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Philosophie N° 122 été 2014 : Concepts essentiellement contestés
Tinland Olivier ; Bryce Gallie Walter ; Capdevila
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Épuisé
EAN :9782707323934
Dans un article célèbre, "Essentially contested Concepts" (1956), le philosophe Walter Bryce Gallie se propose d'élargir notre compréhension habituelle des concepts, de leur statut, de leur sens, de leurs usages et de leurs transformations historiques en se focalisant sur l'existence de concepts par exemple, ceux d'"oeuvre d'art", de "démocratie", de "justice sociale" ou de "tradition chrétienne" ayant pour propriété spécifique d'impliquer structurellement des conflits interminables concernant les modalités légitimes de leur utilisation. Loin de ne voir dans la persistance de tels conflits que l'indice d'une simple confusion sémantique ou le symptôme de l'immixtion de composantes irrationnelles (affectives, idéologiques...) dans l'interprétation de ces concepts, Gallie estime qu'il est possible de rendre raison des modalités de leur constitution et de leur évolution, moyennant la prise en compte de leur complexité interne, de leur dimension simultanément descriptive et normative, de leur structure "ouverte" et de leur ancrage dans des traditions historiques relativement homogènes d'utilisation et d'application. Il est dès lors légitime de considérer cette conflictualité interprétative non comme un obstacle à la compréhension du sens de ces concepts, mais comme la voie privilégiée de l'explicitation de leur spécificité sémantique et pragmatique : les concepts essentiellement contestés ne sauraient faire l'objet d'une pure analyse a priori de leurs composantes (supposées invariables et univoques) ; ils ne peuvent accéder à l'intelligibilité que moyennant une analyse u posteriori de l'historicité polémique de leurs usages. L'analyse logique ou grammaticale du langage peut ainsi trouver, dans une philosophie critique de l'histoire qui soit en prise avec l'évolution concrète des pratiques langagières, un complément opportun en vue de mettre au jour les conditions d'explicitation et de contestation du sens de nos concepts et de leurs usages "appropriés". Le présent dossier a pour vocation de présenter les axes majeurs de cette hypothèse théorique, qui a joué durant plus d'un demi-siècle un rôle essentiel dans des domaines tels que la philosophie du droit, la philosophie politique ou l'esthétique philosophique. Une présentation générale de la démarche de W B Gallie, ainsi qu'une traduction de son article de référence sur les concepts essentiellement contestés trouvent leur prolongement dans trois études visant à évaluer la légitimité, la fécondité et l'actualité de cette hypothèse, principalement dans les domaines de la politique et de la religion.
L?oeuvre d?Hegel, l?une des plus représentatives de l'Idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie contemporaine. Réputée d?accès délicat, ce nouveau titre de la collection d?anthologies « Bibliothèque » veut montrer qu?elle n?est pas réservée à une petite élite de spécialistes, mais ouverte à chacun. Grâce à des introductions claires, des mises en contextes et souvent une nouvelle traduction, Olivier Tinland donne à comprendre l?essentiel de la pensée de Hegel en un court volume qui réunit ses textes majeurs, et d?autres moins connus. L'ensemble des domaines philosophiques, la métaphysique et l'ontologie, la philosophie de l'art et de la religion, la philosophie de l'histoire, la philosophie morale et politique ou la philosophie du droit, sont ainsi convoqués dans cette ?uvre monumentale enfin donnée à lire à chacun.
Les études hégéliennes en France ont, depuis les travaux d'Alexandre Kojève et Jean Hyppolite dans les années 40 - 60, connu un renouvellement continu, lié à l'exceptionnelle ampleur et profondeur spéculative de l'oeuvre. Le collectif ici réuni s'efforce en ce sens de refléter cette fécondité critique récente : rassemblant douze textes critiques en partie inédits, Lectures de Hegel offre ainsi le meilleur des acquis de la recherche hégélienne des vingt-cinq dernières années. Le lecteur y découvrira des interprétations maintenant classiques de Hegel (Lebrun, Bourgeois, Geraets, Jarczyk et Labarrière), développées dans les années 70 - 90, ainsi que les approches les plus contemporaines (Osmo, Stanguennec, Mabille, Kervégan, Bienenstock, Renault, Fischbach, Bouton). De surcroît, la structure de l'ouvrage lui fait jouer le rôle d'un véritable manuel introductif à l'oeuvre de Hegel, couvrant les aspects et enjeux fondamentaux (statut de la dialectique, de l'Encyclopédie, de la Phénoménologie de l'Esprit et de la Science de la logique ; pensée de la nature, de l'histoire, de l'éthique ; réception et critique de la philosophie hégélienne...) d'une philosophie qui fut sans doute la plus ambitieuse de l'histoire de la pensée, et qui reste à ce jour un point de référence incontournable. Le volume s'achève sur une bibliographie critique très complète. Enfin, ce volume s'ouvre par la traduction, due à Olivier Tinland, d'un court texte inédit de Hegel, intitulé "Qui pense abstraitement ?".
Contrairement aux méthodologies classiques des exercices philosophiques, ce petit guide n'entend point proposer des conseils généraux et abstraits qu'il incomberait au candidat d'appliquer le moins mal possible en les ajustant (de manière souvent hasardeuse) au contexte concret de la préparation aux concours de philosophie. Il s'agit bien au contraire de partir d'un tel contexte et de ses contraintes spécifiques, afin de proposer, dans un style direct et accessible, une conception résolument pragmatique de la méthode de la dissertation, de la leçon et de l'explication de texte. Plus largement, on entend proposer ici une "boîte à outils" méthodologique permettant de prendre en compte l'ensemble des paramètres et des étapes de la préparation : mise en évidence des réquisits d'un concours de philosophie, organisation générale du travail préparatoire sur les épreuves, prise en compte de la spécificité des épreuves écrites et orales, outils et conseils en vue de la constitution d'une culture philosophique adaptée à sa mise en oeuvre dans les épreuves du concours. Une telle contextualisation de la méthodologie philosophique a pour vocation de donner au candidat une vision réaliste et cohérente de la meilleure manière de réussir les concours de philosophie.
Les espoirs d'un développement économique et social continu et durable, nés de la chute du mur de Berlin, sont déçus. Au lieu de cela, la violence ressurgit au sein des démocraties occidentales, sous des formes anciennes ou nouvelles. Simultanément, le pouvoir de l'Etat, dont pourtant le rôle régalien est de la contenir, s'affaiblit, sous l'effet d'une économie de marché libérée. Cette dernière, de son côté, la justifie, lorsqu'elle ne la promeut pas au travers des nécessités de la guerre économique. Pour résoudre cette contradiction, il faut que soient mieux compris les ressorts de la violence. Les notions de narcissisme des petites différences, introduites par Sigmund Freud, ainsi que de désir mimétique et de bouc émissaire, telles que René Girard les a développées, sont toujours pertinentes. Elles se révèlent d'une grande utilité, à condition toutefois d'éclairer les motivations, profondes, auxquelles elles renvoient ou répondent. Les connaissances scientifiques actuelles nous le permettent. Un nouveau regard devient alors possible, qui permet non seulement de proposer une éthique de la violence, mais aussi de confirmer la responsabilité sociale et politique des acteurs économiques.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
Résumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.