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Sergio Leone
Thoret Jean-Baptiste
CAH CINEMA
7,95 €
Épuisé
EAN :9782866424855
Le nom de Sergio Leone est attaché au western, version italienne, à qui il donna ses lettres de noblesse. Sortis dans les années soixante, Il était une fois dans l'Ouest, Le Bon, la Brute et le Truand ou Pour une poignée de dollars sont des films universellement connus, toutes générations confondues, qui influencent aujourd'hui encore de grands cinéastes américains tels Francis Ford Coppola, Martin Scorsese ou Quentin Tarantino, et au-delà même du cinéma les images de la bande dessinée ou de la publicité. Clint Eastwood, cigarillo coincé entre les dents et poncho défraîchi sur les épaules, est devenu une icône et les ritournelles entêtantes d'Ennio Morricone sont aujourd'hui des classiques. Leone, styliste brillant dont on reconnaît chaque plan, est le créateur d'un univers ludique et violent où les chasseurs de primes, volontiers picaresques, s'affrontent dans des duels filmés comme des opéras lyriques. La critique n'a longtemps vu en lui qu'un formaliste surdoué, voire le profanateur d'un genre sacré, le western. Il est aujourd'hui considéré comme l'artisan de son second souffle, revisitant et revivifiant ses codes et sa mythologie. A la fois grands films populaires et véritables leçons de cinéma, les films de Sergio Leone sont de ceux qui réconcilient le grand public avec le cinéma d'auteur. Biographie: Jean-Baptiste Thoret dirige la revue Panic. Il est critique de cinéma à Charlie Hebdo et collabore a l'émission Mauvais Genres sur France Culture. Il est l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma, dont Le Cinéma américain des années 70 (Cahiers du cinéma) et 26 Secondes, l'Amérique éclaboussée (Rouge profond), consacré à l'influence de l'assassinat de J. F. Kennedy sur le cinéma américain.
A la fin des années 60, le succès de Bonnie & Clyde d'Arthur Penn et d'Easy Rider de Dennis Hopper révèle l'existence d'un public jeune, exigeant, politisé par la guerre du Vietnam et souvent engagé dans les mouvements contestataires. Le moment est venu pour une nouvelle génération de prendre d'assaut la citadelle hollywoodienne. Débute alors un moment de grâce du cinéma américain, un nouvel âge d'or baptisé le "Nouvel Hollywood". Pendant une dizaine d'années euphoriques, de jeunes cinéastes, acteurs et producteurs réalisent des films audacieux, porteurs d'une vision du monde radicalement neuve parmi lesquels Little Big Man, La Horde sauvage, Une femme sous influence, Voyage au bout de l'enfer, Macadam Cowboy, Taxi Driver, Apocalypse Now, Phantom of the Paradise, Délivrance, Rosemary's Baby. Le Cinéma américain des années 70 constitue un guide précieux sur une période cinématographique prolifique et protéiforme. Organisé de façon chronologique et thématique, écrit dans un style vif, il aborde les thèmes communs qui se dégagent des films américains de cette décennie : irrespect des règles classiques de la narration, sympathie pour les marginaux, rapport frontal au sexe et à la violence, méfiance vis-à-vis de toutes les formes d'autorité. Les spectateurs reconnaissent une part d'eux-mêmes chez une nouvelle pléiade d'acteurs comme Robert De Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Faye Dunaway, Gena Rowlands, Jane Fonda ou Diane Keaton. Une génération montante de cinéastes cinéphiles, influencés par les nouvelles vagues des années 60, prend en main les rênes des studios, manifestant une liberté créatrice jamais atteinte jusqu'alors. Ils s'appellent Francis F. Coppola, Brian De Palma, Martin Scorsese, William Friedkin, Hal Ashby, Michael Cimino.
Le cinéma est un art populaire, aisé à diffuser et qui rassemble le plus large des publics. A l'heure des sorties de films mondiales, de l'explosion des dessins animés familiaux destinés aux enfants comme à leurs parents, le cinéma semble moins élitiste et moins codifié que les autres formes de la création contemporaine. Pourtant, les grands réalisateurs font sans cesse référence à leurs aînés, aux chefs-d'oeuvre qui les ont marqués, revendiquent une esthétique. Ce guide richement illustré propose d'analyser des oeuvres plus complexes qu'il n'y parait. Il s'adresse au cinéphile autant qu'au néophyte, pour comprendre les origines du cinéma, ses nouveaux courants et les tendances de demain.
Résumé : "L'air est connu, Assault on Precinct 13 : la revanche des minorités ethniques. The Fog : Contre l'Amérique qui refoule son Histoire honteuse. New York 1997 : Contre l'Amérique sécuritaire. Halloween : Contre l'Amérique des banlieues bigotes. They Live : Contre l'Amérique reaganienne. The Thing : Contre l'Amérique paranoïaque des années guerre froide et SIDA... Tout cela est juste, irréfutable, et Carpenter lui-même a encouragé ces lectures, surjouant parfois le rôle de l'insurgé en son propre pays au moment de la promotion de ses films, tant il avait compris que cette posture critique valait pour nous laissez-passer. Mais en réduisant ainsi ses films à de simples fables politiques sans les mettre en regard de leur point aveugle (n'y-a-t-il pas un autre Mal que les maux sociétaux ? ), on manque ce qui constitue, je crois, le coeur battant de ses films, et ce qui fonde leur profonde originalité à l'intérieur de l'écosystème hollywoodien des années 1970 et 1980, et en particulier du cinéma dit " d'horreur " dont il fut idéologiquement à contre-courant. Car quoi qu'on pense, quoi que Carpenter lui-même en dise, sa croyance en l'existence d'un Mal à l'état pur appartient à un imaginaire religieux, puritain même, à priori incompatible avec l'image de cinéaste agnostique qu'il s'agissait de fabriquer au moment de son retour en grâce, à partir de la fin des années 1990. Or tout John Carpenter tient dans cette ambivalence, dans ce conservatisme critique qu'il faut accepter de prendre en volume, par tous ses côtés en même temps : l'angle puritain et l'angle métaphysique, l'angle réactionnaire et l'angle critique, l'angle ontologique et l'angle politique ". JBT Jean-Baptiste Thoret a commencé son travail d'auteur en consacrant au cinéaste sa première monographie en 1998 (avec Luc Lagier) : " Mythes et Masques ". 27 ans et quinze livres plus tard, le réalisateur de " We Blew it ", figure incontournable de la cinéphilie contemporaine, revient sur l'un des totems de sa jeunesse : John Carpenter, une passion fondatrice et une matière toujours vivante. Comment revoir, en 2025, les films d'un cinéaste qu'on a tant aimé ? Y découvre-t-on autre chose que ce qu'on y avait déjà vu ? Et si les films eux-mêmes changeaient à mesure que notre regard change ? Dans cet essai, l'auteur de "Qu'elle était verte ma Vallée" revient sur l'origine de sa cinéphilie et arpente la filmographie d'un créateur de mythes intemporel ; en nous invitant à voir et à revoir autrement un cinéaste dont l'héritage n'a pas fini de rayonner sur l'histoire des formes.
Avec Suspiria, en 1977, Dario Argento marque une étape fondamentale dans l'histoire du cinéma fantastique. Il a depuis réalisé le deuxième volet, Inferno (1980) puis conclu sa "trilogie des mères" avec La Terza Madre (2007). Des cinéastes, et non des moindres comme John Carpenter et Brian De Palma, avouent leur admiration pour lui et de nombreux amateurs lui vouent une sorte de culte. Italien, fils d'un producteur et d'une photographe, d'abord critique de cinéma, il coécrit le scénario de Il était une fois dans l'Ouest au moment où les genres hollywoodiens moribonds viennent chercher en Italie un second souffle. Depuis son premier film en 1969, L'Oiseau au plumage de cristal, il a principalement ?uvré à l'intérieur d'un genre, le giallo, récit criminel où la violence se teinte de sadisme, et caractérisé par des codes immuables, connus du spectateur qui vient y chercher des sensations fortes et jouir pleinement de sa peur. Mais loin de rester confinée à l'intérieur de ces frontières, l'?uvre d'Argento, au confluent d'influences multiples, tant de la peinture maniériste, de l'art baroque que des nouvelles vagues européennes, constitue une synthèse entre la modernité et le cinéma de genre. De la modernité, il a su tirer une audace formelle, le goût de l'expérimentation; du cinéma de genre, il a conservé les personnages, criminels, victimes, enquêteurs, et les récits à base de complots occultes et de rituels sanglants. Argento a le goût de la greffe et du métissage entre matières nobles et triviales. Chez lui, l'opéra côtoie le roman-photo entre chef-d'?uvre et chromo. La beauté des films d'Argento ne tient qu'à un fil, à condition que le spectateur croie ce qu'il voit, qu'il accepte que ses sens prennent le pas sur la raison. Alors, un monde nouveau et enchanteur prend naissance, le réel révèle une part d'énigme, le spectateur plonge au c?ur d'un cauchemar métaphysique. Biographie: Jean-Baptiste Thoret dirige la revue Panic. Critique de cinéma à Charlie Hebdo et collaborateur à l'émission Mauvais Genres sur France Culture, il est l'auteur de plu-sieurs essais sur le cinéma, dont Le Cinéma américain des années 70 (Cahiers du cinéma) et 26 Secondes, l'Amérique éclaboussée (Rouge profond), consacré à l'influence de l'assassinat de J. F. Kennedy sur le cinéma américain. Il a réalisé un documentaire sur Dario Argento: "Soupirs dans un corridor lointain: les songes de Dario Argento" (2001).
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.