L'employabilité est de plus en plus présente dans le langage médiatique, politique, syndical ou patronal. Favoriser, améliorer, développer l'employabilité est devenu un leitmotiv des politiques de l'emploi françaises et européennes, une incantation des employeurs, un objectif prioritaire des conseillers de Pôle emploi et un devoir assigné aux chômeurs et aux salariés. Déjà présente dans les années 1920-1930, la référence à l'employabilité est aussi réactualisée par nombre de chercheurs en gestion, en économie et en sociologie, mais aussi en droit, en science politique et en sciences de l'éducation. Comment cette notion a-t-elle été construite ? Par qui et dans quels contextes sociaux ? Quels sens lui donnent ceux qui l'utilisent et à quelles fins la mobilisent-ils ? Au-delà de ces questions, l'ouvrage interroge les usages sociaux de l'employabilité en montrant comment se référer à cette notion affecte les politiques publiques, le recrutement, la formation et l'insertion dans l'emploi, l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Les auteurs interrogent en outre la portée symbolique et la pertinence scientifique de la notion d'employabilité en discutant son utilité pour comprendre le fonctionnement de l'emploi. Ils montrent que cette notion conduit fréquemment à rendre les chômeurs et les personnes mal insérées dans l'emploi responsables de leur situation. Si ce terme polysémique peut recéler plusieurs usages, dans le contexte de chômage massif structurel et compte tenu du fonctionnement de l'emploi, raisonner en termes d'employabilité apparat finalement plus illusoire qu'opératoire. Cela risque d'enfermer dans un double piège : stigmatiser les chômeurs et persister dans les politiques d'emploi sans résultats face au chômage. Sans modifier les modalités d'usage de la main-d'oeuvre, sans augmenter d'une façon ou d'une autre le nombre d'emplois, prétendre améliorer l'employabilité de chacun risque d'avoir pour effet de modifier l'ordre de la file d'attente et d'aggraver l'individualisme et la concurrence au sein du salariat.
Tiffon Jean ; Guillot Mathieu ; Kempler Sylvie ; P
Résumé : Vous aimez voyager... mais vous aimez aussi manger ! Vous êtes un food trotter et ce livre est fait pour vous. Choisissez parmi ces 9 destinations : Rome, New York, Berlin, Tokyo, Istanbul, Barcelone, Londres, Lisbonne ou Marrakech et partez pour un voyage gustatif. Dans chaque guide, vous trouverez une présentation des produits culinaires typiques de la ville et les adresses pour les déguster sur place ou en revenant de voyage (si vous parvenez à patienter). 1 carnet de voyage pour se souvenir des meilleurs moments.
Résumé : Cette nouvelle formule des guides Evasion vous invite à voyager autrement. Guidé par nos auteurs, experts de chaque destination, vous partirez à la découverte des plus beaux lieux, en prenant le temps d'explorer des régions moins connues, en séjournant dans nos adresses coups de coeur ou en testant de nouvelles activités en lien avec la culture du pays. Dans ce guide Sicile, nos auteurs vous proposent de découvrir en profondeur ce qui fait l'identité de cette île méditerranéenne : temples antiques et villes baroques, réserves naturelles et villages de pêcheurs, les mythiques Palerme et Syracuse, sans oublier le caractère volcanique du territoire, de l'Etna aux îles Eoliennes. - Des circuits sur mesure, adaptés à la durée de votre séjour et de vos envies, ainsi qu'un circuit en train, pour prendre le temps de voyager sans voiture. - Les adresses coups de coeur de nos auteurs : chambres d'hôtes dans des palais, fermes-auberges au milieu des oliviers, restaurants de poissons, pâtisseries et céramistes. - Des randonnées pour découvrir la réserve du Zingaro, parcourir les massifs des Madonie et des Nebrodi entre arbres géants et cascades, et partir à l'ascension de l'Etna ou du Stromboli. - Une sélection des plus belles plages, criques intimes ou étendues de sable doré. - Toutes les activités pour profiter de votre voyage : excursions en bateau, sorties plongée, balades culinaires sur les marchés...
Les humains ont pris une place spécifique dans le monde du Vivant. Ils sont acteurs de leur évolution, capables d'adaptation rapide aux changements des environnements extérieurs et intérieurs. L'objet de cette recherche résonne avec les nombreuses préoccupations actuelles sur l'origine de l'humanité. En puisant à différentes disciplines (anthropologie culturelle, sciences des organisations, linguistique), il s'agit de comprendre comment ils ont procédé. Ils ont ouvert les codes du Langage et de l'Organisation sociale et construisent en permanence un méta dispositif d'intelligence collective : le Culturel. Celui-ci conjugue analyse, communication et mémoire partagées, création de sens et organisation du vivre ensemble. A l'intermédiation par les sens s'ajoute l'intermédiation par le sens, entre soi, les autres et l'univers. La dynamique est assurée par un système d'échanges qui distribue les rôles entre l'individu et le groupe. L'humanité est ainsi en mouvement continu. Son évolution est incrémentale avec des régressions, des emballements, des ruptures.
Souffrance, stress, burn out, risques psychosociaux... Quel que soit le vocable retenu, les témoignages de salariés faisant état d'une montée en puissance de la pénibilité mentale du travail se multiplient depuis deux à trois décennies. Ce livre analyse ce phénomène à travers le cas de cadres, chercheurs dans l'industrie. Il montre la façon dont les organisations contemporaines du travail créent des disjonctions, des écarts, qui se creusent et que les salariés peinent de plus en plus à combler, entre ce qu'ils attendent de leur travail et ce qu'ils en retirent, concrètement, en termes de reconnaissance et de valorisation de leur engagement ; ce qu'ils voudraient faire et ce qu'ils font, en termes de contenu et de finalités de leu activité ; ce qu'ils estiment nécessaire et ce qu'ils ont, en termes de moyens et de conditions de travail. Ce qu'il faut soigner, en somme, ce ne sont pas les individus, mais le travail concret : la façon dont il est organisé, managé, reconnu, mutilé par l'emprise du travail abstrait. L'ambition de cet ouvrage est de remonter à la racine de ce problème social, en montrant les mécanismes, souvent imperceptibles, qui sont au fondement des maux dont souffrent aujourd'hui nombre d'hommes et de femmes en raison de leur activité professionnelle.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.