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Quelle autonomie pour les établissements scolaires ? Réflexions sur la liberté pédagogique dans les
Torres Jean-Christophe
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343022475
En apparence, l'autonomie des établissements scolaires ne semble pas être un sujet problématique, puisque ce concept définit historiquement - depuis le décret fondateur du 30 août 1985 - l'existence même des EPLE : "établissements publics locaux d'enseignement". Les collèges et les lycées de France sont bien "autonomes", ils possèdent une personnalité morale leur permettant de produire des actes administratifs et de conduire des projets. Pourtant, au-delà de cette définition formelle et statutaire, la question se pose authentiquement du contenu de cette autonomie. Les capacités réelles des établissements à faire entendre leurs différences et la spécificité de leurs contextes, les marges de liberté des enseignants à construire des adaptations souvent nécessaires, se heurtent à la réalité d'une situation administrative encore largement centralisée. Le principe d'une universalité du service public éducatif, comme la tradition jacobine propre à notre culture, réduit en effet considérablement la consistance d'une autonomie locale effective : davantage "formelle" que "réelle" dans ses applications. Face à la massification des publics scolaires accueillis dans tous les établissements comme face à la diversité des besoins qu'ils expriment, le défi reste à relever aujourd'hui de produire au niveau de chaque EPLE une réponse pédagogique plus adaptée et plus réactive : pleinement soucieuse des élèves et intégrée à des environnements variés. Définie par l'enquête PISA (2009) comme l'un des éléments qui agit le plus directement sur la réussite des élèves, l'autonomie des établissements scolaires ouvre ainsi des perspectives pour mieux penser l'éducation et redonner du sens à l'action publique.
Le narcissisme s'impose aujourd'hui comme une composante répandue et socialement acceptée de nos traits de caractère. On y décèle même un certain charme, car celui qui s'aime beaucoup a de grandes chances de plaire aux autres : c'est là une évidence que chacun peut sentir. Mais cette caractéristique individuelle est cependant bien davantage qu'une simple coquetterie ou un signe distinctif : elle est la marque fondamentale d'une culture nouvelle et la réalité dominante des sociétés contemporaines. Narcissiques, nous le sommes tous à divers degrés. Ou plutôt, nous avons de très fortes injonctions à l'être, et malheur à celui qui s'en exclut par faiblesse ou modestie excessives. L'avènement de la consommation de masse qui appelle des individus soucieux d'eux-mêmes à s'adonner à leurs désirs, comme la crise concomitante de l'autorité, ont ainsi libéré un amour décomplexé et immodéré de soi-même. Signe des temps, cet attachement est aujourd'hui considéré comme vertueux, soutenu et valorisé en ses multiples manifestations : du culte de l'enfant-roi à la glorification des corps, de l'émancipation des couples à l'explosion des loisirs. Pourtant, cette société des Narcisses ignore l'état réel des fondations sur lesquelles elle marche avec insouciance. Suivant l'analyse freudienne, il s'agit d'abord de cerner le vrai visage d'une telle figure emblématique de nous-mêmes dont les racines plongent dans les profondeurs de l'inconscient. Car si elle connaît aujourd'hui sa consécration culturelle, l'aspiration au narcissisme est inscrite dans le développement même de la vie animique, au point d'avoir toujours constitué un idéal de bonheur perdu pour toutes les civilisations. Accomplissant notre rêve d'enfant, nous sommes désormais livrés à un individualisme sans frein qui en est la manifestation sociale. Mais quelles sont précisément les relations entre le narcissisme de la vie animique et cet individualisme culturel ? A quelles conséquences nous expose la généralisation d'un tel processus psychique, jusqu'alors universellement refoulé ou canalisé par le fait religieux ? Cette réflexion se fixe pour objectif principal de mesurer les enjeux et les implications d'un phénomène en apparence banal, pourtant cause et annonciateur de profonds bouleversements et de tensions culturelles inédites.
Il existe aujourd'hui un malaise enseignant, la crise de l'autorité, la perte d'une référence partagée aux savoirs… sont autant de symptômes d'une transmission éducative désormais problématique. Authentiques cadres de la fonction publique, les enseignants restent à cet égard ignorés dans leurs compétences à assumer pleinement des responsabilités d'ingénierie et de pilotage pédagogique. L'urgence est donc à revaloriser un métier qui est de manière cruciale en perte de références.
Entre les valeurs de l'école et leurs principes de mise en oeuvre, notre système scolaire est parcouru par de multiples contradictions qui, chacune isolément et a fortiori prises ensemble, compromettent gravement les pratiques autant que les décisions éducatives : inclusion scolaire ou logique d'excellence, égalitarisme formel ou " discrimination positive n, laïcité ouverte ou unité républicaine, école pour tous ou méritocratie, autonomie des équipes et des établissements ou universalisme du service public... Ces conflits, divers et tous essentiels, appellent alors à examiner dans son ensemble une éthique scolaire aujourd'hui menacée par autant d'incohérences factuelles, autant de dilemmes qui ne se disent pas au grand jour. Ils invitent enfin à construire une nouvelle théorie du contrat éducatif susceptible de les comprendre et de les dépasser.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.