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Lectures de Hegel
Tinland Olivier
LGF
11,30 €
Épuisé
EAN :9782253111290
Les études hégéliennes en France ont, depuis les travaux d'Alexandre Kojève et Jean Hyppolite dans les années 40 - 60, connu un renouvellement continu, lié à l'exceptionnelle ampleur et profondeur spéculative de l'oeuvre. Le collectif ici réuni s'efforce en ce sens de refléter cette fécondité critique récente : rassemblant douze textes critiques en partie inédits, Lectures de Hegel offre ainsi le meilleur des acquis de la recherche hégélienne des vingt-cinq dernières années. Le lecteur y découvrira des interprétations maintenant classiques de Hegel (Lebrun, Bourgeois, Geraets, Jarczyk et Labarrière), développées dans les années 70 - 90, ainsi que les approches les plus contemporaines (Osmo, Stanguennec, Mabille, Kervégan, Bienenstock, Renault, Fischbach, Bouton). De surcroît, la structure de l'ouvrage lui fait jouer le rôle d'un véritable manuel introductif à l'oeuvre de Hegel, couvrant les aspects et enjeux fondamentaux (statut de la dialectique, de l'Encyclopédie, de la Phénoménologie de l'Esprit et de la Science de la logique ; pensée de la nature, de l'histoire, de l'éthique ; réception et critique de la philosophie hégélienne...) d'une philosophie qui fut sans doute la plus ambitieuse de l'histoire de la pensée, et qui reste à ce jour un point de référence incontournable. Le volume s'achève sur une bibliographie critique très complète. Enfin, ce volume s'ouvre par la traduction, due à Olivier Tinland, d'un court texte inédit de Hegel, intitulé "Qui pense abstraitement ?".
Constituer la reconnaissance comme mode décisif de l'accession à la conscience de soi véritable, tel est l'enjeu du présent texte, extrait de la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Dans ces pages difficiles et déconcertantes, où les thèmes dramatiques de la lutte à mort et du rapport de la maîtrise à la servitude s'énoncent dans une prose extraordinairement spéculative et condensée, les thèmes centraux du hégélianisme se dévoilent dans leur plus intime intrication. Le face-à-face des consciences de soi révèle la teneur nécessairement contradictoire et intersubjective de toute quête d'identité ; le combat pour la vie et la mort rend prégnante la nécessaire corrélation de l'affirmation de soi et du risque de sa propre vie ; le rapport de la maîtrise et de la servitude, enfin, souligne avec éclat la fécondité de l'aliénation et de la déprise de soi en vue d'un surpassement authentique de l'existence naturelle. Sur ce chemin semé d'embûches, la mort, la crainte, la jouissance et le travail constituent autant d'étapes ambiguës dans la difficile accession à ce qui deviendra le moyen éminent de la maîtrise véritable : la pensée conceptuelle.
Résumé : On assimile souvent les westerns hollywoodiens à de simples divertissements commerciaux véhiculant les clichés les plus éculés de la modernité américaine. N'est-ce pas réducteur ? Certains westerns ne sont-ils pas d'authentiques "formes de pensée " portant un regard distancié, démystificateur et ironique sur la fondation épique du "Nouveau Monde" ? Dans ce livre captivant, Robert Pippin s'interroge sur l'apport des grands westerns à la philosophie politique. Ceux-ci mettent en scène le grand mythe américain de la conquête de l'Ouest, le passage de la "Frontière" à une vie civilisée régie par l'Etat de droit. Ils donnent à voir les tensions de la modernité sous l'angle de la psychologie politique et proposent un traitement nuancé et critique des grands thèmes de l'imaginaire américain : la vie démocratique, les rapports entre les races, les sexes et les classes sociales dans une communauté nationale, le passage de la domination violente à un gouvernement rationnel et partagé. Par la prise en compte des coûts psychologiques de la transition vers la modernité capitaliste, ils nous invitent à réfléchir aux ambiguïtés du mythe américain.
L'idée d'une subjectivation du sujet — par quoi il faut entendre non pas la constitution de la réalité objective par le sujet mais la constitution du sujet lui-même — est pour le moins ambivalente. Faire droit à un "devenir-sujet" en lieu et place de l'hypostase d'un sujet substantiel et principiel constitue-t-il une véritable rupture avec la métaphysique moderne de la subjectivité, ou faut-il n'y voir qu'un ultime avatar de cette dernière ? Telle est la question qui anime l'ensemble des études ici rassemblées. Il s'agira, d'une part, de s'interroger sur la présence de cette idée au coeur de certaines figures majeures de l'histoire de la philosophie, et, d'autre part, de définir les enjeux de ses usages contemporains dans la perspective d'une critique de la métaphysique de la subjectivité.
Résumé : Bien des lézardes ont depuis quelques décennies fracturé le monde tel que nous l'habitions, structuré par nos représentations, organisé par nos projets, coloré par nos attentes et nos craintes. La contingence et l'événementialité ont resurgi en bien des domaines, appelant une pensée de l'aléatoire, qui s'accommode de la pluralité de systèmes instaurant leur ordre local et précaire dans un univers en expansion... ou déjà explosé. Dans un monde en perpétuelle recomposition, les hommes se découvrent pris entre la turbulence des flux d'où naissent et en lesquels disparaissent des formes provisoires, et la stabilité de systèmes générateurs d'appuis comme de contraintes. La Nature révèle alors, en son improbable complexité, sa fragilité, tandis que l'Histoire s'écartèle entre la montée en puissance d'une technique planétarisée, associée à une économie sans frontières, et le retour de revendications identitaires opposant aux rêves d'universalité la persistance d'oppositions élémentaires, voire archaïques. A nous de choisir notre route vers un avenir riche en possibles - y compris celui de notre autodestruction - et pauvre en repères. Encore faut-il d'abord prendre conscience de cet horizon nouveau, trop souvent abordé à partir de concepts et de schèmes hérités d'un monde forclos.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Résumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
Présentation de l'éditeur Tout semble paisible à B Movie Hell (« L’Enfer du film de série B »). Jusqu’à ce qu’un tueur mystérieux – sous un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge – se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines. Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque… Un thriller drôle et saignant, bourré de références cinématographiques, hommage aux séries B et films d’horreur, par l’auteur de la tétralogie consacrée au Bourbon Kid (Le Livre sans nom, L’Œil de la lune…). Un cocktail explosif et délirant d’humour et de suspense. Stéphane Loignon, Le Parisien magazine.