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La bienheureuse Alix Le Clerc
Tihon Marie-Claire
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204075909
En plein XVIIe siècle, Alix Le Clerc (1576-1622) relève le défi formidable d'être à la fois religieuse et plongée dans le monde. Sous la direction spirituelle de son ami Pierre Fourier, qui encourage ses audaces éducatives, elle fonde la Congrégation Notre-Dame, implante des écoles pour filles, instruit les enfants " tant riches que des pauvres ", ensemble, gratuitement, trois siècles avant Jules Ferry. Mystique doublée d'une femme d'action, elle se révèle, dans la Relation de son itinéraire spirituel, digne des plus grandes figures spirituelles, à la manière d'une Thérèse d'Avila. L'?uvre de celle qui fut béatifiée en 1947 se poursuit avec fécondité aujourd'hui. Les Éditions du Cerf publient en même temps la Relation autobiographique d'Alix Le Clerc, qui recueille les écrits spirituels de cette amoureuse du Christ et du prochain.
Trop souvent encore les rapports de sexe sont considérés comme un sous-champ particulier de la sociologie alors qu'ils traversent l'ensemble de la discipline puisqu'ils interviennent dans tous les domaines vie la société. Afin de l'établir, il ne suffit plus de sert tenir à la notion de rapports sociaux de sexe qui, le plus généralement, est utilisée pour faire apparaître l'asymétrie entre les sexes à l'égard du travail, incluant le travail domestique. Le débat autour de la parité politique, dont la France n'a pas le monopole, a imposé la réflexion sur les rapports politiques de sexe. Cette réflexion ne peut être déliée de la prise en considération de la révolution qui s'est produite dans les rapports entre les sexes depuis une trentaine d'années: dorénavant, avec la reconnaissance par la loi et par la société du droit des femmes à contrôler elles-mêmes leur fécondité, elles ne sont plus marquées par les " déterminations de leur sexe ", elles intègrent la catégorie de l'" individu abstrait " . Il devient alors visible que le peuple est composé de deux catégories sexuées instituées par l'état civil. Aussi la notion de sexe est-elle plus utile à l'analyse que celle de genre. A partir du moment où il est formellement admis que chaque femme, comme chaque homme, peut prétendre " mon corps m'appartient ", les rapports entre les sexes empruntent le registre du différend plutôt que celui de la différence: les femmes ne sont plus victimes, elles sont plaidantes; elles instruisent le procès de la démocratie moderne qui les a tenues à distance du principe " tous les hommes naissent libres et égaux en droits ".
Ce livre résulte d'une réflexion sur les systèmes d'information mis en œuvre par les entreprises. Sur leur efficacité, mais aussi sur les limites qu'il faut connaître pour mieux adapter les nouvelles technologies aux réalités sociales de toute organisation. Il est construit à partir de la métaphore des " attracteurs informationnels ", en distinguant bien l'information formelle, et l'information informelle qui tire son efficacité de son statut même de connaissance implicite. La performance d'une entreprise résulte autant de la cohérence entre ces deux attracteurs que de la pertinence technique de son système d'information. Ce livre apporte donc une vision entièrement nouvelle en mettant l'accent sur les aspects sociaux et culturels dans un domaine où la plupart des approches privilégient exclusivement les procédures techniques informatiques.
La notion de conscience phonologique prend une place grandissante dans l'étude de la lecture et, plus particulièrement, dans son apprentissage. Mais qu'est-ce que la métaphonologie ? En quoi cette notion est-elle utile dans le cadre de la prise en charge de la dyslexie ? Et pourquoi son entrainement peut-il avoir un impact sur l'apprentissage de la lecture (et, par conséquent, de l'orthographe) ? Cet ouvrage démontre l'importance de l'entrainement métaphonologique (basé sur la manipulation des sons) en tant qu'outil de prévention et de soutien. Véritable outil d'apprentissage de la lecture et de rééducation, il propose : une trentaine d'activités (individuelles, en groupes et coopératives) ludiques et adaptées à l'évolution et aux difficultés de l'enfant ; le matériel nécessaire à la construction des jeux proposés (planches de jeux, pions, illustrations...) ; l'explication des notions théoriques sous-jacentes ; un accès au site internet www.metaphonologie.deboeck.com qui complète cet ouvrage avec une série d'exercices interactifs et des documents utiles tels que l'API (Alphabet Phonétique International). Ce livre s'adresse à toute personne impliquée dans l'apprentissage de la lecture : les enseignants des 2e et 3e cycles (enfants de 5 à 9 ans) et de l'enseignement spécialisé, les logopèdes (orthophonistes)
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.