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Le corps en abîme. Sur la figurine et le cinéma d'animation
Tomasovic Dick
ROUGE PROFOND
19,30 €
Épuisé
EAN :9782915083200
Le cinéma d'animation est le résultat toujours surprenant du mélange des techniques graphiques, de l'invention animée et de pratiques culturelles diverses (bande dessinée, prestidigitation, photographie, danse...). Cette hybridité fondamentale se manifeste dans la figurine, transformée en corps inédit. Des Silly Symphonies - les contes musicaux de Walt Disney - aux pâtes à modeler des studios Aardman (Wallace & Gromit, Chicken Run), des poupées de Jan Svankmajer aux images de synthèse (Terminator 2), de la miniature de King Kong aux viandes animées par Manuel Gomez, de Bip-bip et Coyote de Chuck Jones aux personnages de Tim Burton (L'Etrange Noël de Monsieur Jack, Les Noces funèbres), sans oublier les créations de Georges Méliès, Norman McLaren, Ladislas Starewitch ou des frères Fleischer, le corps de la figurine est exemplaire d'un cinéma qui montre la mort au travail, rapproche des univers apparemment incompatibles. Il est juste, alors, d'aborder le discours sur l'animation par son envers ; d'évoquer un art qui triomphe de l'inerte en donnant forme aux fantasmes morbides, en leur prêtant une vie paradoxale.
De l'enfance à l'âge adulte, Marina Tomasic retrace le parcours de son existence pour dévoiler la qualité de sa force morale. Une résilience cathartique essentielle pour conseiller toute personne démunie face aux instabilités de la vie. D'une plume résolue, guidée par un esprit philanthrope, elle dessine le chemin allant vers la Lumière. Une façon pour elle de révéler sa dévotion mais également de nous accompagner dans l'acceptation de soi.
Cet ouvrage posthume - unique en son genre - est le fruit d'une vaste enquête menée sur les représentations des moines et ermites, principalement dans la peinture monumentale, dans les régions de l'Empire byzantin et de sa périphérie, de l'époque paléochrétienne à celle des Paléologues. Svetlana Tomekovic a non seulement visité la plupart des monuments, afin d'analyser les images in situ et de réunir la documentation photographique, mais elle a aussi exploité systématiquement les sources hagiographiques. L'iconographie des saints ermites et moines (portrait, vêtements, attitudes, textes peints sur leur phylactère, etc) est étudiée de façon diachronique; leurs groupements, leurs emplacements dans les églises et, le cas échéant, la représentation des épisodes de leur vie sont attentivement examinés. Ces approches croisées dessinent les temps forts de l'iconographie monastique, notamment aux XIe et XIIe siècles, et éclairent de façon originale un aspect essentiel de la piété et de la spiritualité byzantines. Des fiches hagiographiques et topographiques complètent le texte, outils de repérage qui seront précieux pour les recherches à venir. De nombreuses photographies en couleurs de belle qualité, la plupart inédites et réalisées par l'auteur, et des dessins étayent et enrichissent le texte.
DARK VADOR, Chevalier Jedi et Seigneur Sith, est le personnage central de la célèbre saga cinématographique Star Wars, développée par George Lucas dès 1977. Son apparence effrayante, son charisme intimidant et son terrible destin en ont fait l'une des plus grandes icônes de la culture populaire et l'incarnation du Mal absolu. Mais l'intérêt de la figure réside peut-être davantage dans ses ambivalences. Pour le comprendre, il faut croiser les regards sociologiques et esthétiques, politiques et poétiques, qui permettront de suivre tant le processus de radicalisation spirituelle du personnage que sa métamorphose physique. Dark Vador est un autre Prométhée moderne, une autre créature de Frankenstein, qui transgresse les limites humaines, les lois naturelles et les principes divins. Du jeune et impétueux Anakin Skywalker, dévoré par une colère romantique, au cyborg terrifiant en quête de rédemption, Dark Vador est l'un de nos grands mythes modernes qui raconte autant nos phobies que nos fantasmes contemporains. Car qui n'a jamais été tenté par le côté obscur ? Björn-Olav Dozo enseigne la sociologie des littératures populaires, les humanités numériques et les études vidéoludiques à l'Université de Liège. Il a collaboré à de nombreuses publications sur la bande dessinée et les cultures de masse. Il lui arrive parfois de se déguiser en Wookie ; il grogne alors de joie. Dick Tomasovic enseigne les théories et pratiques du cinéma et des arts du spectacle à l'Université de Liège. Il est l'auteur de nombreuses publications sur le cinéma et la culture populaire, dont Batman, une légende urbaine dans la même collection. Le soir tombé, il construit en cachette une nouvelle Etoile de la mort.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.