne boiteuse, notre amoureuse, arrivée sans crier gare et chamboulant notre fragile équilibre. Ça sonne paisible, mais dans la nuit habitée de la lagune, autour de notre cabane de bric et de broc, un monstre rôde et des gamines s'évaporent dans la nature...
La pollution ultime partit simultanément de la lagune de Venise et des étangs languedociens ; cette fois, la malaïgue avait pris le large. La chaleur aidant, elle s'exhala et pénétra partout, s'insinuant par le moindre interstice, envahissant les coins les plus profonds et les plus reculés, les caves, les souterrains, les catacombes, l'intérieur des murs, soupe gazeuse, chaude nourrice des morts à venir. Il faut fuir. Quel monde Mô trouvera-t-il à sa sortie d'asile ? Jusqu'où devra-t-il puiser pour déjouer les pièges de ces étendues post-apocalyptiques ? A bout de ressources, la mort aux trousses, il se résout à abandonner son territoire et se lance dans une course éperdue qui le mènera jusqu'en Espagne, et à Gibraltar...
Résumé : C'est d'abord un chant de retour. Une femme revient sur une île de Bretagne, dans le paysage de mer où elle a grandi. Elle habite sous un phare, et la nuit ravive les fantômes. Entre le pays et soi, désormais, un décalage, par toutes ces années d'Amérique collées sur la peau. Alors lancer des mots à la mer, par petits éclats, comme les messages des sémaphores. Une adresse à un aïeul, un capitaine qui est allé se perdre à l'ouest aussi, longtemps avant. Et le reflux des souvenirs, premières amours, cassures et dérives, pour s'éclairer où il y a eu partage des eaux, entre rester et s'en aller. Tout ce que nous aurions pu faire si nous n'étions pas partis au loin est resté inachevé. Les fantômes ne sont pas des morts, ce sont des vies que nous avons laissées en suspens.
Résumé : La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherchée jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté et élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence. Expérience tendue, qui se fond au pays explore, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilite de celui qui se pre sente a eux. A l'épreuve du réel, et sans plus savoir d'où nous voyageons, la poésie devient son propre rêve. Dans la succession kaléidoscopique des choses vues, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin", laissons le glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante. Car entre l'arborescence des mots et ce qui en eux fait images - qu'elles aient été saisies par la photographie ou simplement perçues comme aux marges de la perception - c'est notre propre expérience qui est convoquée. On reconnaîtra ici le travail de précision que mène Jean-Yves Fick sur son site Gammalphabets.
Résumé : On vit des tourbillons de sable mêlés de feuilles, de branches, d?arbresentiers, puis des blocs de terre, des lambeaux de forêts, puis des bois de Meudon, de Saint-Cloud, de Ville-d?Avray, avec la motte, ceux mêmes de Marly et de Saint-Germain, enfin la plus belle moitié des environs de Paris, traverser les airs et couronner ses ruines.