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Armand Barbès. L'indigné permanent (1809-1870)
Tirand Paul
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343081694
Barbès, un exemple ? Mieux que cela, un Homme." George Sand caractérise ainsi celui qu'elle entourait à la fois d'un immense respect et d'une sorte d'affection. Elle savait en effet qu'il avait payé le prix de ses idées républicaines et de sa lutte sur tous les fronts par trente ans de prison et d'exil. Redécouvrir cette figure exemplaire, parfois oubliée, tel a été le but de l'auteur. Il s'appuie sur des documents inédits des Archives de Russie, détentrices d'une richissime collection concernant l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires au XIXe siècle. Les lettres de Barbès à divers correspondants (Etienne Arago, Louis Blanc, Victor Schoelcher et bien d'autres) permettent d'approfondir certains aspects de sa personnalité. S'y ajoutent dix lettres et le texte magnifique d'un Appel au Peuple (novembre 1852), que détiennent les Archives de la Guadeloupe. Le parcours de cette personnalité, née en 1809 à Pointe-à-Pitre, aux attaches audoises (il fut député de l'Aude en 1848), permet de mieux connaître ce XIXe siècle, certes fait d'espérances perdues ou trahies mais aussi d'élaboration et de diffusion des idées républicaines et démocratiques. Barbès en fut un des principaux acteurs. Hélas ! il meurt en exil à La Haye, en juin 1870, deux mois avant la proclamation de cette République qu'il avait toujours appelée de ses voeux.
On sait aujourd'hui l'appliquer en laboratoire puisque, par exemple, les méthodes de cryoconservation utilisées pour congeler embryons et spermatozoïdes consistent, en fait, à les placer en état de vie latente. Bien qu'il soit hautement original, ce problème de biologie n'a encore été que très peu exploré par l'histoire des sciences. Pourtant, les premières observations d'organismes capables d'entrer en vie latente et de " ressusciter " (comme on disait à l'époque) remontent au XVIIIe siècle ; au lendemain des travaux pionniers du Hollandais Antoni van Leeuwenhoeck, elles entraînèrent de houleux débats auxquels participèrent notamment l'Anglais John Needham et l'Italien Lazarro Spallanzani. Les biologistes du XIXe siècle héritèrent des interrogations laissées par ces découvreurs et c'est ainsi qu'Henri Dutrochet ou Claude Bernard, parmi bien d'autres, furent conduits à élaborer une réflexion fondamentale sur la notion de vie. Les mécanismes moléculaires à l'oeuvre dans ce phénomène seront étudiés au XXe siècle, lequel sera marqué, on le sait, par le développement de certaines applications dont l'une des plus remarquables est sans doute la congélation des embryons humains. Etat limite du vivant, la vie latente traverse depuis maintenant trois siècles l'histoire des sciences de la vie. Les questionnements scientifiques et épistémologiques qu'elle provoque, sans cesse renouvelés, sont explorés dans le récit très illustré qu'en donne ici Stéphane Tirard.
Tous les cinéphiles et les étudiants en cinéma rêvent de pouvoir dialoguer avec les plus grands réalisateurs. Trente-neuf cinéastes de toutes nationalités racontent ici leurs méthodes de travail pour le choix du sujet, l'écriture du scénario, le découpage, la direction des acteurs, Les répétitions, l'improvisation, l'organisation du tournage... Répondant aux mêmes questions et se prêtant à l'exercice de La "leçon de cinéma", ils décrivent à l'aide d'exemples concrets le processus de création au quotidien et nous permettent de comprendre en quoi des visions artistiques très différentes appellent des mises en oeuvre tout aussi diverses. Au contraire de bien des ouvrages spécialisés, ce livre ne donne donc pas de recettes toutes faites et prétendument universelles, mais révèle nombre de secrets de fabrication des plus grands réalisateurs, laissant entrevoir qu'en matière de création il n'y a pas de règles ou que tout au plus elles existent pour être transgressées.
L'histoire a retenu qu'Emile Digeon a été, en mars 1871, le chef de la Commune de Narbonne. Mais on savait peu de choses sur sa vie avant et après cet épisode révolutionnaire de huit jours. A la suite de recherches approfondies dans des fonds d'archives publiques et privées, en France et à l'étranger, l'auteur lève le voile sur l'existence romanesque de cet Audois, né à Limoux et mort à Trèbes. Déporté avec son père en Algérie en 1852, il s'enfuit aux Baléares où il épouse à Palma une riche veuve, amie de George Sand et de Chopin, y exerce le métier de banquier et participe en tant que tel au financement du percement du canal de Suez. Revenu en France après un exil d'une vingtaine d'années, il milite dans le mouvement socialiste puis anarchiste en se fixant un objectif précis : l'union de tous les révolutionnaires. Ami de Louise Michel, Jules Guesde, Louis Blanc, il entretient avec eux une correspondance qui revêt un double aspect : politique et intime. Toutefois, il n'évoque jamais ses années d'exil. N'assumait-il pas la contradiction, réelle ou non (au lecteur d'en juger), entre ses activités à Palma de Majorque et son militantisme révolutionnaire ? Une question, parmi d'autres, que pose la vie d'Emile Digeon, mort dans un dénuement physique et matériel, oublié de ses compatriotes. L'itinéraire singulier de cet ardent et intrépide républicain du XIXe siècle mérite qu'il ait été tiré de cet oubli.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.