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Hommes et réseaux : Belgique, Europe et outre-mers. Liber amicorum Michel Dumoulin, Edition bilingue
Tilly Pierre
PETER LANG AG
81,30 €
Épuisé
EAN :9782875740946
Professeur à l'Université catholique de Louvain, historien contemporanéiste reconnu et l'un des principaux spécialistes de la construction européenne, Michel Dumoulin a publié de nombreux ouvrages, issus de recherches individuelles ou collectives : ses travaux constituent autant d'avancées majeures dans la recherche sur l'histoire des relations internationales et de la Belgique contemporaine ou encore celle des Outre-Mers, envisagée dans une perspective résolument transnationale. La diversité dans l'unité, guidée par une insatiable curiosité intellectuelle : dans ce liber amicorum, cinquante-deux auteurs, pour la plupart historiens, ont tenu à saluer les grandes qualités de la carrière de Michel Dumoulin, à travers quarante-neuf contributions. La variété des thématiques, des approches ou des analyses proposées, les réflexions apportées sur l'art de l'histoire et, enfin, les éclairages inédits sur des événements historiques, rendent hommage à un parcours impressionnant, étendu sur près de quarante ans.
Eck Jean-François ; Tilly Pierre ; Touchelay Béatr
Servant d'interface entre les territoires d'Outre Mer et les hinterlands européens, les ports de la Rangée Nord, depuis Le Havre jusqu'à Hambourg, constituent de véritables carrefours cosmopolites chargés d'histoire. Ils suscitent un net regain d'intérêt dans nos sociétés et méritent d'être revisités au plan scientifique. En la matière, les approches comparatives ou transnationales mettant en relation ces différents objets d'études sont encore rares. Prenant en compte la longue période, cet ouvrage permet donc de combler en partie un vide en proposant d'européaniser l'analyse et la perspective. Plaçant les dimensions économique, sociale et culturelle au coeur des dynamiques historiques de ces espaces portuaires, les diverses communications apportent un regard neuf sur les relations étroites entretenues par les ports avec leurs hinterlands au travers des grands fleuves que sont la Seine, le Rhin, la Meuse, l'Escaut ou la Tamise. Comme espaces privilégiés où se développent des voies de communication de toute nature, physique comme humaine, les ports et leurs hinterlands oscillent entre une logique de concurrence et de complémentarité révélatrice de l'intégration complexe et progressive de l'espace européen tout en s'inscrivant dans un concert de plus en plus international au travers de la seconde révolution des transports maritimes au XXe siècle. Une articulation entre les lieux et les espaces, le lien entre les systèmes, les acteurs et les activités et enfin, les représentations, les imaginaires et les connaissances mobilisées par l'objet d'étude sont ainsi proposés dans cet ouvrage. Il invite au travers d'une grande diversité de contributions à ouvrir de nouveaux horizons de réflexion en se tournant depuis le grand large vers l'intérieur des territoires.
Grand séducteur, Tilly observe le XVIIIe siècle en sceptique et en mondain. D'où la séduction, aussi, de ses Mémoires : un charme subtil et ambigu qui est celui des salons de l'époque, des " mots " spirituels et méchants - et d'une société qui se grise de courir à sa propre ruine. Les aventures galantes sont nombreuses. Tilly nous les conte avec verve et n'hésite pas à se montrer lui-même en fâcheuse posture. Aucun document érudit ne vaut ce témoignage sur la cour et le roi, sur Marie-Antoinette et les Polignac, sur Laclos et Rivarol, sur Paris et son peuple, sur l'émigration. Lecture irrésistible : c'est celle d'une époque ; c'est cette jeunesse, cette élégance et ce tourbillon qui ne veut pas finir.
On ne présente plus Pierre Gripari! Si l?auteur des Contes de la rue Broca et des Contes de la Folie Méricourt est mort en 1990, son ?uvre, inscrite aujourd?hui au programme des écoles, ne cesse de rayonner; chaque nouvelle génération continue à s?enthousiasmer pour l?humour facétieux, le sens du rythme et les péripéties inouïes des histoires de ce magicien des mots à l?imagination débordante, devenu sans aucun doute l?un des écrivains préférés des enfants.Lauréat du prix « Jeunes talents » de l?Académie des Sciences, Lettres et Arts d?Alsace, en 2009, Till Charlier, diplômé de l?école de Strasbourg, développe un univers singulier et drôle. Ses illustrations chez Grasset-Jeunesse réalisées pour La Boulangeriede la rue des dimanches, sélectionné pour le prix Tam-Tam Bayard J?aime Lire 2012, ont été saluées pour leur originalité, leur poésie et leur fantaisie.
Charles Tilly Charles Tilly, jeune professeur de sociologie américain, a longtemps enseigné à l'université de Harvard. Il anime aujourd'hui des recherches d'histoire quantitative à l'université d'Ann Arbor (Michigan). Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur la migration des populations et s'est spécialisé dans l'histoire sociologique de la France des XVIIIe et XIXe siècles. Le livre de Charles Tilly renouvelle un des grands problèmes de l'histoire de la Révolution française : les causes de l'insurrection de la Vendée en 1793. L'originalité du travail tient à ce que l'étude est fondée sur la sociologie d'une société paysanne à la fin du XVIIIe siècle. Charles Tilly met en relief le contraste entre deux zones, l'une fidèle à la République, l'autre, foyer de l'insurrection royaliste : d'un côté le Val de Loire, campagne anciennement urbanisée, irriguée par de nombreux contacts économiques et humains dans les villes, pays des petits propriétaires vignerons ; de l'autre, le plateau de Mauges, région d'agriculture retardataire, dominée par le lien seigneurial et dont l'urbanisation par le développement de l'industrie textile est à la fois un phénomène brutal et un acquis très récent à la fin du XVIIIe siècle. C'est dans les déséquilibres nés de cette urbanisation que Charles Tilly voit une des causes essentielles de la crise de ce monde rural.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.