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Voyageur du livre/2/1981 - 1998 / 1981 - 1998
Topor
CAHIER DESSINE
42,00 €
Épuisé
EAN :9791090875470
Topor, Voyageur du livre est le second tome consacré exclusivement aux dessins d'illustration de Topor. Roland Topor entretenait avec la littérature et l'objet livre un rapport intime et passionnel. À quinze ans, moment où il fait la découverte d'Alfred Jarry, il oriente sa culture : littérature populaire, auteurs surréalistes, polar, science-fiction, humour, poésie, fous littéraires de toutes périodes et de tous pays. Gourmet, Topor savait apprécier les différents degrés de l'ivresse littéraire et bibliophilique ; l'amour du fond et de la forme. Alors qu'il avait commencé par se faire connaître comme dessina- teur d'humour dans une certaine presse : Bizarre, Hara- Kiri? il a simultanément démontré son attachement aux livres. D'un simple frontispice pour le livre confidentiel d'un ami poète à l'illustration des ?uvres complètes à gros tirage, Topor affirme le même génie, créatif et origi- nal, que quand il travaille pour la presse, mais il consacre au livre un soin tout particulier qui le fait entrer dans la famille des grands enlumineurs de textes. Ce livre permet de réunir des dessins très peu connus, parce qu'ils ont souvent été publiés dans des livres de bibliophilie réservés à des collectionneurs, ainsi que d'autres, pour la plupart oubliés, de ses grands tra- vaux d'illustration pour les clubs du livre en Suisse et en France. Plusieurs centaines de dessins sont remis dans leur contexte de publication, permettant ainsi d'embrasser l'originalité de l'?uvre d'un Topor illus- trateur de livres.
Je veille auprès de Suzanne endormie. C'est étrange, sa ressemblance avec mon pied gauche. Je sais bien qu'un pied est un pied, que Suzanne est Suzanne, mais mon pied est plus proche de Suzanne que de moi. J'avais deux pieds. Suzanne m'a pris l'autre, il ne m'en reste qu'un. Je ne suis pas en train de me plaindre, au contraire. Est-ce que je ne donnerais pas mes deux pieds pour Suzanne ? Et puis la souffrance s'est apaisée. Oh, je ne suis pas dupe. Le mieux que j'éprouve est dû au sommeil de Suzanne, je m'en rends compte. N'empêche que j'y gagne. Je respire à petits coups par crainte de la réveiller. Il faut dire qu'elle est exténuée. Il y a de quoi. Comment a-t-elle réussi à supporter mon énorme masse de graisse ? Cela me dépasse. Je ne comprendrais jamais rien aux femmes. Il pleut."
Composé par l'auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor, paru à titre posthume en 2011. Ce recueil de trente-trois nouvelles concentre les thèmes qui lui sont chers : l'aliénation par les choses et l'argent, la déchéance physique, jusqu'au démembrement et au morcellement, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l'auteur.
Résumé : Lorsqu'une petite fille ne parle pas du tout comme une petite fille, il y a de fortes chances pour qu'elle n'en soit pas réellement une. Elle peut être à peu près n'importe quoi, même une maladie, ce qui n'est jamais très agréable. Pourtant, si la maladie est bénigne, on peut s'y attacher et la rendre chronique. Bien sûr, il serait plus sage d'aller consulter un spécialiste, mais lorsqu'on s'y décide enfin, il est souvent trop tard... Moi, j'ai cessé de fumer, mais je ne vais pas mieux.
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.
Résumé : C'est au Japon que Noyau a dessiné ses premiers livres-objets. Dessiné ? Oui, mais avec les doigts trempés dans la gouache noire. Poses érotiques, explosions orales, anales ou génitales, il a fait danser ses personnages sur de grandes feuilles qu'il a assemblées en différents albums. Et chaque album, limité à un exemplaire unique, fut exposé dans une galerie, soigneusement refermé sur une table, pour surtout ne rien donner à voir. Car Noyau, pudique et secret comme tous les excessifs, s'ingénie à tout dissimuler ; mais ses livres s'ouvrent soudain et les voilà qui révèlent le fruit longtemps défendu d'un dessinateur virtuose.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.
Geluck Philippe ; Dehaes Serge ; Procureur Françoi
C'est lui ! Si l'imagination se nourrit forcément du quotidien, celle du Chat et de son créateur, Philippe Geluck, est particulièrement vorace : leurs pensées et aphorismes en strip déshabillent notre bon sens à grands coups d'hilarité. Depuis 1986 et la première version de cet album, leur humour a fait le tour des média (presse, radio, télévision) et a conquis un public toujours plus large.
Vers la fin du deuxième millénaire, rappelons-nous comme le Docteur G avait créé l'émoi dans le monde scientifique en déclarant: "La maladie peut nuire gravement à la santé". Cette parole fit le tour du monde et fut gravée au fronton de nombreux centres hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques. La pertinence des propos de G lui valut de frôler deux fois le prix Nobel, mais, comme souvent dans ce milieu, la jalousie et les intérêts financiers le firent trébucher au pied des marches de l'Académie de Stockholm, pour laisser passer devant lui d'obscurs chercheurs (même pas de chez nous!) dont les noms sont déjà retombés dans l'oubli. Mais peu importe, ignorant ces bassesses peu confraternelles, il poursuit son oeuvre bienfaitrice et généreuse en répondant inlassablement à vos questions. La parution du troisième tome de ses oeuvres constitue un événement majeur car le Docteur G parvient à apporter des réponses à des questions que personne ne se serait même jamais posées.
Le chat le plus paresseux de l'histoire de la BD voit le jour en 78 dans la presse quotidienne et dominicale américaine. Garfield, adulé par son maître, peut savourer tout à loisir le plaisir de ne rien faire ; gras, toujours fatigué, toujours affamé, toujours bavard, il philosophe avec humour sur sa condition féline. En oubliant pas de s'alimenter et de se reposer, bien sûr... Les éditions Bagheera ont édité en 91 un album de Garfield. Dargaud a toutefois récupéré l'exclusivité de cette série.et poursuit l'édition de Garfield à raison de 2 titres par an.