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GEOGRAPHES D AL ANDALUS
TIXIER DU MESNI
PUB SORBONNE
55,00 €
Épuisé
EAN :9782859447793
L'Espagne, comme la Sicile, est l'une de ces rares terres qui furent un temps intégrées au monde islamique et qui ne le sont plus. Al-Andalus s'est effectivement rétractée comme une peau de chagrin durant les huit siècles de son existence, depuis l'arrivée des conquérants arabo-musulmans au début du VIIIe siècle jusqu'à la chute de Grenade entre les mains des rois catholiques à la fin du XVe siècle. Nous avons voulu interroger la littérature géographique médiévale de langue arabe, afin de savoir si cette discipline, qui se propose, dans le sillon de la géographie antique, de décrire les hommes et les pays, était à même de rendre compte de l'évolution du territoire. Cela nécessite d'analyser le discours même de la géographie, de comprendre ce que les auteurs médiévaux entendaient mettre au centre de leur propos. Or, depuis le tournant de l'An Mil, c'est dans l'Occident du monde musulman que furent composés les traités les plus importants. Du Xe au XIVe siècle, les principaux géographes, dont al-Bakri au XIe siècle et al-Idrisi au XIIe siècle, sont originaires d'al-Andalus ou sont en partie liés à son histoire. Placés aux premières loges, ces géographes ont rédigé des ouvrages décrivant l'ensemble de l'oekoumène, et plus particulièrement le dar al-islam, le domaine de l'Islam, au sein desquels la place dévolue à l'Espagne musulmane diffère sensiblement au gré des contextes. Par-delà les permanences d'un discours visant à affirmer l'intemporalité d'une terre, quelle histoire peut-on faire du discours géographique ? Peut-il rendre compte du recul de l'Islam dans la péninsule Ibérique ? Enfin, que choisissent ces auteurs de privilégier dans le tableau d'une terre dont le nom reste signifiant en Orient comme en Occident ?
Martinez-Gros Gabriel ; Tixier du Mesnil Emmanuell
Pour beaucoup d'historiens français, le désordre est créateur de sens. Il n'en est pas de même dans l'Islam traditionnel. Ce dernier rejette le désordre, la fitna en arabe. Une approche quelque peu "malmenée" par les événements de ce printemps 2011. Consacré à l'Islam médiéval, ce numéro réunit des spécialistes de différentes disciplines autour de l'étude de la notion de fitna, évocatrice du désordre politique, principalement dans le monde andalou ainsi qu'en Sicile. Les points de vue adoptés sont multiples, car les auteurs ont fait appel à une vaste documentation, à travers l'étude des historiens, géographes et poètes andalous. Ainsi, au delà des aspects politiques du sujet, ce numéro ouvre de nombreuses perspectives sur la production lettrée des mondes musulmans occidentaux entre le IXe et le XIVe siècle.
Al-Andalus continue de susciter fantasmes, nostalgie et projections de toutes sortes. Tour à tour érigée en haut lieu de la tolérance islamique, en paradis perdu dont ne subsistent que de délicats palais et l?écho lointain d?un art de vivre disparu, mais aussi en théâtre d?une lutte à mort entre Islam et Chrétienté, elle est l?une des rares terres ayant donné naissance à des mythes aussi riches que contradictoires.Ce morceau d?Europe qui fut à l?Islam a heureusement laissé des textes qu?Emmanuelle Tixier du Mesnil se propose de relire, en regardant plus particulièrement la très riche moisson intellectuelle du XIe siècle, lorsqu?une vingtaine de principautés, les royaumes des Taïfas, se partageaient les lambeaux du territoire califal. Ce temps de tous les dangers, alors que menaçaient tant les rois chrétiens du nord de la péninsule que les guerriers berbères du Maghreb, fut celui d?une grande inventivité politique (l?Espagne islamique expérimentait deux cents ans avant l?Orient la disparition du califat), mais aussi celui d?une très belle floraison culturelle. Pouvoir et savoir nouèrent dans ce théâtre d?exception des liens très solides au cours d?un beau XIe siècle dont il faut restituer le déroulement et la complexe histoire. Les princes andalous firent de la culture un projet politique, un ferment de légitimité, le moyen de la concurrence entre eux, contribuant à fixer pour des siècles l?image d?une péninsule savante.Professeur d?histoire médiévale de l?Islam à l?université de Paris Nanterre, Emmanuelle Tixier du Mesnil est spécialiste de la géographie arabe médiévale et de l?histoire d?al-Andalus. Elle est notamment l?auteur d?Al-Andalus. Anthologie, en collaboration avec Brigitte Foulon, (GF Flammarion, 2009) et de Géographes d?al-Andalus. De l?inventaire d?un territoire à la construction d?une mémoire (Presses universitaires de la Sorbonne, 2014).
La nouveauté de Jean-Christophe Tixier dans la série " Dix minutes " ! La recette du succès ? Des personnages très incarnés, un sujet d'actualité (le réchauffement climatique), un suspense de folie. Les règles du jeu de la peur sont simples. Chaque joueur a dix minutes pour effrayer les autres, le premier qui hurle perd la manche. Tim, Léa, Félix et Jade sont confiants, mais Maho les met K. -O. par surprise. Sa hantise à lui : le réchauffement climatique. Le lendemain, il se rend justement à une manifestation pour la défense de l'environnement. Au milieu de la foule, tandis qu'une action violente se prépare, la peur n'a plus rien d'un jeu d'enfant...
Les syndicats sont en passe de devenir des institutions sans base sociale. Ont-ils les ressources suffisantes pour redresser la situation et au prix de quelles mutations ? Une enquête à tous les niveaux de la CFDT qui renouvelle l'étude du syndicalisme en France.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.