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Du narcissisme. Individualisme et amour de soi a l'ère postmoderne
Torres Jean-Christophe
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296961944
Le narcissisme s'impose aujourd'hui comme une composante répandue et socialement acceptée de nos traits de caractère. On y décèle même un certain charme, car celui qui s'aime beaucoup a de grandes chances de plaire aux autres : c'est là une évidence que chacun peut sentir. Mais cette caractéristique individuelle est cependant bien davantage qu'une simple coquetterie ou un signe distinctif : elle est la marque fondamentale d'une culture nouvelle et la réalité dominante des sociétés contemporaines. Narcissiques, nous le sommes tous à divers degrés. Ou plutôt, nous avons de très fortes injonctions à l'être, et malheur à celui qui s'en exclut par faiblesse ou modestie excessives. L'avènement de la consommation de masse qui appelle des individus soucieux d'eux-mêmes à s'adonner à leurs désirs, comme la crise concomitante de l'autorité, ont ainsi libéré un amour décomplexé et immodéré de soi-même. Signe des temps, cet attachement est aujourd'hui considéré comme vertueux, soutenu et valorisé en ses multiples manifestations : du culte de l'enfant-roi à la glorification des corps, de l'émancipation des couples à l'explosion des loisirs. Pourtant, cette société des Narcisses ignore l'état réel des fondations sur lesquelles elle marche avec insouciance. Suivant l'analyse freudienne, il s'agit d'abord de cerner le vrai visage d'une telle figure emblématique de nous-mêmes dont les racines plongent dans les profondeurs de l'inconscient. Car si elle connaît aujourd'hui sa consécration culturelle, l'aspiration au narcissisme est inscrite dans le développement même de la vie animique, au point d'avoir toujours constitué un idéal de bonheur perdu pour toutes les civilisations. Accomplissant notre rêve d'enfant, nous sommes désormais livrés à un individualisme sans frein qui en est la manifestation sociale. Mais quelles sont précisément les relations entre le narcissisme de la vie animique et cet individualisme culturel ? A quelles conséquences nous expose la généralisation d'un tel processus psychique, jusqu'alors universellement refoulé ou canalisé par le fait religieux ? Cette réflexion se fixe pour objectif principal de mesurer les enjeux et les implications d'un phénomène en apparence banal, pourtant cause et annonciateur de profonds bouleversements et de tensions culturelles inédites.
Les établissements scolaires vivent depuis plusieurs années des bouleversements inédits. Au cur de ces changements sans précédents, les pratiques d'évaluation occupent une place centrale et leurs enjeux dépassent désormais le strict champ de la pédagogie. Il convient alors d'interroger dans toutes leurs dimensions - administratives, méthodologiques, pédagogiques, politiques… - les aspects d'un tel changement qui modifie en profondeur la gestion de l'école et le regard citoyen porté sur elle.
Il existe aujourd'hui un malaise enseignant, la crise de l'autorité, la perte d'une référence partagée aux savoirs… sont autant de symptômes d'une transmission éducative désormais problématique. Authentiques cadres de la fonction publique, les enseignants restent à cet égard ignorés dans leurs compétences à assumer pleinement des responsabilités d'ingénierie et de pilotage pédagogique. L'urgence est donc à revaloriser un métier qui est de manière cruciale en perte de références.
Entre les valeurs de l'école et leurs principes de mise en oeuvre, notre système scolaire est parcouru par de multiples contradictions qui, chacune isolément et a fortiori prises ensemble, compromettent gravement les pratiques autant que les décisions éducatives : inclusion scolaire ou logique d'excellence, égalitarisme formel ou " discrimination positive n, laïcité ouverte ou unité républicaine, école pour tous ou méritocratie, autonomie des équipes et des établissements ou universalisme du service public... Ces conflits, divers et tous essentiels, appellent alors à examiner dans son ensemble une éthique scolaire aujourd'hui menacée par autant d'incohérences factuelles, autant de dilemmes qui ne se disent pas au grand jour. Ils invitent enfin à construire une nouvelle théorie du contrat éducatif susceptible de les comprendre et de les dépasser.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.