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Théologie systématique. Cinquième partie, L'histoire et le Royaume de Dieu
Tillich Paul ; Gounelle André ; Saint Jean-Marc ;
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204091893
Avec ce cinquième volume se termine la publication en traduction française d'une des oeuvres majeures de la théologie du vingtième siècle. Paul Tillich (1886-1965), théologien et philosophe allemand, réfugié aux Etats-Unis en 1933 après l'accession d'Hitler au pouvoir, devenu américain en 1940, est un penseur original, à la fois ancré dans la tradition et novateur, attentif aux évolutions et aux interrogations de la culture comme aux demandes plus spécifiques des croyants. Sa Théologie systématique présente une synthèse de grande envergure qui recueille un vaste héritage et l'actualise: il repense en profondeur la foi évangélique dans un contexte social et intellectuel très différent de celui où elle est apparue et s'est développée. Dans ce cinquième volume, Tillich développe une réflexion nourrie par ses propres engagements et expériences politiques (son socialisme religieux, sa lutte contre le nazisme). Il analyse les ressorts et les mouvements de l'histoire. Il s'interroge sur ce qui en est la fin, au double sens de but et de terme. Ce que le Nouveau Testament appelle le Royaume de Dieu est présent et agit au sein de l'histoire. Il en indique aussi l'au-delà, avec les notions du jugement dernier et de vie éternelle. La présente traduction a été établie à partir du texte originel, celui de l'édition américaine; elle signale les variantes de la version allemande qui avait été soumise à Tillich. Ce volume se termine par un index général qui couvre les cinq tomes de la Théologie systématique.
Au semestre d'été 1925, Tillich donne à Marbourg son premier cours de dogmatique. Après la rupture de la Grande Guerre, comme les autres théologiens de sa génération, il cherche une voie nouvelle. Le premier défi qu'affronte alors la théologie est celui des sciences historiques, tout spécialement l'histoire des religions. A l'arrière-plan de ce cours, on perçoit clairement les questions posées par Harnack (L'Essence du christianisme) et par Troeltsch (L'Absoluité du christianisme). Mais on sent aussi le nouveau défi du courant existentialiste, alors représenté à Marbourg par Heidegger et Bultmann. On peut comprendre dans ce contexte le sens paradoxal de la première thèse qui détermine tout le reste : " La dogmatique est un discours scientifique qui traite de ce qui nous concerne inconditionnellement. " Le manuscrit de ce cours de 1925, écrit d'une seule traite, a été retrouvé dans les Archives Tillich de Harvard et édité en 1986 par Werner Schüssler. La traduction française est précédée d'une introduction qui situe l'ouvrage dans son contexte et en dégage les grandes orientations. Elle est suivie d'un index analytique très élaboré qui indique, pour chaque notion importante, l'expression allemande sous-jacente au nouveau texte français.
Quatrième de couverture La première partie de ce recueil contient des documents autobiographiques de Paul Tillich. tout spécialement les deux autobiographies de 1936 et de 1952. Dans la première. il se présente comme situé aux frontières de la religion et de la culture, de la théologie et de la philosophie, de l'idéalisme et du marxisme, etc. La seconde procède chronologiquement. selon les moments marquants de sa vie les premières années. les années d'avant-guerre (1914), les années d'après-guerre, et les années d'Amérique à partir de 1933. Les deux textes visent avant tout la présentation des principaux écrits de l'auteur, en les situant dans leur contexte historique, culturel et biographique. La deuxième partie du recueil contient en version française la biographie de Tillich par Renate Albrecht et Werner Schüssler. À travers les différentes étapes de la période allemande (1886-1933) et de la période américaine (1933-1965), ces deux spécialistes de l'oeuvre de Tillich s'attachent à dégager la personnalité de l'auteur, telle quelle se forge et s'exprime dans les différentes situations de sa vie. Cette biographie se distingue des autres en ce quelle se fonde à chaque pas sur des documents biographiques de première main, tout spécialement une abondante collection de lettres (de Tillich et à Tillich) demeurées inédites. Ce volume vient ainsi combler un manque dans la littérature francophone sur Tillich celui dune introduction biographique à son oeuvre. Et cette introduction prend place elle-même dans la collection des « uvres de Paul Tillich », étant constituée presque entièrement de documents biographiques émanant de l'auteur.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.