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Cultures & conflits N° 75 : Crises et organisations internationales
Ambrosetti David ; Wasinski Christophe ; Revet San
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296114777
Conflits armés, catastrophes naturelles, crises financières, effondrements étatiques... Les " crises aux formes diverses (et souvent contestées), infranationales, nationales ou internationales, sont aujourd'hui l'objet d'interventions croissantes d'organisations internationales. Pourquoi ces organisations diverses investissent-elles ces " crises " ? Comment se saisissent-elles d'enjeux nouveaux pour consolider ou étendre leurs champs d'action respectifs ? En s'appuyant sur quelles ressources légitimatrices ? Avec quelles contraintes politiques et symboliques ? Ce numéro de Cultures & Conflits entend restituer les résultats de travaux empiriques fondés sur une observation attentive de ces organisations internationales, et des façons dont elles se saisissent de cette catégorie pratique qu'est la " crise ". A travers des situations aussi différentes que les catastrophes naturelles, les conflits armés et la croissance rapide du chômage, les auteurs contribuent à une sociologie des acteurs engagés dans l'expertise et la négociation au sein des organisations internationales, en s'intéressant à leurs routines, aux logiques de division du travail entre organisations et entre catégories de professionnels, à leurs stratégies de mobilisation de leurs pairs. Ils contribuent, ce faisant, à questionner - de façon inductive plus que déductive - les effets d'une telle bureaucratisation internationale sur la composition des jeux d'acteurs en présence et sur la dynamique de leurs relations de pouvoir.
Les entretiens ont été menés par Sergio Rubin, responsable des sujets religieux pour le grand journalargentin Clarín, et Francesca Ambrogetti, journaliste née à Rome, qui travaille notamment pourRadio Vatican.Avec une présentation d'Henri Madelin, ancien provincial des jésuites de France, ancien rédacteur enchef de la revue Etudes, membre de l'Office catholique d'information et d'initiative pour l'Europe.
Jean-Paul II aura marqué la fin du XXe siècle avec un pontificat de plus de vingt-six ans, cent quatre voyages à travers le monde, cent vingt-neuf nations visitées, plus de vingt mille discours. Ardent défenseur des droits de l'homme et du respect de la dignité humaine, il aura passé toutes ces années à dénoncer la misère, l'indifférence des puissants, les totalitarismes. Champion de l'oecuménisme, il rencontrera presque tous les dignitaires religieux de ce monde. Au cours de ses nombreux voyages, le pape fut le premier à assouplir un protocole rigide pour établir un véritable dialogue avec la presse. Très vite, un cortège fidèle de journalistes se forme à sa suite pour l'accompagner dans ses lointains périples. En vol, les échanges sont souvent informels, chacun est libre de poser des questions. Le pontife accueille avec patience et sympathie - souvent, même, affection - ceux qu'il appellera ses "compagnons de voyage". Cet ouvrage offre la retranscription fidèle de ces moments privilégiés pendant lesquels Jean-Paul II se montrait totalement disponible et d'une spontanéité inédite de la part d'un pape. A travers ces conversations marquées par une vivacité et une grande liberté de ton, se dessine le portrait d'un homme chaleureux, fin diplomate et géopoliticien, un esprit original et puissant qui ne craint pas de se confronter à la curiosité des médias et laissera une empreinte profonde à tous ceux qui l'ont approché.
Résumé : Le peintre George Desvallières (1861-1950) est un artiste reconnu et un acteur influent du monde des arts lorsqu'il s'engage dans la guerre en 1914, malgré son âge. Vice-président du Salon d'automne depuis 1903, cet homme de combats oeuvre pour la promotion des artistes d'avant-garde - les fauves et les cubistes lui doivent beaucoup - et pour le renouveau de l'art chrétien depuis sa conversion en 1904. Le commandant du 6e bataillon territorial de chasseurs Desvallières reste quatre ans sur le front des Vosges. Il traverse cette guerre "abominable" et cependant "admirable puisque, tout aussi positivement, on y meurt les uns pour les autres", comme il l'écrit en 1925. L'expérience sera déterminante dans sa vie d'homme et d'artiste chrétien. Construite à partir de la correspondance qu'il a entretenue avec ses proches pendant ces années sombres, cette chronique du front éclaire l'oeuvre à venir du peintre témoin. Sur les lignes, il fait le voeu de consacrer son art à Dieu. Dès son retour en 1918, il montre un univers inextricable aux couleurs de terre, de feu et de mort, où tout saigne, méditation répétée sur le mystère de la Passion assimilé aux souffrances des poilus. Les ténèbres, illuminées par sa foi en la Rédemption. Depuis la parution de George Desvallières et le Salon d'automne en 2003, l'artiste est mis à l'honneur dans les expositions ; Le Christ à la colonne et L'Ascension du poilu sont présentés dans la galerie symboliste du musée d'Orsay depuis 2012. A la veille des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, ce livre offre un éclairage unique sur les grands ensembles peints de George Desvallières dans les années d'après-guerre, nés de la rencontre décisive des champs de bataille, de sa foi et de son art.
Lorsqu'ils traitent des conflits armés et des violences aux conséquences humanitaires les plus graves, tels que ceux qui ont ensanglanté la région africaine des Grands Lacs ou encore la Sierra Leone dès 1990, les décideurs diplomatiques à l'ONU ne sauraient perdre de vue les intérêts des Etats qu'ils servent. Ces intérêts ne peuvent toutefois êtres compris hors des normes partagées par les différents acteurs engagés sur ces dossiers. Construites au fil des pratiques, selon des ressources très inégalement partagées, ces normes fonctionnent comme des balises dans la reconnaissance de l'influence entre pairs et entre partenaires. Si elles facilitent la reproduction quotidienne de l'influence, elles supposent également le risque de discrédit et de déclassement dans les arènes multilatérales. Pour le montrer, le présent ouvrage replace ces diplomates gestionnaires de conflits armés face à leurs " audiences ", et mesure les risques que ces dernières font peser sur eux dans leur travail quotidien. En appliquant aux relations internationales des outils forgés par la sociologie, et fort d'une observation du travail diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU, l'auteur porte un éclairage original sur la prise de décision en politique étrangère, en particulier sur le poids de l'image médiatique et de la politique intérieure au coeur des rivalités diplomatiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.