Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Désordres créateurs. L'invention politique à la faveur des troubles
Tixier du Mesnil Emmanuelle ; Lecuppre Gilles
KIME
24,99 €
Épuisé
EAN :9782841746668
Au Moyen Age, tant dans le monde islamique que clans l'Occident latin, le désordre politique est pensé en termes négatifs; il ne saurait avoir d'effets vertueux et engendre immanquablement innovations blâmables et diableries. Le terme arabe de fitna exprime lui aussi la violence négative par excellence, celle dont les conséquences se résument à la destruction et à la remise en cause de l'unité de la communauté. Les réalités de la politique sont cependant loin de se conformer aux pieux souhaits des juristes et des lettrés, lesquels martèlent au fil des siècles leur détestation du désordre parce qu'il constitue justement le quotidien des cours. Or c'est souvent lors de ces soubresauts violents que l'histoire est la plus intéressante. Les temps troublés sont l'occasion d'inventer de nouvelles façons de gouverner, témoignant de la constance capacité d'adaptation de la science politique et de ses acteurs. Le désordre, sous ses différentes formes (schismes, sécessions, révoltes, guerres civiles, fitna) transforme les pratiques du pouvoir mais aussi les discours sur ce que doit être le bon gouvernement. Cet ouvrage se propose d'analyser quelques réponses médiévales originales aux situations de désordre, de l'Angleterre à l'Arabie, de la Suède à l'Espagne, du IXe au XVe siècle.
Résumé : L'Espagne, comme la Sicile, est l'une de ces rares terres qui furent un temps intégrées au monde islamique et qui ne le sont plus. Al-Andalus s'est effectivement rétractée comme une peau de chagrin durant les huit siècles de son existence, depuis l'arrivée des conquérants arabo-musulmans au début du VIIIe siècle jusqu'à la chute de Grenade entre les mains des rois catholiques à la fin du XVe siècle. Nous avons voulu interroger la littérature géographique médiévale de langue arabe, afin de savoir si cette discipline, qui se propose, dans le sillon de la géographie antique, de décrire les hommes et les pays, était à même de rendre compte de l'évolution du territoire. Cela nécessite d'analyser le discours même de la géographie, de comprendre ce que les auteurs médiévaux entendaient mettre au centre de leur propos. Or, depuis le tournant de l'An Mil, c'est dans l'Occident du monde musulman que furent composés les traités les plus importants. Du Xe au XIVe siècle, les principaux géographes, dont al-Bakri au XIe siècle et al-Idrisi au XIIe siècle, sont originaires d'al-Andalus ou sont en partie liés à son histoire. Placés aux premières loges, ces géographes ont rédigé des ouvrages décrivant l'ensemble de l'oekoumène, et plus particulièrement le dar al-islam, le domaine de l'Islam, au sein desquels la place dévolue à l'Espagne musulmane diffère sensiblement au gré des contextes. Par-delà les permanences d'un discours visant à affirmer l'intemporalité d'une terre, quelle histoire peut-on faire du discours géographique ? Peut-il rendre compte du recul de l'Islam dans la péninsule Ibérique ? Enfin, que choisissent ces auteurs de privilégier dans le tableau d'une terre dont le nom reste signifiant en Orient comme en Occident ?
Tixier Christiane ; Cabrol Christian ; Constant Ch
Résumé : Un livre gourmand qui nous explique comment le chocolat nous procure autant de plaisir que de santé ! Quelles informations un carré de chocolat fait-il passer à notre cerveau ? Quels effets le chocolat peut-il avoir sur notre santé ? Comment le déguster pour y prendre plaisir ? S'il se penche avec délectation sur les travaux de recherche les plus récents dans le domaine de la santé ou les connaissances historiques... il sait aussi faire surgir en nous l'envie de déguster en sollicitant tous nos sens.
Al-Andalus continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Tour à tour érigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu dont ne subsistent que de délicats palais et l?écho lointain d?un art de vivre disparu, mais aussi en théâtre d?une lutte à mort entre Islam et Chrétienté, elle est l?une des rares terres ayant donné naissance à des mythes aussi riches que contradictoires.Ce morceau d?Europe qui fut à l?Islam a heureusement laissé des textes qu?Emmanuelle Tixier du Mesnil se propose de relire, en regardant plus particulièrement la très riche moisson intellectuelle du XIe siècle, lorsqu?une vingtaine de principautés, les royaumes des Taïfas, se partageaient les lambeaux du territoire califal. Ce temps de tous les dangers, alors que menaçaient tant les rois chrétiens du nord de la péninsule que les guerriers berbères du Maghreb, fut celui d?une grande inventivité politique (l?Espagne islamique expérimentait deux cents ans avant l?Orient la disparition du califat), mais aussi celui d?une très belle floraison culturelle. Pouvoir et savoir nouèrent dans ce théâtre d?exception des liens très solides au cours d?un beau XIe siècle dont il faut restituer le déroulement et la complexe histoire. Les princes andalous firent de la culture un projet politique, un ferment de légitimité, le moyen de la concurrence entre eux, contribuant à fixer pour des siècles l?image d?une péninsule savante.Professeur d?histoire médiévale de l?Islam à l?université de Paris Nanterre, Emmanuelle Tixier du Mesnil est spécialiste de la géographie arabe médiévale et de l?histoire d?al-Andalus. Elle est notamment l?auteur d?Al-Andalus. Anthologie, en collaboration avec Brigitte Foulon, (GF Flammarion, 2009) et de Géographes d?al-Andalus. De l?inventaire d?un territoire à la construction d?une mémoire (Presses universitaires de la Sorbonne, 2014).
La nouveauté de Jean-Christophe Tixier dans la série " Dix minutes " ! La recette du succès ? Des personnages très incarnés, un sujet d'actualité (le réchauffement climatique), un suspense de folie. Les règles du jeu de la peur sont simples. Chaque joueur a dix minutes pour effrayer les autres, le premier qui hurle perd la manche. Tim, Léa, Félix et Jade sont confiants, mais Maho les met K. -O. par surprise. Sa hantise à lui : le réchauffement climatique. Le lendemain, il se rend justement à une manifestation pour la défense de l'environnement. Au milieu de la foule, tandis qu'une action violente se prépare, la peur n'a plus rien d'un jeu d'enfant...
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?