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J'étais dans la foule
Tirandaz Laura
HEROS LIMITE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782889551101
J'étais dans la foule", la phrase revient au fil des pages, au gré des mouvements des passants et des passantes. Là où le "je" se perd à imaginer les drames et les plaisirs que cachent les corps anonymes. Paysages de jour et de nuit, habités par ce désir anxieux de multiplicité, par la douceur trompeuse de l'anonymat. Les mots se confrontent à cette ambivalence, subissant cet effet d'attraction ou de répulsion. On s'absente parfois en regardant la circulation lointaine des lumières blanches, des silhouettes brumeuses, dans ces heures d'affluence où les hommes et les femmes se croisent avant de s'éparpiller au hasard des rues. J'étais dans la foule est un recueil qui travaille de manière entêtante autour de ce motif, comme une spirale. Couleurs, animaux, nouvelles du monde lointain, actualités glaçantes, chaque poème joue des contrastes à l'instar de cette foule disparate, qui contraint et échappe, qui inquiète et ravit.
Farrokhzâd Forough ; Tirandaz Laura ; Tirandaz Ard
Résumé : Quel que soit leur âge, il n'est pas rare que des Iranien. ne. s connaissent par coeur des vers de Forough Farrokhzâd. Sa poésie, émaillée d'allusions à sa vie amoureuse mouvementée, à ses aventures ouvertement vécues, échappe heureusement à la mise en scène complaisante du scandale à laquelle aimaient la rabaisser certains de ses contemporains. Croyons à l'aube de la saison froide est le dernier recueil de Forough Farrokhzâd. Publié de manière posthume en 1974, après la mort accidentelle de la poète iranienne en 1967, ce recueil inachevé commence par un long poème qui lui donne son titre. Il met en scène "une femme seule" , hantée par son passé, regardant devant elle cette autre saison de sa vie qui s'annonce. Elle évoque ce réel qui toujours lui échappe, ces relations courtoises et distantes qui ne font que souligner sa solitude. Le "seul et unique ami" , déjà au coeur de son précédent recueil, reste une figure ambivalente, tantôt source de joie et d'espoir pour celle qui l'appelle, tantôt cet adversaire qui la retient "au fond d'un océan" . Les souvenirs d'enfance, chargés de désirs et ponctués parfois de gifles, sont aussi présents dans ces poèmes. Ils sont aussi l'occasion pour Forough Farrokhzâd de se moquer de ses parents, de ses frères et soeurs, de leur comportement égocentrique, autoritaire ou nihiliste, se sentant étrangère à ce qui les préoccupe. Elle préfère contempler ce jardin à la beauté fragile, qui hélas se meurt, tout comme se meurt ce "lien vivant et lumineux / entre nous et l'oiseau" . La poète lutte pour demeurer "l'intime du soleil" , contemplant la lignée sanglante de fleurs à qui elle doit la vie, tiraillée sans cesse par des émotions contradictoires. Cette tension est devenue ici plus douloureuse que celle qui traverse déjà son précédent recueil Une autre naissance (1964) paru aux éditions Héros-Limite en 2021. Le cycle Croyons à l'aube de la saison froide est accompagné par une série d'extraits d'entretiens radiophoniques. Ces enregistrements datant de 1964 ont paru en 1997 à Téhéran, sous le titre Conversations avec Forough Farrokhzâd : Quatre entretiens.
Farrokhzâd Forough ; Tirandaz Laura ; Tirandaz Ard
Quel que soit leur âge, il n'est pas rare que des Iranien. ne. s connaissent par coeur des vers de Forough Farrokhzâd. Sa poésie, émaillée d'allusions à sa vie amoureuse mouvementée, à ses aventures ouvertement vécues, échappe heureusement à la mise en scène complaisante du scandale à laquelle aimaient la rabaisser certains de ses contemporains. Une autre naissance est le recueil le plus célèbre de Farrokhzâd, le dernier publié de son vivant. Avec lyrisme, ses poèmes dénoncent sans fard l'hypocrisie d'une société en quête de modernité factice, porte en éloge les émotions et le ressenti, voix de femme dans un monde qui leur est sourd. Les conflits, les doutes, mais aussi l'élan amoureux en forment le terreau fertile. Ses vers, faisant parfois référence à la poésie persane classique, ont aussi l'allure d'un chant de prisonnière où le désir ne cesse de chercher des brèches, des échappées dans un quotidien oppressant.
Tu comprends pas Dans une semaine je rentre au collège Le collège c'est pas rien Y a des grands partout Des scooters T'as pas un seul prof t'en as plein Même y en a un il t'apprend le physique chimique Paraît c'est vachement dur comme truc Et faut réviser le week-end Plaire aux autres Etre populaire Dans la cour on joue plus on discute C'est comme ça Faut s'y faire T'as intérêt façon T'as intérêt ou tu deviens le bouquet-misère Ouais C'est vraiment pas rien le collège
Inspire? d'un port de Me?diterrane?e, Sillons est une promenade dans une ville, au travers de ses rues, ses places, ses sce?nes de la vie quotidienne. Dans ce poe?me en prose, diffe?rents motifs se croisent et certains personnages reviennent, une femme avec un enfant, une autre qui attend, un homme a? une terrasse. Sillons entraîne le lecteur dans une re?alite? capte?e toute entie?re a? travers la matie?re du corps, des visages et des gestes. Ce pre?sent qui e?chappe et que l'oeil cherche a? de?celer, avec avidite? et inquie?tude, avant que le soir ne tombe. Le poe?me tisse une toile ou? tout est lie? : regard, forme, souvenir et souffle. Un pre?sent englouti par le regret de ce qui n'est plus ou pas encore.
Figure majeure de l?avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d?essais. Malgré l?importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu?outre-Atlantique, peu d?entre eux sont disponibles en français. C?est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd?hui à rééditer dans la collection feuilles d?herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.
Résumé : Lorsque je me mets en route, je n'ai aucune spécialité, je suis dilettante en tout ; j'aime la musique sans être véritablement musicologue, je fais des photographies sans être photographe, et j'écris de temps en temps sans être véritablement écrivain. Je crois que si je devais me prévaloir d'une spécialité, j'opterais pour celle de voyageur. Etre l'oeil ou l'esprit qui se promène, observe, compare et ensuite relate, une sorte de témoin.
Bouvier Nicolas ; Chollier Alexandre ; Dubois Thie
En 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire... On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade. Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natale,